IRON MAIDEN : « 2 Minutes To Midnight » (c) 1984

IRON MAIDEN : « 2 Minutes To Midnight » (c) 1984

2 Minutes To Midnight
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Publié: 06/08/1984

Le 6 août 1984 sortait le single « 2 Minutes To Midnight » annonciateur d’un album de légende, « Powerslave » qui débarquait dans les bacs 1 mois plus tard. Les anglais n’avaient pas perdu de temps, le « World Piece Tour » s’étant terminé fin décembre, ils étaient retournés au chalet de Jersey pour composer ce 5ème album (en 5 ans !) et s’étaient envolés pour son enregistrement aux Bahamas. D’entrée de jeux nous étions scotchés par le riff d’Adrian Smith bougrement heavy et d’une accroche imparable (rappelant il est vrai celui de « Midnight chaser » de White Spirits d’un certain … Janick Gers). Ce qui m’a toujours frappé sur ce titre (et l’album) était le changement au niveau de la production, du son. Le côté froid et …étrange de la prod de « Piece of mind » n’était plus de mise, ici Martin Birch offrait à Maiden leur meilleure prod, à la fois très heavy, chaleureuse, crunchy à souhait (ce son des guitares rythmiques !), mettant en valeur tous les instruments (que la batterie de Nicko sonnait bien !!) avec la basse du Boss à la fête bien entendu. Sur ce brûlot, l’entente entre les 2 compositeurs était à son appogée, Bruce arrivant à coller des paroles intéressantes (les requins vendeurs d’armes, la guerre froide), une mélodie vocale à la fois mélodique et agressive que des millions de fans (dont moi !!) reprendront durant des décennies aux concerts .. et dans leur salon ! Un refrain faisant mouche, une partie musicale où Smith et Murray enchainent des solis magnifiques et mélodiques .. avant que ne survienne ce break d’anthologie et épique en diable,avec ces licks de guitare jouissifs à souhait .. et cette montée en puissante menée par Nicko …. argggggg … que c’est bon. Le Maiden des 80s étaient au summun de leur talent et de leur inspiration, mariant comme jamais ce côté heavy, épique et accrocheur qui a fait le succès de tous leurs classiques et ce titre en était la meilleure illustration.
Les faces B n’étaient pas en reste avec une version brillante et très réussie du « Rainbow’s Gold » de Beckett. C’est ce qu’on appelle un sacré dépoussiérage tant la version de Maiden est heavy, adoptant le son et la prod fantastiques de « Powerslave » (écoutez ces guitares heavy et le son de batterie le Nicko, le meilleur qu’il est jamais eu .. et cette fantastique performance vocale de Bruce alors au sommet de son talent). A noter que Steve Harris piqua une ligne des paroles de cette chanson, « Catch your soul, he’s willing to fly away » et l’avait utilisé dans « Hallowed Be Thy Name ».

« Mission From ‘Arry » est quant à lui un ovni mais un moment bien hilarant enregistré … par Bruce à la fin d’un show de « World Piece Tour », une dispute entre Nicko et Steve. Ce dernier avait eu un soucis technique avec sa basse durant le solo de Nicko, et était allé voir un technicien en lui demandant d’aller dire à Nicko de prolonger son solo le temps que le problème de basse soit réglé .. mais le pauvre messager s’était embrouillé dans ses explications et Nicko n’avait du coup rien compris .. et avait foiré son solo de batterie. Cela l’avait rendu fou et à la fin du show Nicko était allé pourrir le pauvre messager …et cela avait conduit à cette dispute avec le Boss .. cela faisant marrer Bruce qui avait branché le magnétophone !!

Enfin un mot sur la pochette sublime et tellement inspirée de Riggs avec cet Eddie mercenaire prenant une pause très « Uncle Sam » suggérant un « I Want You », avec en fond une explosion nucléaire (2 minutes de minuit fait référence à l’horloge de la fin du monde créée en 1947 mesurant le risque de l’apocalypse nucléaire, minuit étant l’apocalypse, et qui s’était rapprochée à seulement 2 minutes de minuit en septembre 1953 avec les USA et l’URSS enchainant des essais de bombes thermonucléaires), avec derrière Eddie les drapeaux de pays à l’époque tous impliqués dans des conflits armés (URSS, Afghanistan, Iraq, Iran, UK, Argentine, USA, Israel et Cuba).

Maiden était à l’époque sur le toit du monde, et tout ce que les anglais touchaient .. ils le transformaient en or .. ce single de la face A aux faces B en passant par la pochette et la prod atteignaient des sommets

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