ACCEPT : « Stalingrad » (c) 2012

ACCEPT : « Stalingrad » (c) 2012

Stalingrad
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Publié: 06/04/2012
ACCEPT a été avec Maiden l’un des mes groupes préférés durant toutes les 80s, celui qui j’écoutais le plus avec la bande à Harris .. usant les 33t de « Breaker » à « Russian Roulette » … alors autant dire que l’annonce du départ d’Udo avait été un choc, moi qui écoutait le groupe et en était fan depuis seulement 2 ans ! Et ACCEPT sans Udo, c’était guère envisageable pour moi … Même si je jettai une oreille à « Eat The Heat » (qui a quelques titres sympas), je laissai le groupe de côté et me tournai vers la carrière solo d’UDO perpétuant le heavy metal des 1ers Accept. Puis il y eut le retour inespéré d’Udo dans le groupe pour le très bon « Objection Overruled » …mais la grosse douche froide avait suivi de façon tout autant inattendue avec les mauvais « Death Row » et « Predator ». Ca sentait le sapin … Alors qu’on pensait le groupe définitivement mort, Hoffmann ayant posé sa guitare au détriement de son appareil de photos, le management du groupe annonçait son retour en 2010 avec un nouveau chanteur ! Vu les expériences et les déceptions passées, ce come-back ne m’enthousiasma pas plus que cela …. je préférais attendre et écouter..et bien je ne fus pas déçu tant « Blood Of The Nations » fut la claque de 2010, avec un Accept de retour avec un disque digne successeur d’un « Balls to The Walls », reprennant les recettes gagnantes ayant fait leur succès grandement aidé par le producteur Andy Sneap et par le nouveau chanteur Mark Tornillo à la voix finalement très proche de celle d’Udo. L’album fut encensé par les fans, pas la presse, par la profession et à juste titre …il s’agissait de l’un des come-back les plus réussis de l’histoire du hard .. et cela signifiait également une énorme pression pour le groupe et donc pour le successeur de cet album porté aux nues.
Tout d’abord, ce « Stalingrad » sortit très vite, en avril 2012, à peine 1 et demi après « Blood Of The nations », le groupe n’ayant pas cessé de tourner depuis. Une sortie dont je me rappelle comme si c’était hier car j’assistais au concert du groupe au Bataclan le jour de sa sortie le 6 avril 2012 … un moment très spécial car s’agissant de la 1ère fois où je voyais le groupe … et l’émotion fut là.
Beaucoup de choses ont été dites sur ce 2nd effort des allemands avec Tornillo et souvent ce qu’il en ressort est le constat d’un album réussi mais en dessous de son glorieux prédécesseur, certains évoquant un effet de surprise en moins (forcément ….), voire allant même à parler d’un manque d’inspiration … Pour le coup je ne suis pas d’accord avec ces commentaires excepté l’effet de surprise plus de mise cette fois ci. Ce « Stalingrad » est une énorme claque, posséde une énergie folle avec une majorité de titres au tempo enlevé, moins bavard avec seulement 10 titres (contre 13 pour « Blood … ») allant à l’essentiel . Alors que l’album précédent favorisait les titres heavy au tempo rampant et à ambiances, « Stalingrad » balance des cartouches souvent énervées et à chaque fois inspirées comme sur « Hung, Drawn And Quartered » (quelle virtuosité au passage de Hoffmann nous grafifiant de splendides parties de guitares), « Flash To Bang Time » (quelle intro de pédale de double grosse caisse !), « Revolution », « Against the World », « The Quick And The Dead » (arrf cette descente de manche de basse de Baltes !!) , tous très réussis et addictifs montrant un groupe au sommet de leur inspiration et dans une forme éblouissante et ayant de nouveau la rage, certainement gonflés à la bloc par leur tournée de plus d’un an.
Le quintet montrait qu’il avait toujours le don pour pondre des riffs hard rock et tellement accrocheur sur l’excellent « Twist Or Fate » nous rappelant les ambiances de « Russian Roulette », ou se montrer plus mélodique avec le poignant « Shadow Soldiers », tout simplement l’un des plus beaux titres composés par les allemands, à la fois épique et émouvant avec cette guitare magnifique de Hoffmann. Mais le groupe n’oubliait pas ce côté heavy et sombre essayé sur « Blood …  » et terminait cet album avec l’inquiétant et très heavy « The Galley » avec ce riff lourd comme pas possible, au rythme rampant, Tornillo s’égosillant comme jamais, avec cette suprenante sitare en fond, Hoffmann plaçant des mélodies et soli de guitares tellement inspirés puis le morceau se termine tout en douceur par 2 minutes belles à pleurer, tout en retenu avec la guitare de Hoffmann tout en feeling avec un clin d’oeil à l’hymne national russe en fin.
10 titres, 50 minutes .. c’était largement suffisant pour qu’Accept réussisse son pari et même plus car pour ma part, j’ai toujours eu une préférence pour ce « Stalingrad » comparé à « Blood Of The Nations », magnifique bien entendu mais trop long et encombré par quelques titres dispensables alors que ce 2nd opus ne contient que l’essentiel, va droit au but avec une inspiration folle. Je nage certainement à contre courant, mais c’est l’effet que me fait cet album, certainement l’un des plus réussis de allemands et leur meilleur avec Tornillo.

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