DEEP PURPLE : « In Rock » (c) 1970

DEEP PURPLE : « In Rock » (c) 1970

In Rock
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Publié: 03/06/1970
Imaginez …. 1970 …. c’est un autre siècle, si lointain (je n’étais même pas né c’est dire 😂) … c’était il y a un demi-siècle … notre musique préférée émergeait .. Led Zeppelin préparait à sortir son 3ème album (en 3 ans), Black Sabbath sortait son 1er album d’une lourdeur implacable .. et Deep Purple avait enregistré 3 albums où l’on sentait que le groupe se cherchait mais avait produit des disques de qualité montrant la force créatrice du groupe mais pas encore certain de la direction musicale à prendre. Et puis déboula « In Rock » début Juin 1970 .. qui marqua à jamais l’histoire du rock, inspirant par la suite plusieurs générations de musiciens et de groupes. A l’époque aucun groupe n’avait sorti un truc aussi énervé que « Speed King » avec un chanteur hurlant, poussant des cris de folie ou sur le rapide « Flight Of The Rat » …. la guitare (quel riff !!) et un clavier / orgue distordus mais jouant avec tellement de virtuosité par Ritchie Blackmore / Jon Lord enchainant soli sur un rythme infernal imposé par le duo Ian Paice / Roger Glover et un Ian Gillan chantant une mélodie imparable … 8 minutes bien jouissives.
Ici Blackmore ne joue plus le timide et ses riffs sont mis au 1er plan comme sur l’infectieux « Bloodsucker » au groove formidable .. et ces cris hallucinants de Gillan … J’essaie de m’imaginer à l’époque, cet album avait du faire l’effet du « Kill’Em All » 13 ans plus tard, un énorme pavet dans le paysage musical de l’époque .. On peut en rigoler de nos jours quand on regarde le férocité des groupes de death metal ou de grind core … mais à l’époque rien de cela n’existait … Led Zep avait électrifié son blues mais n’était pas si énervé que ça et restait bien sage, Black Sabbath proposait une autre alternative, lourde, sombre mais .. ce « In Rock » se voulait bien plus agressif et avait du choquer bon nombre d’oreilles. Du reste Blackmore a souvent dit (à tord !!!) que cet album n’était que du bruit. Comment dire ça alors qu’il composait un joyau comme « Black Night » (seulement inclus dans quelles éditions à l’époque comme au Mexique) au groove imparable. Et puis que dire du chef d’oeuvre absolu qu’est « Child In Time », le diamant de l’album, l’un des plus beaux titres de tous les temps avec ce début avec le clavier de Jon Lord magnifique, la voix belle comme jamais de Gillan qui nous montrait une facette douce de sa voix donnant le frisson (je l’ai à chaque fois qu’il se met à chanter …), cette montée en puissance … ses cris plaintifs juste .. hallucinants et hors norme du chanteur .. On n’avait jamais entendu cela …puis cette accélération à 3 minutes débouchant sur les soli de guitare d’un Blackmore en transe et au sommet de son talent. 10 minutes de pure jouissance qui ont inspiré quasi tous les groupes de hard quand il fallait composer un titre épique / power ballade (« Stairway To Heaven », « Fade To Black », « Children Of The Damned » etc …). Cet album est un véritable recueil de pépites mais aussi un parfait guide / mode d’emploi qui définissait ce qu’allait être le hard rock et le heavy metal pour partie les décennies suivantes … Jetez une oreille sur l’excellent « Hard Lovin’ Man » et son riff de type cavalcade …qui sera repris maintes et maintes fois, ces guitares doublées si bien trouvées et bien sûr ce clavier / orgue unique souvent imité mais jamais égalé de Jon Lord. Bizarrement cet album divise quelques fois les hardos alors qu’il s’agit pour moi d’un pur chef d’oeuvre sur lequel je n’ai rien à redire, une pierre angulaire de notre musique, un disque fondateur qui définissait et regroupait tout ce que le hard rock des prochaines décennies allait être.
Chef d’oeuvre intemporel que chaque fan de hard se doit de posséder.

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