GREYHAWK : « Keepers Of The Flame » (c) 2020

GREYHAWK : « Keepers Of The Flame » (c) 2020

Keepers Of The Flame
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Publié: 17/06/2020

« Keepers Of The Flame » de Greyhawk – Heavy Metal sortait le 17 Juin 2020.
C’est marrant, il y a toujours eu des groupes faisant l’unanimité auprès des hardos … Maiden ou Dio pour les grosses locomotives, dans les plus récents Night Demon, Visigoth … puis d’autres formations qui divisaient les fans parce que moins formatées, moins propres mais proposant quelque chose d’original qui les différenciait des autres … Je pense à Manilla Road avec la voix atypique de The Shark, leurs prods poussiéreuses et crues mais une musique tellement unique et jouissive, ou encore Cirith Ungol ou à un degré moindre, Angel Witch.
Et c’est un peu l’effet que me fait ce 1er album des américains de Greyhawk … déjà j’entends les ricanement de certains par rapport à la pochette un peu kitch mais que je trouve attachante avec ce guerrier mi Rahan mi Ulysse 31 et cette femme torche. Et puis la voix de Rev Taylor ne plaira pas à tous le monde …mais me concernant, elle me touche et j’adore .. elle apporte un grand plus à ces titres épiques mais toujours accrocheurs, le chanteur l’adaptant à merveille selon l’humeur et l’ambiance de chaque titre. Enfin autre source d’une possible discorde entre les auditeurs, le son et la prod … excellent au demeurant mais assez loin des standards de plus en plus de groupes de hard actuel cherchant à avoir une son super heavy, compacte et claquant .. comme les tenors du genre (Night Demon, Visigoth, RIot City ou Ambush). Ici le son se veut plus aéré et moins compact, moins « métallique » mais où la dynamique a plus de place, avec notamment ce son des guitares rythmiques tranchant comme une lame et pouvant rappeler celui des 1ers Savatage ou encore celui de Ross the Boss …. et franchement, ça fait un bien fou et cela apporte de la fraicheur … et quelque part un côté « nouveau » ….enfin toute proportion gardée .. car l’ensemble puise bien ses influences dans les 80s. Les musiciens de Seattle démarrent pied au plancher avec l’énergique « Frozen Star » …. et on est happé par cette voix peu commune qui nous embarque .. et puis ces soli nous faisant découvrir la virtuosité des solistes .. rapides et mélodiques à la fois … ca va vite …et en 3 minutes le groupe pose les bases de leur musique .. et enchaine sans temps mort avec la furie speed « Drop the Hammer » avec ce riff très Campbellien.
Mais la force du groupe est de savoir varier les plaisirs et le fantastique « Halls Of Insanity » en est la preuve éclatante. Un mid tempo heavy sur lequel les arrangements sont plus travaillés comme ces notes de guitares claires sur fond de riff heavy, ces choeurs un peu plus appuyés sur ce refrain très accrocheur …une mélodie bien trouvée .. et puis encore une fois ces soli de guitares rappelant un virtuose suédois … puis ces « hooo hooo » guerriers et Rev poussant quelques cris dignes d’un Jon Oliva.
Quel superbe titre !
« The Rising Sign » va en surprendre plus d’un … commençant avec ces arpèges et licks de guitares magnifiques …et puis cette voix grave surprenante de Mr Taylor rappelant Nick Holmes ou encore Peter Steele … on ne s’attendait pas à cela .. et puis contraste, arrive un refrain heavy avec un riff de guitare acéré et Taylor reprenant sa voix normale ….que c’est original et que ce contraste entre couplet et refrain rend bien …et je ne vous parle pas de ce passage vocal surprenant après le refrain et ces choeurs / murmures inquiétants durant le final où le tempo s’accélère. Une pépite originale et étonnante mais tellement bonne.
Et la richesse de l’album continue à se dévoiler avec « R.X.R.O » un instrumental heavy de 3 minutes durant lesquels Jesse Berlin et Enrico Marriuzzo nous replongent à l’époque de Rising Force. Ces 2 fines gachettes ne rigolent et savent manier leur manche .. et quand le talent de composition est au rendez vous, et bien on écoute et on applaudit.
« Don’t Wait for the Wizard » déboule avec riff digne des meilleurs Dio pour un titre entrainant à souhait, avec une mélodie imparable .. et que c’est bien composé nom de Zeus !! Impossible de ne pas taper du pieds !
La piste suivante, « Black Peak » se veut plus épique et démarre encore une fois par un riff redoutable et ces coups de basse bien sentis …le rythme est mid tempo avec des couplets assez posés puis le refrain se veut heavy et encore une fois hyper accrocheur … Le groupe sait composer des vrais titres, cela saute aux oreilles … les soli sont à tomber avec une partie en taping … puis un petit break durant lequel le rythme s’accélère avec ces sons de guitares tout en touché (on note les efforts apportés aux moindres arrangements toujours tout en subtilités) puis le final speed toutes guitares dehors. Encore un grand moment de bravour et heavy épique à son meilleur niveau.
« Masters of the Sky » reprend une structure plus habituelle, se veut un peu plus enjoué tout en restant bien heavy.
Les américains accélère une dernière foisle tempo avec « Ophidian Throne » avec cette mélodie étonnante et bien trouvée.
Ce 1er album de Greyhawk se termine par le titre donnant le nom à l’album, « Keepers Of The Flame » , pièce épique lente, heavy avec un refrain grandiose donnant envie de lever le poing .. puis ces soli véritable régals pour nos oreilles.
Je ne m’entendais pas à un album aussi réussi des américains. J’avais accroché à leur 1er EP « Ride Out » mais je ne pensais pas que le groupe pourrait dès leur 1er album faire autant de progrès avec un sans faute et pouvoir proposer autant de flamboyance, de maturité dans la composition, les arrangements et l’interprétation.
Un disque étonnant et un peu part qui ne plaira pas à tout le monde mais qui pour ma part, m’a complétement séduit.
Une bouffée de fraicheur, un heavy metal avec un côté guerrier et épique mais aussi avec une finesse d’interprétation véritable miel pour nos oreilles.

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