NO USE FOR A NAME : « The Daily Gind » (c) 1993

NO USE FOR A NAME : « The Daily Gind » (c) 1993

The Daily Gind
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Publié: 31/05/1993
Je suis un enfant du hard des 80s, j’ai grandi en écoutant les Maiden, Accept, Metallica, Sortilège mais dans les 90s je m’étais intéressé à un genre qui partageait pas mal de points communs avec hard et le heavy, le punk / hardcore mélodique californien dont le chef de fil était Bad Religion. Leur énergie, le son de leurs guitares finalement très proches de celui des groupes de hard, utilisant des Marshall, des riffs avec de la distorsion, la mélodie toujours présente. La différence était que les titres est souvent plus simplistes, très courts et avec rarement des soli de guitares (bien que Bad Religion en jouait régulièrement). Et parmi la légion de groupes US qui avaient emboité le pas à Bad Religion, il y avait No Use For A Name mené par Tony Sly (RIP), artiste engagé mais aussi très torturé. Un ami de fac me fit écouter leur nouvel EP « The Daily Grind » et instantanément je fus happé par ce riff de « Until It’s Gone » très .. métallique, puis par ce brûlot joué à 200km/h, ce son de guitares heavy à souhait ..et puis bien sûr ce chant et voix de Sly à la fois mélodique, claire mais toujours agressive chantant des paroles engagées, se révoltant contre la Terre entière. Cet EP est très court … 8 titres pour 22 petites minutes … mais pas le temps de s’ennuyer une seule seconde … le groupe joue pied au plancher, tous les titres sont hyper accrocheurs, certains lorgnent clairement vers Bad Religion comme « Permanent Rust » mais d’autres portent la marque de No Use comme « Until It’s Gone » ou le génial et énervé « Hazardous to Yourself » avec son riff absolument à tomber par terre et ce chant de Sly au top .. perso je n »arrive pas à rester calme quand j’écoute ce titre !
Le seul ralentissement de tempo est sur le title track « The Daily Grind » mené par un riff et une mélodie de guitare . Un titre très accrocheur qui montrait ce que le groupe allait proposer dans les années à venir. Cet EP se termine par l’un des titres les plus énervé du groupe et qui ne quittera plus jamais leurs set lists, « Feeding The Fire » avec un Tony Sly poussant sa voix comme jamais, un véritable classique du groupe et du punk rock.
Cet EP est une bombe, un condensé d’énergie, l’enregistrement du groupe le plus énervé et le plus réussi (avec l’album qui suivit « Leche Con Carne »), avec un son et des titres sans concession tout en restant hyper accorcheurs. Le groupe allait par la suite perdre petit à petit de cette rage qui avait fait la force de cet EP et de leurs 1ères années.
Un EP qui reste pour moi, l’un des meilleurs enregistrements du genre.

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