ANIMALIZE : « Tapes From The Crypt » (c) 2020

ANIMALIZE : « Tapes From The Crypt » (c) 2020

Tapes From The Crypt
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Publié: 15/04/2020

Je ne sais pas comment vous voyez ou envisagez le hard … mais moi, je vois cela comme une histoire de passionnés ayant ça dans le sang, cette envie de vivre cette musique à 200%, avec ses clichés, ce regard forcément penché vers les passé et les 80s et surtout ce désir de partager tout ça avec les autres … car oui tout cela se vit à plusieurs, autour d’une bière, à un concert dans un petit club sentant la bière, la transpiration où l’on secoue la tête, joue de la guitare en carton sur des riffs acérés et des chants guerriers.
Et dès la toute 1ère écoute de ce 1er EP d’ ANIMALIZE, c’est tout cela qui ressurgit d’un coup (et est exarcerbé par ce putain de confinement !). Les lyonnais ont tout compris, du fait de ne sortir cet EP qu’en vinyle au départ (pour le support physique), cette pochette tellement ancrée dans les 80s rappelant celles de Savage Grace ou celle du « Breaker » d’Accept, ce titre emprunté (à un mot près) à cette fameuse bd des années 50, « Tales From The Crypt » (également une série dans les 90s). Et puis il y a surtout la musique et ces 5 parpaings qu’on se prend en pleine poire …
Je ne m’attendais pas à une telle réussite et ce à tous les niveaux : compos, son, interprétation.
Les toutes premières notes de « Meatnight Race » nous replongent dans l’intro du « I’m Alive » d’Helloween et puis ce titre de chanson…on imagine une course nocturne de vampires ou de loups garous chassant leurs proies ! Le titre est une tuerie de heavy metal rapide et hyper accrocheur (ce refrain ❤ ) et puis cette voix du Coyote, Niels Bang étant tellement parfaite pour ce heavy rappelant celui de Tokyo Blade, Riot, Savage Grace, haute perchée avec ce qu’il faut d’agressivité et de mélodie. Un mot sur Niels qui a composé les 5 titres (paroles & musique). Je me rappelle l’avoir découvert lors d’un concert de Sentinhell au Korigan … il m’avait scotché car il avait tout pour lui : le look 200% hardos, l’attitude et la présence scénique digne de ses idoles des 80s et puis cette putain de voix. Sa présence sur scène contrastait avec celle des autres musiciens plus agés et plus sages .. Je m’étais dit que ce gamin avait un putain de potentiel et pouvait mener le groupe vers de nouvelles sphères .. mais l’aventure de Niels et ce groupe fut de courte durée… et le voir maintenant mener sa barque avec son groupe, je me dis qu’il y a un Dieu du metal, qui l’ait amené à Lyon et rencontré les 2 autres musiciens du groupe.
Mais revenons à la musique .. pas le temps de reprendre notre souffle que le riff acéré de « Chainsaw & Boomsticks » déboule dans les enceintes pour un titre heavy rythmé lorgnant vers la bonne barbaque de Wasp (du reste ce titre de chanson ….) .. la basse de Niels vrombrit, le refrain est entêtant et puis ces soli super bien trouvés.
Ca repart de plus belle avec le très speed « Junge Dance » véritable pépite qui me replonge à l’époque du « Fire Down Under » de RIOT avec la voix du Coyote ayant un petit air de celle de Speranza et ces licks de guitares clin d’oeil à Mark Reale .. Et puis ces harmonies à 2 guitares débouchant sur à une série de soli bleuffant de dextérité et d’efficacité avant qu’un mini break de basse marque une mini pause pour laisser mieux repartir le titre en pure fuerie speed metal. Ce titre est bien entendu un hommage aux américains de RIOT .. mais bien plus que cela tant sa réussite est éclatante.
Après 3 titres chantés en anglais, ANIMALIZE poursuit avec 2 brûlots en français, avec pour commencer « Sous l’oeil du Charognard » .. et comment dire … c’est totalement jouissif .. rien que ça … La voix de Niels prend clairement une nouvelle dimension qui lui va tellement mieux. Elle ne sonne pas pareil que sur les titres en anglais étrangement. Et conjugué à cette musique absolument géniale avec cette ligne de chant très bien trouvée durant les couplet et puis ce refrain .. arggggg .. c’est touché coulé ! Et que dire du clin d’oeil musicial à la guitare à « l’ Aigle Noir » de Barbara tellement bien amené et réussi (un clin d’oeil peut être aussi à Killers qui a toujours repris l’ Aigle Noir sur scène). Il y a 5 ans Tentation pondait un hymne « Bruixes » comme on n’en avait plus entendu dans le hard français depuis des années .. et bien en 2020, ANIMALIZE impose « Sous l’oeil du charognard » comme le nouvel hymne hard des prochaines années, rien de moins. Ce déluche de riffs et de harderies se terminent par le brûlot « L’Aigle de la Route » présenté par le groupe comme single il y a quelques mois et c’est tellement parfait de la 1ère à la dernière note. La batterie bastonne nos tympans sur un rythme rapide aidée par la basse grondante, les riffs sont heavy en diable et le Coyotte hurle à la mort une mélodie qu’on a envie de gueuler avec lui lors de son prochain concert. Les griffes de la bestiole sont acérées et son emprise sur son auditeur est totale. Impossible de ne pas rendre les armes après l’écoute de cette bombe. Impossible de ne pas y revenir également.
Cet EP des lyonnais procure un plaisir fou … me rappelle pourquoi j’aime tellement le hard, me rappelle mes 1ers contacts avec cette musique il y a 35 ans, à la fois un hommage à ce qui s’est fait de mieux dans le genre mais surtout un tremplin pour je l’espère un futur plein de concerts, d’albums ce cette trempe

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