NOFX : « Punk In Drublic » (c) 1994

NOFX : « Punk In Drublic » (c) 1994

Punk In Drublic
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Publié: 19/07/1994
A côté de ma passion pour le hard depuis mes 13 ans, j’ai depuis les 90s un grand faible pour le punk « californien », Bad Religion étant mon groupe préféré dans le genre .. mais j’en affectionne plein d’autres comme Face To Face, Pennywise, Strung Out, Propagandhi (ok ils sont canadiens !) et .. NOFX.

Un groupe qui a toujours été à part et bien barré mené par un Fat Mike pas tout seul dans sa tête. Et ce n’était pas gagné d’avance car leurs débuts furent … laborieux .. pour être gentil (leurs 1ères démos, leur 1er album « Liberal Animation ») .. il aura fallu attendre leur signature sur Epitaph Records (label de Mr Brett, le guitariste de Bad Religion) pour avoir un disque et des titres tenant la route sur « S & M Airlines ». Et le groupe monta en puissance, en qualité affirmant leur personnalité barrée disque après disque .. sur le très bon « Ribbed » puis le

génial « White Trash, Two Heebs And A Bean » alternant brûlots punks aux riffs pas si évident mais bougrement efficace n’ayant rien à envier à certains groupes de metal, comme sur « Soul Doubt », « Stickin In My Eye » ou « You’re Bleeding » avec de pistes étonnantes comme ce « Bob » avec cette trompette jouée par El Hefe , le reggae / ska « Johnny Appleseed », le jazzy barré « Straight Edge » ou « Buggley Eyes ». Les américains se lachaient et montraient à quel point ils n’avaient aucune limite. Cela leur ouvrit les portes d’un succès mérité aux US mais aussi en Europe. Le groupe enfonça le clou 2 ans plus tard et en profita pour surfer sur la vague du succès d’ Offspring et Green Day en proposant leur chef d’oeuvre, « Punk In Drublic » (il finit disque d’or aux US) … mais sans compromission aucune. L’album était aussi déjanté que son prédécesseur mais par contre le son et la prod étaient bien plus solides, puissantes. C’est bien simple, ce disque est une usine à hits .. à la fois punk énervé (mais toujours mélodique) comme « Linoleum », « Leave It Alone » (leur single), « Dig » … le trio qui nous assomme d’entrée de jeu suivi peu après de la pépite « Don’t Call Me White », « Dying Degree », « Punk Guy » tous joués pied au planché … mais le père Fat Mike sait toujours balancer des ovni comme ce « My Heart Is Yearning » avec cette ligne de basse qui swingue, cette trompette et cette voix d’El Hele à se pisser dessus de rire, le reggae « Reeko » , l’étrange acoustique « Scavenger Type » ou le quasi instrumental « The Quass » très bon. Et bien sûr le groupe en profite pour toujours balancer des paroles pas piquées des vers et souvent engagées .. mais à l’opposé étant des fois bien débiles. Le groupe a toujours alimenté cette dualité du reste durant toute leur carrière . et c’est clairement sur la trilogie « Ribbed » / « White Trash .. » / « Punk In .. » que le groupe y était arrivé le mieux.
17 titres, 17 .. pépites .. strictement rien à jeter (à l’inverse de tous les albums du groupe qui allaient suivre malheureusement), certainement l’un des meilleurs disques du genre, qui n’a pris aucune ride et me procure toujours autant de plaisir à chacune de ses écoutes.

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