HELLOWEEN : « Walls Of Jericho » (c) 1985

HELLOWEEN : « Walls Of Jericho » (c) 1985

Walls Of Jericho
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Publié: 01/12/1985
Ah la jeunesse, cela a du bon … l’insouciance, la fougue, un côté irréfléchi, la spontanéité amenant quelques fois des maladresses mais que c’est rafraichissant …. c’est ce que procure l’écoute de « Walls Of Jericho » d’HELLOWEEN. Chacune de ses écoutes donne la banane, le sourir avec ce speed metal joué pied au planché, sentant le hard à 100km à la ronde rassemblant des hordes de chevelus à veste à patchs pour célébrer les riffs rapides comme l’éclair sur fond de double grosse caisse et de mélodies implacables. Ce 1er album des allemands est une cure de jouvanche car il sonne vrai, tellement loin de toutes les productions formatées et génériques de la citrouille depuis plus de 30 ans. Hansen tenait encore les commandes et cela s’entendait tant sa classe et son talent transpirent tout au long des 8 pistes (je ne compte pas l’intro) et tous les musiciens apportent leur pierre à l’édifice comme Ingo Schwichtenberg juste hallucinant tout au long de l’album donnant de sa double grosse caisse en permanence, Markus Grosskopf rajoutant du relief et des couleurs avec sa 4 cordes (cette ligne de basse sur « Guardians » !!!), les 2 guitaristes Hansen et Weikath balançant riff sur riff assassins et des mélodies / harmonies de guitares donnant ce côté mélodique contrebalançant avec ce speed metal furieux la plupart du temps .. et bien sûr cette voix unique et si spéciale de Hansen. Car une chose est sûre, c’est que ce dernier n’a jamais été le plus grand des chanteurs et la plus grande voix du heavy metal, mais qu’elle rend bien ! Elle est tellement spéciale, identifiable immédiatement dès sa 1ère écoute et finalement si attachante qu’une légion de fans l’a adopté depuis des décennies et pour certains la rend indissociable de Helloween ou Gamma Ray.
Cet album avait fait l’effet d’une bombe à sa sortie et on le comprend car aucun autre groupe jusque là n’avait osé ce mélange détonnant de la frénésie speed et agressive d’un Metallica avec la puissance et la mélodie d’un Iron Maiden. Les allemands bousculaient les habitudes , s’éloignaient des standards formatés d’autres groupes allemands (Accept, Scorpions) ou anglais et déboulaient sans se poser de question avec leur speed metal délicieusement mélodique et accrocheur permettant aux fans d’ headbanguer comme des maniacs tout en hurlant les mélodies vicieuses d’Hansen. Ce 1er opus de la Citrouille de l’enfer est une succession de hits majoritairement speed comme la pépite « Ride The Sky » résumant à la perfection le Helloween de l’époque : bougrement speed, ligne vocale accrocheuse comme pas possible tout en restant agressive, partie instrumentale gavée de soli et d’harmonies à 2 guitares, breaks … bref .. que du bonheur et qui définissait un nouveau genre. Et la suite est du même tonneau avec les « Guardians », « Phantoms Of Death », « Metal Invaders » ou l’hymne très rapide faux live « Heavy Metal Is The Law » qui pour le coup aurait du s’appeler « Speed Metal Is The Law » (et quels soli de guitares .. et ce break sur lequel Hansen fait « chanter » le public et où Grosskopf et sa basse font des merveilles). Mais quel hit !!
Le groupe ne ralentit le tempo que sur « Reptile » et encore le titre est bien énergique et sur le heavy « Gorgar » un peu en dessous des autres morceaux.
Et bien évidemment, impossible de passer sous silence l’un des chefs d’oeuvre du groupe, la pièce « How Many Tears » .. pur moment magique d’un speed metal épique d’une intensité rare tant musicalement qu’émotionnellement, avec une succession de riffs de folie, un Hansen juste parfait au chant et puis ce pont calme d’anthologie avec ces guitares mélodiques de toute beauté débouchant sur ces quelques notes de guitares au son clair magnifiques tout en touché comme pour accentuer la suite heavy et sauvage du morceau … 7 minutes du pur bonheur ayant marqué à jamais l’histoire du hard.
« Walls Of Jericho » est un album ayant fait date dans l’histoire de notre musique préférée, un disque fondateur d’un genre nouveau qui allait faire des émules parmi les musiciens durant les décennies suivantes. Il a pour lui cette fougue, cette spontanéité de chaque instant que le groupe perdra petit à petit, et bien sur cette qualité de composition et d’interprétation par des musiciens talentueux, chacun brillant à part égale (ce qui était très rare dans le hard des 80s).
Chef d’oeuvre bien entendu !

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