IRON MAIDEN : « A Real Live One » (c) 1993

IRON MAIDEN : « A Real Live One » (c) 1993

A Real Live One
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Publié: 22/03/1993

Le 22 février 1993 … sacrée date … d’abord c’était mon anniversaire comme tous les ans (étonnant non ?) … mais c’était aussi le jour de l’annonce du départ de Bruce Dickinson de Maiden. Une soirée qui m’avait marqué .. forcément  car adulant Bruce et Maiden depuis mes plus jeunes années … seul dans la chambre d’étudiant à Belfort et apprenant cette triste nouvelle de la bouche de Zégut dans son émission …. et pour faire passer la pillule (ou accentuer le choc), il passa en avant première le 1er extrait du nouveau live « A Real Live One », « Fear Of The Dark » enregistré à Helsinki.
Et ce nouveau live sortait pile poil un mois après l’annonce du départ de Bruce … alors autant dire que sa 1ère écoute fut spéciale, pleine d’émotions diverses … de la joie et du plaisir bien sur d’entendre un nouvel album live de mon groupe favori .. mais aussi de la tristesse, de la colère et de l’incompréhension. Difficile d’accepter un disque avec le « démissionnaire » … mais mon amour pour le groupe passa avant tout et j’appréciais l’écoute de cet album. Il faut dire que je l’attendais de pied ferme, ce successeur aux géniaux « Live After Death » et « Maiden England ». De plus je trouvais original le concept de sortir 2 lives séparés, et ce 1er volet ne comportait que des titres studios post « Powerslave ». Et puis, il y a cette pochette avec le retour du vrai Eddie dessiné par Derek Riggs, prenant une bonne décharge. Le 1er extrait « Fear Of The Dark » m’avait totalement emballé, dans une version surpassant sa version studio, avec le public chantant toute l’intro et cela donnait le frisson et confirmait que Maiden tenait là un nouveau classique.
La part belle était donnée bien entendu au nouvel album pour lequel Maiden tournait et on retrouve donc 5 titres issus de « Fear Of The Dark » : l’excellent brûlot speed « Be Quick Or Be Dead » (l’une des meilleures façon de démarrer un show de la Vierge de Fer, mettant de suite le public dans l’ambiance et créant un beau b…. dans la fosse !), le très moyen « From Here To Eternity » qui faisait trop tôt redescendre l’intensité du show, la power ballade plutôt réussie « Wasting Love » … enregistrée à Paris à la Grande Halle de Villette avec le petit speech mémorable de Bruce en français « L’amour c’est ne pas seulement un homme ‘Fuck’ un ami, ce n’est pas. L’amour c’est plus en bas dans la tête dans le coeur dans toute la forme. » qui à chaque écoute me donne le sourire .. et me rappelle ce concert auquel j’avais assisté. Le titre anti-guerre « Afraid To Shoot Strangers », tout comme le title track, prenait tout son sens ici en live dans une superbe version avec ces mélodies de guitares si belles et le chant si prenant de Bruce, et bien sur cette accélération à vous briser le cou. L’album précédent, « No Prayer For The Dying » était représenté par 2 titres, le nerveux « Taigunner » dans une version énergique et réussie, et le contreversé « Bring Your Daughter… to the Slaughter » fonctionnant pourtant très bien en concert, avec Bruce jouant et faisant chanter le public.
3 titres issus de « Seventh Son … » sont présents avec le très bon « The Evil Than Men Do » avec un Bruce vocalement plus en forme que durant le 7th Tour, « The Clairvoyant » faisant le job et l’horrible « Can I Play With Madness » qu’on aurait aimé voir être remplacé par le sublime « Infinite Dreams » ou « Moonchild ». « Somewhere In Time » était injustement sous représenté avec seulement 1 titre (quel scandale !!), le chantant « Heaven Can Wait », loin d’être le titre le plus réussi du 6ème album studio de Maiden.
Globalement, la set list était satisfaisante, mais on était loin de la qualité de titres des 80s .. cependant il fallait accepter que Maiden évolue, vieillisse et propose d’autres choses. Et je dois dire que cet album live apportait une certaine fraicheur et je prenais à sa sortie un certain plaisir à l’écouter.
Néanmoins plusieurs choses gachaient un peu le plaisir, la première étant la prod et le son. On était très très loin de la qualité, de la clarté et de la puissance d’un « Live After Death ». Le plus perturbant et génant était le son étouffé des guitares, sonnant souvent comme un brouhaha rythmique sans qu’on puisse vraiment distinguer l’une de l’autre guitare .. Ici, plus d’effet stéreo avec Janick dans une enceinte et Davey dans l’autre comme c’était le cas sur le live de 1985 avec le super job fait par Martin Birch.
Ensuite, j’ai toujours trouvé le mix de la voix de Bruce étrange, sonnant souvent étouffé également. Par contre le public se faisait beaucoup entendre, et cela rajoutait à la bonne ambiance des extraits live.
Il en ressort au final un album live plaisant à défaut d’être excellent, témoignage de la fin d’une époque pour le Géant Anglais qui allait traverser une période de turbulances de quelques années. Il s’agissait également d’une bonne occasion d’entendre des versions live de titres d’albums qui seront par la suite oubliés par le groupe. Un disque qui connut un bon succès en France, l’un des rares ayant été certifié disque d’or (100.000 exemplaires vendus). 

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