BLAZE BAYLEY : « The Man Who Would Not Die » (c) 2008

BLAZE BAYLEY : « The Man Who Would Not Die » (c) 2008

The Man Who Would Not Die
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Publié: 07/07/2008

ll y a des albums qui marquent, qui dans 30 ans évoqueront toujours autant de souvenirs aussi forts, des albums qui vous font avancer dans la vie, auxquels on se raccroche. « The Man Who Would Not Die » de Blaze Bayley fait partie de ceux là. Pas mon préféré musicalement du chanteur (je lui préfère « Promise And Terror » ou « Silicon Messiah »), mais celui qui m’a réconcilié définitivement avec Blaze après un « Blood & Belief » pas franchement réussi et un live tué par un batteur à côté de la plaque (« Alive In Poland »). Un disque qui est arrivé au bon moment dans ma vie, après une année 2007 difficile et un début d’année 2008 pas démarrée de la meilleure des façons. Un disque avec une hargne, avec un Blaze envoyant toute la sauce du début à la fin accompagné par des musiciens issus de la scène thrash ou death metal et qui envoyaient du très lourd dans ce heavy / speed surpuissant de cet album.Un disque avec des paroles d’un survivant se relevant après des années de galères et de dépression, prêt à montrer au monde entier qu’il était bel et bien vivant et prêt à partir sur les routes du monde entier et rencontrer tous ses fans et leur balancer son heavy metal en pleine face.
Je me rappelle comme si c’était hier d’avoir pris contact avec Debbie Hartland, la femme de Blaze qui m’avait envoyé une copie de l’album plusieurs mois avant sa sortie afin que j’en fasse une chronique. Le disque m’avait bouleversé, retourné. J’avais fait une traduction de ma chronique et l’avait envoyée à Debbie, qui l’avait mise en ligne sur le site de Blaze. Je me rappelle également de notre périple de 15 jours en 2008 pour suivre Maiden en Belgique, Angleterre, France, Portugal et Espagne dont la bande son était cet album de Blaze, tournant en boucle pendant cette quinzaine. Et forcément cela me rappelle mon retour chez moi, apprenant que Debbie était tombée dans le coma le lendemain du concert de Maiden à Twickenham, où Blaze et elle avaient été invités par Maiden, et cette triste nouvelle 2 mois plus tard. C’est difficile à expliquer, mais quelque chose c’est déclenché en moi à cette époque là, une volonté grandissante de vouloir soutenir Blaze. Le voir partir en tournée fin 2008 et tout 2009 après une épreuve si difficile, suivant ainsi la volonté de Debbie, me toucha énormément, m’inspira également et contribua grandement à la naissance de FHMC.
Le Blaze Bayley Band était un groupe solide composé notamment des frères Bermudez (guitare et basse), d’un excellent batteur Larry Paterson et de Jay Walsh à la 2nde guitare (actuellement dans Xentrix) . Après quelques festivals, le groupe se mit à la tache pour composer un nouvel album, avec une orientation plus heavy / speed que son ancien groupe, BLAZE. Quelle claque sa 1ère écoute me donna ! L’album dégage une harge de Blaze, une volonté d’en découdre, de prouver qu’il est de retour et bel et bien vivant, comme il le hurle dans le title track, véritable tornade de heavy / speed metal. Les guitares ont bouffé du lion avec un son énorme et sacrément heavy, à la limite du thrash, ponctués de soli et d’harmonies à 2 guitares magnifiques, la double grosse caisse résonne sur les titres speed (title track, Samourai, Robot) et certaines parties de titres plus globalement heavy que speed comme sur les très réussis « Smile Back At Death » ou « Voices From The Past ». Une constante de l’album est l’attention portée aux mélodies et aux lignes vocales chantées par Blaze: chaque titre reste ancrée dans la tête et y reste !
Quand Blaze et ses musiciens calment le jeu, cela donne des titres magnifiques chargés d’une émotion folle comme le très beau « While You Were Gone » malheureusement prémonitoire (Debbie tomba dans le coma quelques jours après la sortie de l’album et décéda 2 mois plus tard 🙁 ) et « At The End Of The Day ». A une époque où le heavy commençait juste à revenir sur le devant de la scène, Blaze sortait une bombe et commençait une 2de partie de carrière solo absolument fantastique. Un disque essentiel pour le chanteur de Manchester mais aussi pour moi car il fut le déclencheur pour la création de FHMC
Jamais le titre d’un album n’avait été autant d’actualité, car Blaze était vraiment « The Man Who Would Not Die »

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