KONQUEST : « The Night Goes On » (c) 2021

KONQUEST : « The Night Goes On » (c) 2021

The Night Goes On
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Publié: 08/01/2021

Si j’ai participé à monter FHMC il y a 13 ans, décidé de me lancer dans l’aventure du South Troopers Festival il y a 5 ans, c’est parce que je suis intimement convaincu que notre musique préférée, le hard, doit TOUT aux petites scènes locales, aux scènes underground véritables viviées de jeunes groupes talentueux et pour certains d’entre eux, nos légendes de demain. Cela est peut être difficile à entendre ou à admettre pour certains d’entre nous, « vieux » fans de hard depuis les 70s ou les 80s, mais force est de reconnaître que nos idoles ont fait leur temps et « dis » ce qu’elles avaient à dire depuis bien longtemps. Il suffit pour s’en persuader de jeter une oreille aux derniers Accept, Metallica, Anthrax, Scorpions même si écoutables, n’ont vraiment rien de génial et dont l’écoute donne rapidement envie de bailler … alors qu’un grand nombre d’albums de jeunes loups affamés me procurent 100 fois plus de plaisir … comme ce 1er album des (sic) italiens de KONQUEST, 1ère signature du nouveau label Iron Oxide Records de Bart Gabriel. Alors « groupe » est peut être un grand mot, tout du moins si on parle activité studio, car ces 8 titres ont été composés, interprétés (tous les instruments + voix) , enregistrés et produits par un seul homme, Alex Rossi, excusez du peu !! Et le bonhomme a du talent, et pas qu’un peu .. alors qu’on aurait pu craindre que cela sonne trop comme un one man show, et bien il n’en est rien … tout laisse paraître à un groupe de 4 voire 5 musiciens. J’y trouve beaucoup de similitudes avec Chris « Professor » Black avec son High Spirits véritable homme orchestre s’occupant de tout sur les disques de son groupe. Chapeau bas !
Musicalement KONQUEST donne dans un heavy metal épique devant beaucoup à Maiden comme ce magnifique instrumental « Theme Of The Konqueror » servi en entrée avec cette basse au premier plan suivant la mélodie de guitare, ces harmonies de twin guitares …. La mélodie est bien trouvée et nous sommes immédiatement happés par la musique du groupe. 2 petites minutes absoluement géniales.
Pas le temps de souffler que débarque l’accrocheur en Diable « The Night Goes On » avec ses mélodies de guitares à la Wishbone Ash mélées à des riffs typiques NWOBHM et une ligne vocale qui s’incruste dans votre cerveau … que c’est bon ! A noter la voix particulière de Rossi à la fois mélodique et un peu rauque donnant une identité certaine aux morceaux de son groupe.
« Too Late » se veut plus rythmé avec un chant plus énervé avec toujours ce soin apporté aux riffs d’une efficacité redoudable et toujours ces mélodies de guitares véritables force du groupe mais toujours savemment dosées, à l’inverse d’un Gygax (très bon … mais leur musique est parfois trop chargée en harmonies / twins guitares cela nuisant à l’énergie et la dynamique des morceaux).
Sur « Keep Me Alive », le groupe reprend la même formule avec succès mais à 1’50 survient un break magnifique et totalement jouissif, tout d’abord calme avec cette ligne de guitare et ces cymbales, la basse qui vient …. puis ça repart dans une rythmique très maidennienne époque « Killers » et des soli bien dosés en notes et toujours mélodiques .. et puis quel riff nom de Zeus !
Les italiens se fendent d’un 2nd instrumental … et on aurait pu trouver cela de trop … et bien que nenni tant ce « Fall Of Konqueror » est une réussite avec cette mélodie de guitare si chouette, cette basse très harrissienne … on est embarqué dans ce moment épique à la fois heavy et accrocheur.
Le côté vraiment épique de groupe ressort surtout sur les 2 dernières pistes de l’album, tout d’abord le très bon « Heavy Heart » au tempo lourd et plus lent avec ce riff conquérant et un chant me rappelant un peu celui de Joe Liszt (Ancient Empire / Shadowkiller) .. puis le tempo s’accélère vers la fin du titre jusqu’à la fin pour une partie instrumentale de toute beauté avec enchainement de soli et d’harmonies de guitares, tout en gardant un côté bien heavy.
Mais le moment fort de l’album est dans hésitation le dernier morceau de l’opus, « The Vision », qui s’enchaine quasi instantanément avec la fin de « Heavy Heart » … ça part sur un tempo rapide et on est immédiatement plongé dans cette pièce épique passionnante au tempo enlevé et au riff tranchant pour une épée rappelant la 2nde partie de mon titre préféré de Maiden, « Hallowed Be Thy Name » .. Sur le refrain la pédale double grosse caisse se fait entendre rajoutant de la puissance à l’ensemble avant que le tempo ne ralentisse à 3 minutes mais avec toujours un riff heavy en fond mais sur lequel des harmonies de guitares magnifiques viennent se poser suivies de soli mélodiques superbes avant un 2nd break à 5 minutes annonciateur d’une fin de morceau au rythme frénénique et bougrement heavy avec toujours ce chant parfait de Rossi et collant tellement bien à ce heavy.
8 titres et 35 petites minutes et c’est déjà terminé …. On n’entend clairement pas passer le temps à l’écoute de cette galette en tout point réussie. J’ai lu certaines chroniques évoquant une ressemblence de quelques morceaux avec Heavy Load … peut être mais, au risque d’en choquer certains, je prends nettement plus de plaisir à l’écoute de ce « The Night Goes On » qu’à celle de « Stronger Than Evil » que je connais pourtant depuis quasi 35 ans mais qui ne m’a jamais totalement convaincu.
Alors oui bien entendu cet album ne cache en rien ses influences mais elles sont tellement bien digérées pour donner une musique dont les mélodies coulent de source, dont les riffs nous interpellent et nous collent au mur qu’on ne peut dire qu’un énorme OUI.
Je trouve ce 1er essaie des italiens très rafraichissant, passionnant et dégageant une telle conviction qu’il m’a totalement convaincu. Un groupe à suivre et bien sûr à voir sur nos scènes, peut être au South Troopers Festival, qui sait …

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