AC/DC : « Power Up » (c) 2020

AC/DC : « Power Up » (c) 2020

Power Up
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Publié: 13/11/2020
Il y a plusieurs façons d’aborder la sortie du 17ème album d’un groupe ayant une carrière de 47 ans et ayant toujours joué à peu de chose près la même musique, un hard rock blues simple mais d’un efficacité redoutable mais aussi responsable d’une 1ère partie de carrière irréprochable avec une série d’albums de légende … mais la meilleure et la plus sage est certainement de prendre ce disque pour ce qu’il est …. un sacré bon recueil de rock burné avec un groove insufflé par un batteur véritable garant de la marque rythmique du groupe, un chanteur à la gouaille unique complété d’un swing toujours aussi sexy, un guitariste aux soli inimitables et aux riffs efficaces dictés par son défunt frère ainé . Les acteurs ce cette mise en scène sont bien évidemment Phil Rudd, Cliff Williams, Brian Johnson, Angus Young et Stevie Young d’AC/DC et l’album « Power Up » sortant dans les prochains jours.
Si vous attendez (encore !) le nouveau « Back In Black », c’est que vous êtes sacrément têtus … et je vous conseille de passer votre chemin et de ne pas lire la suite. Les australiens ont pris 40 ans depuis, ne sont plus les jeunes loups aux dents longues et ils ont déjà fait depuis longtemps le tour du sujet en matière de hard rock burné et sauvage, et ils n’ont plus rien à prouver depuis bien longtemps. Ils continuent à pas loin de 70 ans de moyenne d’age à enregistrer des nouveaux morceaux car ils ont ça dans le sang depuis leur adolescence et bien entendu pour se faire plaisir et cela s’entend, peut être plus que les fois précédentes avec l’esprit de Malcolm Young planant sur ces 12 pistes … mais aussi avec les riffs de l’ainé des frères Young gardés au chaud jusque là par Angus.
Franchement je n’y croyais plus …après la débacle de ces dernières années (un album juste moyen puis la mise à l’écart de Brian Johnson et Phil Rudd, une tournée avec Axl Roses au chant n’ayant rien à voir avec du AC/DC puis le départ de Cliff Williams ..) … ça sentait vraiment le sapin pour les australiens … et puis cet ultime (?) sursaut, comme pour honorer la mémoire de Malcolm Young une dernière fois . Et ça démarre très fort avec ce « Realize » au swing si revivifiant drivé par ce jeu de guitare rythmique groovy à souhait soutenu par un Phil Rudd irremplaçable, ces choeurs typiques du groupe (un p’tit air de ceux de « Thunderstruck » je trouve).
Le cinq musiciens vont revisiter leur répertoire tout au long de l’album en variant les plaisirs comme sur cet entrainant comme pas possible « Kick You When You’re Down » au leitmotiv de guitare super bien trouvé, ce rythme donnant envie de taper du pied tout en remuant les hanches , ce chant et cette mélodie pas prête de quitter votre cerveau. Sur le très bon « Witch’s Spell » le groupe nous ramène au très bon « Ballbreaker » avec un p’tit air de The Furor », et puis cet effet de descente de manche de basse de Cliff Williams bien mis en relief dans le mix sur ce passage .. et quel refrain.
Et ô grande surprise, le groupe a décidé d’accélerer le tempo comme au bon vieux temps sur « Demon Fire » .. et cela donne l’un des meilleurs titres de l’album bougrement inspiré avec ce riff digne du grand AC/DC, un refrain parfait et puis Brian Johnson sublimant le morceau (arrf sa voix grave au début !!). Le tempo s’alourdit sur « No Man’s Land » très réussi à la mélodie accrocheuse, le propos devient plus léger sur ce « Through The Mist Of Time » très mélodique et nous montrant une autre facette du groupe. Les mid-tempi sont majoritaires mais le groupe sait y faire pour qu’ils soient de qualité .. et comment ne pas succomber à ce « Systems Down » porté par la voix et la ligne vocale au top de Johnson et à ce tour de force rythmique (la grande force d’AC/DC .. mais faut il le rappeler). Quand arrive le moment de conclure, les australiens le font avec panache avec le très bon « Code Red » nerveux dans les couplets pour donner sur un refrain me rappelant (non restez là !!) un peu l’époque « Fly On The Wall ». J’adore le contraste d’ambiance entre les couplets et le refrain .. et ce petit riff d’Angus au poil .
Voilà … en 12 titres et 41 minutes, AC/DC n’a en rien révolutionné sa musique mais a réussi à me donner le sourire durant toute l’écoute sans m’ennuyer une seule seconde, chacun des titres ayant un petit quelque chose attachant et donnant envie d’y revenir. Et cela faisait TRES longtemps que je n’avais pas écouté un nouveau disque du groupe autant de fois d’affilée !! Une bien belle surprise avec des compos et des riffs inspirés, un Brian Johnson bluffant, une prod parfaite de Brendan O’Brien (avec le fidèle ingé son Mike Fraser).
Que demandez de plus en 2020 de la part d’AC/DC ?
Un très bon disque que je ne rangerai certainement pas de suite sur les étagères !

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