ROADWOLF : « Unchain The Wolf » (c) 2020

ROADWOLF : « Unchain The Wolf » (c) 2020

Unchain The Wolf
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Publié: 27/11/2020

Décidément, 2020 aura été jusqu’au bout une année riche et passionnante en terme de découvertes musicales. Alors que je la pensais bouclée, voilà que 2 albums sortis en novembre / décembre ont capté mes oreilles ces 2 dernières semaines : le 1er album Glacier qui a finalement eu mes faveurs … et le 1er opus des autrichiens de Roadwolf. Autant les américains nagent en plein heavy metal épique d’une grande qualité, autant les autrichiens donnent dans le heavy / hard rock influencé par la NWOBHM anglaise et le Judas Priest du début des 80s. Rien de bien nouveau me direz vous mais ce n’est pas le plus important pour nous, fans de hard « traditionnel » .. mais par contre quand c’est si bien composé et interprété, on ne peut que plonger corp et âme dans cette musique remuante aux riffs à la fois tranchant et plein de groove, des soli et harmonies de guitares toujours bien placées, mélodiques et souvent plein de feeling, une section rythmique solide comme un rock dont cette basse très présente rajoutant au relief de ce heavy rock de qualité.
Ce « Unchain The Wolf » propose 10 brûlots mais étrangement commence par un « All Hell Is Breaking Loose » assez moyen et un peu poussif qui pourrait induire en erreur l’auditeur. C’est déjà beaucoup mieux avec le très réussi « Unchain The Wolf » rythmé et fédérateur, avec ces harmonies de guitares ici et là et bien entendu la voix de Franz ‘Franky’ Bauer dont le timbre de voix rappelle grandement celle de Rob Halford. Du reste le morceau n’aurait pas dépareillé sur « Defender Of The Faith » ou « Screaming For Vengeance ». Mais le disque prend vraiment son envol à partir du génial « M.I.A. (Missing In Action) » redoutable avec une hargne et un groove jusque là peu présent . Le tempo est plus rapide, le propos plus énervé et l’envie de secouer la tête devient irresistible .. et puis les autrichiens balancent un break inattendu et magnifique tout en feeling et rajoutant une dynamique bien venu au morceau .. pour mieux relancer la bolide et la pédale de double grosse fait son apparition. Et le chant Bauer colle tellement bien à ce brûlot !
Changement d’ambiance avec le très groovy « Roadwolf » mené avec cette mélodie de guitare bien sentie et ce riff très rock .. on pense un peu à Phil Lynott et puis encore une fois un break gorgé de feeling dans les guitares tout en touché, dans le chant de Bauer et toutes ces paroles clins d’oeil à plein de classiques du heavy et du hard rock. Impossible de ne pas taper du pied, d’avoir le sourire avec ce titre si lumineux et durant lequel la guitare de Valentin ‘Vali’ Strasser fait de vraies merveilles. Ca joue, ça groove comme pas possible. Et le groupe ne se relache pas une seconde et enchaine avec un « Straight Out Of Hell » épique heavy magnifique : ça commence avec un vent qui souffle, une cloche inquiétante qui sonne puis des guitares en harmonies à la « Phantom Of The Opera » résonnent (de même que le riff rappelle le célèbre morceau de Maiden). L’intro est magnifique avec cette guitare tout en feeling et en virtuosité .. puis le morceau part sur un rythme entrainant, le chant se veut plus en retenu et épique débouchant sur un refrain entêtant soutenu par un riff bien heavy. Un titre réussi contrastant avec les titres précédents car moins typé rock et plus dans une ambiance heavy et inquiétant. Une bien belle pièce !
« Curse Of The Gypsy » commence par des twins guitares de plus bel effet et le morceau lorgne de nouveau vers le grand Judas pour les riffs tranchant et la voix mais aussi vers Maiden pour toutes ces harmonies de guitares … mais c’est tellement bien fait qu’on leur pardonne et au contraire on applaudit à 2 mains tellement ça le fait : this is pure heavy metal !
« Turn It Loose » accélère le tempo et intégère de nouveau un petit côté heavy rock’n’roll excellent comme le faisaient si brillamment le Saxon des débuts ou Motorhead bien évidemment.
Et toute la fin de l’album emboite le pas avec des riffs bougrement efficace (« Never Surrender ») et des mélodies addictives, et ce côté hard rock’n’roll tellement remuant et donnant la patate (« Condemned To Rock » …. et sa fin avec une accélaration totalement jouissive en faux live !!!).
L’album se termine, on relève le diamant et on se retrouve avec un sourire sur le visage, avec le sentiment d’avoir passé un sacré bon moment et une envie irresistible de ré-écouter l’album.
Alors oui les autrichiens n’ont rien inventé et resservent des recettes depuis longtemps éprouvées .. mais c’est tellement bien fait, avec une telle conviction et un tel talent qu’on ne peut rien leur reprocher, et au contraire on ne peut que les remercier de perpétuer d’une si belle manière l’héritage si précieux des Judas Priest, Maiden, Saxon, AC/DC et co.
Un album rafraichissant à tout point de vue et qui donne une pêche d’enfer !

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