SCORPIONS : « Blackout » (c) 1982

SCORPIONS : « Blackout » (c) 1982

Blackout
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Publié: 29/03/1982

La fin des années 70s fut compliquée pour la bande à Schenker avec les tensions naissantes avec Uli Jon Roth puis son départ. Michael Schenker fut appelé en renfort en même temps que l’arrivée de Matthias Jabbs afin de sécuriser la sortie de leur très bon album « Lovedrive » qui voyait la 2nde naissance de l’arachnide. Le côté psyché et hendrixien des 1ers albums laissait la place à un hard rock accrocheur simple et sans fioriture confirmé avec le sous estimé et très bon « Animal Magnetism » l’année suivante. La popularité des allemands grimpait dans le monde entier dont la France où le groupe donnait déjà un bonne dizaine de shows par tournée et la sauce commençait à prendre aux Etats Unis. Le groupe et leur management sentaient que c’était le moment de plonger corps et âme dans la brêche du hard rock mélodique tendance FM ouverte avec « Lovedrive ». Tous les voyants étaient au vert mais le groupe eut de sacrées sueurs froides avec Klaus Meine qui faillit perdre sa voix et du se faire opérer d’urgence des cordes vocales, les autres musiciens ayant même songé à faire chanter Don Dokken sur l’album !
Mais il n’en fut rien et Meine put tenir le micro de la plus belle des façon sur ce 8ème album du groupe.
« Blackout » fil l’effet d’une bombe dans le paysage musical de l’époque et dynamisa la carrière des allemands qui devinrent des super-stars au pays de l’Oncle Sam (l’album fut certifié platine) et partout en Europe. Il faut dire que le groupe avait fait très fort en durciçant ici et là le ton avec des brûlots imparables bien heavy avec « Blackout » et « Dynamite » ou sur le moyen « Now! ». Schenker balançait des riffs tranchant et Meine s’égosillait comme jamais semblant ne jamais être passé si près de la retraite anticipée. Ce côté énervé était contrebalancé avec des pistes beaucoup plus mélodiques comme l’un de mes titres préférés du groupe, « No One Like You » et son riff de légende, « You Give All I Need », la belle ballade « When The Smoke Is Going Down » et arrivait même à étonner avec le lourd et zepplinien « China White ».
Il est évident que cet album est une réussite qui a fait adhérer des légions de hardos au groupe à sa sortie, aidé également par une pochette d’anthologie et marquante qui allait être associée durant des années au quintet. Cependant et contrairement à beaucoup, il ne sera jamais pour moi le chef d’oeuvre du groupe, la faute à quelques titres que je trouve soit insupportables comme « Can’t Live Without You », soit très moyens comme « Now! ». Heureusement les autres titres sont vraiment très bons mais ce petit déséquilibre fait que « Blackout » n’a jamais été dans le haut du panier pour moi, lui préférant « Love At First Sting », voire même « Animal Magnetism » et bien sûr les pépites des 70s avec « Fly To The Rainbow » en tête.
« Blackout » n’en reste pas moins un très bon album, ayant marqué son époque et toute une génération de hardos ayant découvert le hard avec cet opus.

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