RAINBOW : « Rising » (c) 1976

RAINBOW : « Rising » (c) 1976

Rising
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Publié: 17/05/1976
Il y a des albums comme ça qui sont intemporels, qui traversent les décennies en ne perdant rien de leur force … et même dont la qualité, le génie se renforce … et sont devenus source d’inspiration pour des centaines de groupes …. souvent imités mais jamais égalés .. et même jamais approchés.
Le 2nd album de RAINBOW, « Rising » est de cette trempe là … un disque qui est entré dans le panthéon des chef d’oeuvres du rock (car cet album va bien au delà du hard rock) depuis bien longtemps …. 6 titres pour seulement 33 minutes …. oui cela fait court .. mais chacune de ces 33 minutes est du caviar pour nos oreilles, une musique sublime jouée et composée par 5 musiciens au sommet de leur art, touchés par une inspiration divine où chaque note nous transporte, nous donne le sourire, nous fait lever le poing .. et nous donne envie de jeter les 3/4 de nos autres disques !
Oui « Rising » » mérite toutes ces éloges …
Le 1er album des anglo-américains avait posé les bases et montrait déjà un talent bien présent au travers de quelques pépites mais aussi quelques petites imperfections … Avec « Rising », chaque titre est parfait et ne peut provoquer que jouissance.
Déjà cette intro de « Tarot Woman » au clavier de Tony Carey d’un autre temps mais tellement à sa place et bien trouvée .. préparant l’arrivée du riff dantesque de Blackmore qui est en 2 notes nous met à genoux. RJ Dio a clairement trouvé ses marques et illumine le titre de son lyrisme mais toujours avec cette énergie et agressivité légère qui rendait sa voix unique. Et surtout n’oublions pas la section rythmique fantastique formée par Cozy Powell et Jimmy Bain portant le titre . Blackmore balance un solo excellent, le clavier de Tony Carey se veut bien présent surtout à la fin du titre avec un solo tellement bien senti sur fond de riffs soutenus de Ritchie. Le groupe montre un côté bien plus dur que sur le 1er album, grandement aidé par la production impeccable de Martin Birch et qui n’a pas pris une seule ride .. et dont la plupart des groupes actuels réveraient d’avoir !
Et de l’énergie, le groupe en avait à revendre comme le montre « Run With The Wolf » avec un riff entêtant, une ligne vocale de Dio parfaite. Un tempo assez lent, avec une batterie qui groove comme jamais et Powell jouant comme un Dieu . Un condensé de dextérité, de génie de composition en un peu moins de 4 minutes durant lesquelles tous les musiciens brillent comme jamais.
Le rythme s’accélère avec « Starstruck » démarrant avec ces harmonies de guitares de Blackmore entrées dans la légende .. pour donner un titre hard matiné de blues .. et c’est encore la voix de Dio qui nous happe .. et bien sûr le solo de Blackmore en retenu avec juste ce qu’il faut de notes pour nous donner le frisson. Mais quel titre !!!
Après un tel déluge de décibels et de notes, une petite acalamie ? Et bien bien que nenni .. bim voilà que déboule le riff de « Do You Close Your Eyes ». Les couplets chantés par RJ Dio sont absoluments géniaux.
Avec déjà ces 4 titres servis en apéritif, Rainbow avait un disque destiné à devenir un classique …mais que dire des 2 dernières pièces ..précieuses ?
Certainement le meilleur enchaînement / final de l’histoire du rock , « Stargazer » / « A Light In The Black » …
Le 1er « Stargazer » se veut lourd, sur un rythme assez lent … commençant par des roulements de toms de folie de Powell puis arrive ce riff imparable de Blackmore … mais celui qui porte ce titre avec une interprétation exceptionnelle est Ronnie James Dio, qui avec cette performance rentrait dans la légende, tout simplement .. sa voix, son interprétation, sa conviction nous transportant avec lui au milieu des étoiles …durant cette montée en puissance, avec des claviers discrets mais tellement efficaces, le rythme se voulant de plus en plus soutenu jusqu’à la fin de titre. Dio ne lachant rien non plus … puis le furieux  » A Light In The Black » s’enchaine sans temps mort sur un tempo déchainé, Powell martirisant ses 2 grosses caisses !
8 minutes du pure folie jouissive et d’une rare intensité, avec un Dio toujours impressionnant, et cette fois ci Tony Carey qui laissait parler son orgue et ses claviers pour notre plus grand plaisir pour un solo d’anthologie enchainé par une avanlanche de notes furieuses mais toujours en feeling de Blackmore pendant que la section rythmique nous lamine les oreilles ! Et puis cette partie ou claviers et guitares se donnant le change … des musiciens en état de grace …. plus de 8 minutes de jouissance auditive.
« Rising » ne laisse aucun répis à son auditeur .. 33 minutes sans temps mort, sans ballade, où le groupe avait laissé libre court à son talent, à son imagination débridée sans aucune contrainte et surtout à de l’énergie de chaque instant. En à peine plus d’une demie heure, RAINBOW posait les bases de bon nombres de genres du hard rock pouvant être heavy, speed, hard, épique avec une facilité déconcertante et un talent hors du commun. Cet album est unique, et fait partie des très rares disques arrivant toujours plus de 45 ans après sa sortie à faire l’unanimité dans la grande communauté variée des hardos.
Un disque qui a marqué à jamais l’histoire du rock et en a écrit l’une de ses plus belles pages.
Chef d’oeuvre parmi les chefs d’oeuvres.

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