PARADISE LOST : « Draconian Times » (c) 1995

PARADISE LOST : « Draconian Times » (c) 1995

Draconian Times
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Publié: 12/06/1995
En Angleterre, les 80s avaient eu la NWOBHM avec des groupes marquant et devenus des légendes tels Iron Maiden, Def Leppard, Saxon et bien d’autres …. et les 90s attendaient les leurs … Il y eut des très bons groupes tels Thunder, The Almighty mais qui n’arrivèrent pas vraiment à marquer les esprits la faute peut être à une absence d’une forte identité et des bons albums mais loin d’être des chefs d’oeuvres. Mais la donne semblait changer au milieu des 90s avec la montée en puissance des tristes sires de PARADISE LOST dont la côte montait en flèche suite à 3 albums montrant la volonté du groupe d’évoluer, de ne pas vouloir rester dans le même carcant musical .. partant à la base d’un death metal teinté de touches gothiques et remplaçant album après album l’aspect death metal par un côté plus doom et heavy comme en atteste le très bon « Icon » sorti en 1993, avec le chant de Nick Holmes rappelant de plus en plus celui de James Hetfield que celui d’un grogneur de death metal.
Le pinacle de cette mue intervint 2 ans plus tard avec le génial « Draconian Times » sur lequel le groupe atteingnit la perfection à tous les niveaux, en réussissant à rendre leur musique accessible et bougrement accrocheuse tout en gardant leur forte identité avec cet espèce de heavy doom à la fois puissant, épique, triste et sombre … un peu comme si le Metallica du Black Album avait copulé avec Sister Of Mercy.
Le ton était donné dès ce « Enchantment » d’une beauté sombre glaçante … la voix claire grave alternée avec cette voix légérement cassée de Holmes est parfaite avec les riffs heavy comme jamais de Gregor Mackintosh. C’est lent, lourd et beau ..et le décor est planté.
Ca s’accélère avec « Hallowed Land » absolument jouissif avec toujours ces riffs et son de guitares heavy en Diable et Holmes véritable homme fort de cet album … Le groupe aime jouer sur les variations avec ces petits breaks mélodiques ici et là avec ce piano mais c’est pour mieux mettre en valeur les riffs déboulant la seconde d’après ! Impossible de rester impassible à l’écoute de ce titre, mon préféré du groupe, et qui résume le mieux le Paradise Lost de cette époque.
Pas le temps de reprendre son souffe qu’arrive « The Last Time », single hyper efficace avec un riff costaud et ce refrain parfait.
Et tout l’album est de cet accabit et de cette qualité, avec un rythme qui s’accélère de temps en temps comme sur la pépite « Once Solemn » (argg ces riffs encore une fois !!), à d’autres moments les anglais soignent leurs intros avec guitares sans distorsion comme sur les très beaux « Elusive Cure » et surtout « Yearn For Change » un peu plus rythmé et avec ces mélodies de guitares si accrocheuses mais le groupe reste souvent fidèle à ce côté très lourd et doom comme sur « Shades Of God » ou « Hands Of Reason » ou bien sûr le très beau « Forever Failure » un peu plus soft avec Holmes prenant sa belle voix claire et sombre au possible.
Un album qui a marqué son époque, qui a beaucoup plu et avait mis le groupe dans la position de digne successeurs de ses ainés des 80s .. et faut dire qu’après l’écoute d’une telle réussite, on y croyait dur comme fer !
Un grand album.

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