METALLICA : « Kill’Em All » (c) 1983

METALLICA : « Kill’Em All » (c) 1983

Kill'Em All
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Publié: 25/07/1983
Un autre disque avait fait trembler les platines disques un 25 Juillet, mais en 1983 … la bombe « Kill’Em All » de METALLICA … 38 ans déjà !
Cette date et ce disque marquèrent la naissance du thrash metal (le terme n’existait pas à l’époque, et on utilisait plutôt le terme speed metal). D’autres groupes travaillaient également dans l’ombre, ou plutôt dans leur garage des compos dans le même style comme Slayer ou Exodus, mais c’était Metallica qui avait officiellement ouvert les festivités en sortant les 1ers leur album.
A l’époque, les Four Horsemen commençaient déjà à se faire un belle réputation sur la Côte Ouest dont San Francisco, leur fief, en écumant les clubs, en ouvrant pour les légendes de leurs enfances Motorhead, Saxon. Tous ces groupes, complétés par Diamond Head et bon nombre d’autres groupes de la NWOBHM, étaient une grande source d’inspiration pour Lars Ulrich qui avait fait découvrir ce mouvement à James Hetfield immédiatement conquis.
Et la musique de ce 1er album était en effet un mix entre le côté heavy metal européen à la Diamond Head, Angel Witch, les 1ers Maiden mais aussi le côté plus déjanté d’un Motorhead et certains groupes de punk burnés du début des 80s.
Une chose est certaine, l’album ne laissa personne indifférent à sa sortie car il faut bien dire que la Bête pouvait faire peur, surprendre et écorcher les oreilles : on était très loin du hard rock « gentil » de la fin des 70s, des envolées lyriques de certains groupes et des belles mélodies facilement mémorisables.
Non là, dès les premières notes de « Hit The Lights », on savait qu’on avait affaire à quelque chose de nouveau, qu’il ne s’agissait en rien d’une berceuse, et que notre cou allait morfler ! Rythmes frénétiques, riffs joués à 200km/h, chant hurlé et crié d’un ado boutonneux, un batteur ayant bu 10 litres de Red Bull, un bassiste hippie jouant avec ses doigts et sortant des lignes de basses hallucinantes et un soliste pas en reste.
A la fin des 70s, on pensait avoir atteint le summum de la violence musicale avec « Overkill », au début des 80s avec Venom … mais là, ce « Kill’Em All » redéfinissait la donne et atomisait toute la concurrence (faut dire qu’avec un tel titre d’album, les californiens annonçaient la couleur et leurs ambitions !).

L’agressivité se trouvait à tous les niveaux et dans tous les titres, souvent très rapides comme « Hits The Lights », « Motorbreath », « Whiplash », « Metal Militia » mais le groupe annonçait déjà ses véhélités à vouloir proposer des plans plus chiadés et épiques, issus de leurs influences (Diamond Head en tête) comme sur le

génial »The Four Horsemen », certainement mon titre préféré des américains, sur lequel se cotoient partie heavy épique et accélérations thrash frénétiques, ou en ralentissant le tempo pour donner dans un heavy pesant, rampant mais avec toujours ce côté agressif et énervé comme sur « Jump In The Fire » ou l’hymne « Seek & Destroy ».
Et puis au milieu de tout ce fracas et ce déluge de riffs assassins, émergeait un ovni, le fabuleux instrumental « (Anesthesia) Pulling Teeth » montrant tout le talent de musicien et de compositeur de Cliff Burton, membre clé du groupe et grande influence dans la direction musicale de METALLICA.
En 10 titres de folie, Hetfield, Ulrich, Burton, Hammett (et n’oublions pas Mustaine co-compositeur de 4 des 10 titres) avaient posé les bases d’un nouveau genre, bien plus agressif, brisant les barrières entre le punk, le hardcore et le heavy metal qui allait ouvrir la porte à des centaines de groupes. Le disque était un peu maladroit, pas très bien produit mais avec une naiveté et une fraicheur tellement jouissive.
Du reste, c’est l’Europe qui avait été le plus à l’écoute de ce nouveau genre et de ce 1er album.
Un disque fondateur, légendaire à posséder bien évidemment !

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