AC/DC : « Ballbreaker » (c) 1995

AC/DC : « Ballbreaker » (c) 1995

Ballbreaker
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Publié: 26/09/1995
Le chant du cygne .. voilà ce que représente pour moi ce magnifique album des australiens, un disque absolument magistral d’un groupe qui, revigoré par le retour de Phil Rudd derrière les futs, c’était senti pousser des ailes et faisait un retour vers la passé salvateur avec le plus bon scottien des albums avec Brian Johnson au chant, avec un retour en force du hard blues lumineux et crasseux qui les avait fait connaître .. mais avec une pincée ici et là de « Back In Black ». Et oui, carrément vous pourrez vous étonner … mais c’est bien ce qu’il ressort de cet opus au travers de ses 11 pistes inspirées (ici aucune baisse de régime, aucun titre de remplissage …..11 titres excellents …une grande différence par rapport à ses prédecesseurs des 14 années le précédant).
Et pour parfaire le tout, Rick Rubin offrait à AC/DC un son parfait que le groupe n’aurait jamais du abandonner : naturel, non métallique comme pouvaient l’être ses prédécesseurs, dépouillé et d’une grande clareté, à tel point qu’on a l’impression d’avoir le groupe dans notre salon et ayant alumé leurs Marshalls et balançant leur riffs. On était très loin du son surproduit au possible et froid de « The Razor’s Edge » … ici tout semble organique privilégiant la dynamique, le touché des musiciens et dépourvu de tout artifice inutile … avec une volonté de favoriser le feeling et l’essence blues première des morceaux.
Je pourrais faire un titre par titre … mais à quoi bon tellement chaque titre est un joyau .. comme les frères Young n’en avaient plus composé dans ce style depuis …très longtemps, la fin des 70s ou du mythique « Back In Black ». On retrouve d’un côté des titres accrocheurs fantastiques comme « Hard As A Rock », « The Furor », « Burnin’Alive », « Whiskey on the Rocks » ou le très réussi « Hail Caesar », de l’autre des brûlots énervés comme « Ballbreaker » rappelant l’époque « Let The Be Rock » ou le remuant « Caught with Your Pants Down », puis au millieu des blues vicieux et coquins comme ce « Cover You In Oil » aux paroles salées ou ce fantastique blues lent « Boogie Man » digne des meilleures pépites des 70s du groupe, avec un Angus en transe sur ce solo magnifique tout en feeling. Et le gros plus de ce disque est bien sûr le groove insufflé aux 11 titres par Phil Rudd véritable pièce centrale d’ AC/DC et qui manquait à ses prédécesseurs/successeurs (sic) .. Il arriverait à faire swinguer un grille pain celui là !
Un mot aussi sur cette pochette sublime avec cette photo d’Angus qui m’avait parlé immédiatement au moment de la sortie du disque, car elle avait été utilisée en 1981 ou 1982 comme couverture d’un Rock’n’Folk ..et je l’avais vu trainer chez nous, acheté par ma soeur à l’époque. De plus pour la première fois, le groupe offrait à ses fans un livret riche avec des dessins comics illustrant chaque titre .. .vraiment magnifiques !
Ce 13ème album d’AC/DC avait fait un bien fou au groupe dont le succès explosait de nouveau en Europe où le groupe allait rejouer dans les salles immenses et les stades, atteindre des niveaux de ventes de disques jamais atteintes depuis le début des 80s (« Ballbreaker » fut certifié platine en France pour plus de 300.000 exemplaires vendus) et également un bien fou aux fans qui retrouvaient LEUR AC/DC, déjà dans le line-up identique à celui de 1980/1982 et aussi dans cette musique sur laquelle l’ombre de Bon Scott plane pour notre grand plaisir.
Oui « Ballbreaker » est un chef d’oeuvre, je n’ai pas peur de l’écrire, un disque qui me procure un bien fou à chacune de ses écoutes, qui me fait taper pied sur chaque titre. Le dernier grand disque du groupe et l’un de leurs meilleurs, à ranger aux côtés de « Let There Be Rock », « Highway To Hell » et « Back In Black ».

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