NIGHTFYRE : « From Fortune To Ruin » (c) 2019

NIGHTFYRE : « From Fortune To Ruin » (c) 2019

From Fortune To Ruin
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Publié: 25/01/2019

J’évoquais il y a peu la magie de la musique, de la propension des musiciens à la faire évoluer au fil des années, chacun apportant sa petite participation à cette évolution permanente …. et c’est ce qui rend notre musique si … passionnante. Le hard est un éternel recommencement, et bon nombre de groupes durant les 2 dernières décennies nous ont enchanté les oreilles avec leurs nouvelles idées, leur énergie et bien entendu leur talent.
Et c’est un peu ce que me procurre l’écoute de 1er album des allemands de Nightfyre sorti en 2019 et n’ayant eu malheureusement que peu d’écho dans les presses spécialisées alors que ce « From Fortune To Ruin » est un diamant brut de heavy metal puisant ses influences à la fois dans la NWOBHM par ces harmonies à 2 guitares ici et là mais aussi dans le heavy allemand plus brut de décoffrage avec des riffs bougrement heavy, et puis bien sûr il y a cette voix assez atypique pour ce style et rappelant souvent un jeune … James Hetfied. Le mélange est détonnant, d’une fraicheur faisant un bien fou et surtout ce feu de la nuit a un sacré talent de composition car on ne compte aucune baisse de régime durant l’écoute des 9 titres composant l’album (+ 1 intro) d’autant que le mix est bien équilibré avec notamment cette basse très présente et bien sur ces guitares aux riffs acérés et ses harmonies séductrices. Les allemands savent varier les tempi et peuvent ainsi appuyer sur l’accélarateur sur l’un des meilleurs titres du 33t, « Mistress » bougrement entrainant , speed avec la batterie de Fridi menant un rythme infernal et sur lequel les 2 guitaristes lachent des riffs tranchants et très heavy et avec ici et là ce petit leitmotiv de guitare qu’on retient sans peine. « Lunacy » emprunte le même format avec cette fois un refrain renforcé par plusieurs voix. La pédale de double grosse caisse nous martèle les tympans, les riffs s’entrechoquent sur un rythme effreiné .. mais l’ensemble reste tellement accrocheur. Mais les allemands sont aussi capables de lever le pied et pondre des mid-tempi additifs comme pas possible comme ce « Hunting The Night » hit de l’album (quel refrain !) avec toujours ses riffs et ce son de guitares heavy en diable et cette section rythmique toujours énergique. On retrouve ce côté très accrocheur et très efficace sur le très bon « Rise, Fall, Down! ». Et pour notre plus grand bonheur, le groupe n’est pas à court d’idée et propose quelques pistes plus travaillées marriant à la fois un côté speed mais avec ici et là des ralentissement mettant en avant le côté heavy des riffs comme sur très réussi « From Fortune To Ruin » commençant par ces accords de guitares acoustiques avant que l’artillerie débarque assez rapidement avec cette guitare rythmique heavy et cette mélodie de guitare … puis tout s’accélère un temps avec cette double grosse caisse sur ce refrain épique et toujours cette voix hetfieldienne très attachante. Si vous aimez les twin guitars, le début de « Tears Of A Queen » va vous ravir durant la 1ère minute .. avant que le tempo s’accélère et prenne le relais pour un speed metal redoutablement efficace .. et quelle puissance dans les riffs, ce chant agressif et mélodique à la fois et ces intonations de voix familières et toujours si bien trouvées. Ici pas de chanteuse d’opéra et de riff pour midinette, c’est du heavy costaud et viril et chez viril mais avec toujours des passages plus calmes comme le break magnifque de ce titre à 3’40 avec cette mélodie de guitare soutenue par cette basse bien présente avec la 2nde guitare arrivant pour se mettre en harmonies … puis le tempo s’accélère durant un solo mélodique de toute beauté …. le rythme s’emballe pour un final apocalyptique. Une bien belle pièce.
Sur « Fyre Burns », le groupe se la joue plus mélodique et charmeur mais les riffs heavy sont toujous présents et cette guitare mélodique toujours là et la batterie bien énervée contrastant avec le côté mélodique du titre. Un chouette contraste rendant bien.
NIGHTFYRE nous achève à grands coups de riffs très heavy, saccadés sur le très bon et épique « Nameless Warrior » alternant encore une fois les tempi, avec une succession de riffs tantôt heavy tantôt speed sur lesquels viennent se greffer des harmonies de guitares. Un titre à la construction assez atypique comme cette partie instrumentale jouissive à souhait à partir de 4min. Nous sommes balancés dans tous les sens mais l’accroche est toujours présente, et c’est ce qui rend la musique des allemands si attachante : un recueil de plein de riffs, d’harmonies de guitare, d’une section rythmique énervée .. mais jamais au détriment de la mélodie. Un cocktail vraiment réussi donnant une couleur toute particulière à ce heavy metal à la limite du thrash par moment par ces riffs vraiment tranchant.
Avec ce 1er opus, NIGHTFYRE a réussi haut la main son entrée dans la scène hard européenne arrivant à proposer leur vision de notre musique préférée en y mettant une bonne dose de personnalité et laissant entrevoir un avenir prometteur et passionnant.

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