JUDAS PRIEST : « Unleashed In The East » (c) 1979

JUDAS PRIEST : « Unleashed In The East » (c) 1979

Unleashed In The East
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Publié: 17/09/1979
Pour beaucoup ce 1er témoignage capté live de Rob Halford est l’un des meilleurs lives jamais enregistrés.
Et il faut bien reconnaitre qu’ici, les 9 titres au programme ont une puissance décuplée par rapport à leur version studio et montraient quelle machine infernale et bougrement puissante était le Priest sur scène déjà à cette époque.
Les titres vont à l’essentiel sans bavardage inutile comme sur « Exciter », « Running Wild », « The Ripper » ou « Tyrant ». Halford est dans une grande forme et pousse de cris de folie comme dans cette superbe version de « The Sinner » ou sur l’un de mes titres favoris du groupe, le fantastique et épique « Victim Of Changes » où la voix de Halford atteint des notes stratosphériques tout comme sur le très heavy « Genocide ».
Le groupe ne fait pas de quartier et tout est fait sur ce disque pour faire ressortir la puissance du groupe et on peut dire qu’il ne fait pas dans la finesse .. et c’est peut être un reproche que je peux faire à cet album censé cloturer la période 70s du groupe ..car ce live ne témoigne pas de la finesse que le groupe avait sur bon nombre de ses 1ers enregistrements, avec ce petit côté psyché quelques fois et qui justement donnait toute la richesse à la musique du groupe à cette époque là. De même l’absence de « Beyond The Realms Of Death » est incompréhensible tant il s’agit d’un titre génial et marquant du groupe.
Mais c’était un choix du groupe, un parti pris pour montrer toute la puissance du groupe qui se préparait à entrer dans les 80s et affronter la rude concurrence de la jeune génération de groupes anglais qui pointaient le bout de leur nez. A l’inverse d’autres grands lives des 70s, on ne trouve pas de soli de batteries, de basse ou de guitares à rallonge … que les titres tout en puissance. Par contre la paire Downing / Tipton nous régale de leurs soli et harmonies tout au long de ces 9 titres (il est bien trop court ce live !).
On pourra reprocher un son un trop « clinique » et parfait, le groupe ne se cachant pas d’avoir retouché l’enregistrement (guitares et chant) avec un public absent mais cela n’enlève en rien à la qualité finale du disque. A noter l’effort fait sur la pochette pour positionner Rob Halford devant la batterie afin de cacher Les Binks qui ne faisait plus partie du groupe à la sortie de l’album.
Un grand album de Judas Priest qui marquait la fin d’une époque, et qui reste encore de nos jours une référence pour les fans de heavy metal.

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