RIOT : « The Privilege Of Power » (c) 1990

RIOT : « The Privilege Of Power » (c) 1990

The Privilege Of Power
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Publié: 28/02/1990
« The Privilege Of Power » de RIOT sortait le 28 février 1990, il y a tout juste 32 ans.
Les américains avaient fait un retour fracassant en 1988 avec la tornade « Thundersteel » qui montrait un nouveau visage du groupe de Mark Reale, bien plus agressif, heavy et speed que ne l’était jusque là RIOT. On découvrait également un chanteur fantastique à la voix hallucinante, Tony Moore. Bien avant Judas Priest et son « Painkiller », RIOT montrait ce que pouvait être une musique à la fois très heavy et speed en gardant un côté mélodique et la finesse de leurs premiers albums (« Bloodstreets »).
Il en résulta un chef d’oeuvre, acclamé par les fans .. jusqu’au Japon qui fit un triomphe au groupe.
L’attente était donc grande quand son successeur débarqua dans les bacs 2 ans plus tard et il faut bien avouer que la surprise fut de mise. Même si on reconnaissait la musique du groupe et la voix de Moore, l’album était moins immédiatement assimilable, et surtout le groupe avait jugé utile d’inclure entre chaque titre des interludes cassant malheureusement la dynamique de l’album. De plus certains titres étaient rallongés inutilement les rendant beaucoup moins percutants et accrocheurs que ceux de « Thundersteel ». Je pense à « Dance Of Death », « Black Leather And Gliterring Steel » dont la durée dépasse les 7 minutes … Ces morceaux sont bons .. mais trop longs. Même les excellents titres que sont « On Your Knees » et « Metal Soldiers » auraient mérité d’être raccourcis (plus de 6 minutes chacun) pour gagner en efficacité. C’est un peu le défaut de l’album, ou plutôt du groupe qui en avait trop fait rendant au final l’ensemble pas très digeste. Alors attention , je ne dis pas que l’album est mauvais, loin de là car les titres sont bons, mais l’écouter d’une seule traite est assez difficile me concernant. On notait aussi l’envie du groupe de proposer des titres plus calibrés radio comme le très bon « Runaway » ou « Maryanne », et de diversifier leur musique vers d’autres contrées musicales que le pur heavy / speed metal comme sur l’étonnant « Killer » (sur lequel s’était invité Joe Lynn Turner au chant) au groove et ses cuivres étonnants ou encore la surprenante cover de l’instrumental « Racing With The Devil On A Spanish Highway » d’Al Di Meola démontrant la grande virtuosité des musiciens de RIOT. On n’en doutait pas .. mais tous ces écarts, si pris individuellement étaient réussis, rendaient l’écoute de l’album difficile. Ca partait dans tous les sens et on était bien loin de l’homogénéité de « Thundersteel » et sa ligne directrice musicale claire et qui faisait sa grande force.
Un album à part dans la discographie de RIOT et qui demande du temps pour être apprécié.

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