RIOT : « Narita » (c) 1979

RIOT : « Narita » (c) 1979

Narita
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Publié: 05/10/1979
Et si la NWOBHM avait été inspirée par RIOT ? Non j’exagère bien entendu mais toujours est il que ce « Narita » était une perle rare à trouver en Angleterre fin 1979 début 1980 et les fans de ce mouvement naissant se battaient pour disposer des quelques rares exemplaires en import chez les disquaires de Londres. Et pourquoi les jeunes fans anglais s’intéressaient à ce jeune groupe américain ? Et bien tout simplement parce que le groupe de Mark Reale donnait dans un hard rock / heavy metal lumineux, débordait d’énergie avec un chanteur à la voix d’or et gorgée de feeling .. en un mot, le groupe américain sonnait sacrément anglais et leur musique se rapprochait de celle de cette nouvelle génération de groupes anglais. Du reste RIOT fit un passage remarqué aux Monsters Of Rock 1980 à Donington.
Et à l’écoute de 2nd album des new yorkais on comprend rapidement pourquoi les anglais avaient flashé sur ce disque.
Ca démarre très fort avec ce « Waiting For The Taking » rythmé et énergique avec ce riff efficace, ce chant et cette voix fantastique de Guy Speranza si attachante avec ce timbre de voix si chaud, avec un feeling donnant le frisson .. et puis cette partie instrumentale où les guitaristes Mark Reale et Rick Ventura dégainent déjà une séries de soli à tomber par terre, des harmonies à 2 guitares …. et que dire de ce final en apothéose avec un feu d’artifice de guitares.
« 49er » enchaine sans temps mort avec un riff heavy et entêtant avant que la voix Speranza arrive avec cette mélodie imparable. C’était la grande force de RIOT, arriver à marrier riff et musique énergique avec des mélodies accrocheuses en diable grace à cette voix unique. Les riffs pleuvent dans ce titre, les 2 guitaristes se donnent la réplique au travers de soli tout en feeling et rajoutent quelques harmonies en twin guitars du plus bel effet .. de quoi nous ravire et faire succomber les fans anglais mais aussi européens !
Le festival du riff se poursuit avec le heavy « Kick Down The Wall » avec également un section rythmique qui groove et la basse de Jimmy Iommi bien présente dans le mix. Ce morceau est un hit avec refrain incroyable et fédérateur et puis quel riff de Reale ! Un titre n’ayant rien à envier aux pépites de l’album suivant « Fire Down Under » considéré pour beaucoup comme le meilleur disque du groupe … mais me concernant c’est loin d’être aussi évident tant ce « Narita » touche à l’excellence.
En moins de 3 minutes, RIOT revisite le célèbre « Born To Be Wild » de Steppenwolf dans une version sous amphétamines, bien plus rapide et énergique que l’originale. Quelle claque ..et qui puis cette partie avec ces soli …. ça déménage ! On en viendrait presque à préférer cette version à l’originale !
Le groupe est touché par la grace sur cet album comme en témoigne le fabuleux instrumental « Narita » à la ligne de guitare mélodique tellement bien trouvée et de suite identifiable. Le groupe lache complétement les chevaux sur ce brûlot de speed metal instrumental joué à 200km/h débordant d’énergie, de virtuosité avec ces soli imparables des 2 guitaristes mais encore une fois, et ce qui fait la grande force du groupe, leur feeling et leur sens de l’accroche faisant mouche à chaque note. Tout simplement le meilleur instrumental heavy (speed) du genre n’ayant rien à envier à un « Transylvania ». Pour info, « Narita » est le nom d’un grand aéroport international de la région de Tokyo (d’où l’avion sur la …. fantastique .. euh non peut être pas ….pochette).
Et le déluge de riffs n’est par terminé car RIOT nous réserve une fin d’album de folie avec ce « Hot For Love » véritable pépite, avec ce riff encore une fois accrocheur en diable, ce refrain qui tape dans le mille et puis à 3’45 .. le titre bascule dans une tornade speedée hallucinante et de folie durant laquelle Reale et Ventura assènent solo sur solo fantastiques sur fond de … gémissements d’une nana semblant apprécier la musique du groupe 😂.
Un morceau d’anthologie au titre trompeur car véritable brûlot heavy et speed.
Ce 2nd disque de RIOT se termine par la speederie « Road Racin' » mené par ce riff rythmé et tranchant et une section rythmique déchainée, un chant de Speranza débordant de feeling. Les soli de guitares pleuvent, des petits breaks surviennent pour mieux relancer le bolide. Un titre encore une fois magique et un classique du genre qui, du reste, sera repris par les américains de Night Demon sur leur 1er EP et sur la version vinyle et cd US de « Cursed Of The Damned ».
Ce 2nd opus des new yorkais est une véritable tornade de hard rock et heavy metal racé d’une accroche, d’un sens de la mélodie et du riff incroyables, avec de l’énergie à revendre et ne laissant aucun répis .. Ici pas de ballades .. 10 brûlots alternant speederies et mid-tempi heavy d’une grande efficacité. Les progrès faits depuis un 1er album pourtant réussi, étaient flagrands et montraient un groupe au sommet de son talent, prêt à en découdre et à imposer leur hard/heavy au monde entier. Un disque essentiel et je dirais même référentiel sorti 1 an avec l’explosion de la NWOBHM, mouvement dont le groupe aurait pu faire partie s’il avait été anglais tant leur musique sonnait anglaise. Quand on parle de RIOT, tout le monde évoque « Fire Down Under » en 1er et il est vrai qu’il s’agit d’un album fantastique avec une série de titres marquant (« Sword & Tequila », « Outlaw », »Fire Down Under ») et un son un peu plus « métallique » mais « Narita » n’a rien à lui envier et possède une classe incroyable, une sacrée énergie et une qualité équivalente. Impossible pour moi de les départager .. et c’est dire la très grande tenue de ce 2nd opus de RIOT.
Vous avez dit chef d’oeuvre ? Pour moi c’est une évidence tant ce disque à marquer les esprits (bien plus qu’on le croit) et qu’il procurre plus de 40 ans après sa sortie autant de plaisir à son écoute.

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