SNOWBLIND : « Breakin’ Out » (c) 2021

SNOWBLIND : « Breakin’ Out » (c) 2021

Breakin' Out
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Publié: 29/01/2021

J’aime les plaisirs … simples dans la vie .. celle ci est bien trop courte pour ne pas saisir toutes les bonnes choses qu’elle nous procurre tous les jours … et ce sont souvent les meilleurs .. et bien c’est aussi ma façon de voir les choses avec la musique … elle doit me faire vibrer, me toucher, me donner envie de prendre ma guitare en carton, de gueuler les paroles …. quant au reste, hein .. vous savez ces pseudo histoires d’originalité, de nouveauté .. et bien pour faire simple, je m’en cogne. La musique ne se discute pas, elle se vie, se ressent au travers de nos sens. Tous le reste n’est que de la prose inutile. C’est ce que m’inspire depuis des semaines l’écoute de ce 1er album de Snowblind « Breakin’ Out » . Ce trio originaire de Colombie n’a certes pas inventé le fil à couper le beurre mais que leur musique et leurs compos font plaisir à écouter . Ces gamins ont tout compris et ne cherchent pas à faire une quelconque révolution mais juste s’éclater avec nous avec un heavy / hard rock accrocheur en diable dans lequel guitare / basse / batterie ont autant d’importance et le mix en témoigne et bien entendu cette voix juvénile pas exhubérente mais tellement sincère et qui va parfaitement avec cette musique.
Et ça démarre fort avec « Right To Rock » qui résume parfaitement la musique des colombiens : riffs superbement composés tapant dans le mille, une batterie qui me plait beaucoup car groovy sans en faire trop, bien loin des productions modernes dont le seul but et d’assomer l’auditeur avec une pédale de grosse caisse nous faisant saigner les oreilles .. et souvent sans âme. Plablo Velez balance des soli mélodiques et tout en feeling avec juste ce qu’il faut de notes, un petit break bien venu survient puis le morceau repart, n’oubliant pas un refrain efficace. Ces jeunes connaissent la chanson …
La basse est mise en avant dès le début du morceau suivant avec cette batterie au poil, puis ce riff bien senti lance ce « Under A Blood Red Skies » entrainant. La section rythmique est la grande force de ce combo car ça groove les amis et elle autorise des changements de tempo ici et là super bien venus, la basse de Mark se faisant bien entendre en étant bien bavarde … et tant mieux.
Surprise dès la 3eme piste car le groupe nous balance « Riot », un instrumental sur un tempo rapide avec ce riff heavy au son qui claque, les soli et mélodies de guitare se succèdent, les riffs également dans un déluge de metal en fusion nous replongeant au début des 80s … et pouvant rappeler justement un certain groupe de hard américain mené par Mark Reale.
Mr Velez a le sens du riff imparable, c’est une évidence lorsque que démarre le joyau de l’album « Succubus » avec cette guitare heavy, ce rythme galopant à la Maiden dans une ambiance inquiétante, ces changements de tempo à 3’30 où les riffs s’entrechoquent alors que le six cordiste place une belle série de soli … et puis quel refrain collant bien à cette ambiance sombre. 6 minutes vraiment passionnantes.
Le groupe sait se montrer plus direct comme sur le très bon « Breakin’out » qui conjugue toutes les qualités du trio et montrant tellement bien qu’il a compris ce que signifie « dynamique » et son importance pour donner du relief à sa musique.
Aucune baisse de régime, pas de ballade .. le groupe envoie la sauce avec toujours autant d’efficacité sur les 8 titres composant l’album et « Kissing Of Death » et « Explosive Love » ne dérogent pas à la règle et s’avèrent être excellents.
Ce 2nd opus du power trio se conclue par le heavy mid tempo « Snowblind » le bien nommé ayant un petit air de Black Sabbath dans sa 1ère partie avec ces riffs bien plombés, ces soli à la moitié du titre toujours bien dosés en notes … puis le tempo se déchaine à partir de 5 minutes, le chant également, le six cordiste riffe comme un possédé dans ce final surpuissant. Quelle belle conclusion !
Les 40 minutes de l’album passent à la vitesse de l’éclair, sans temps mort et sans que l’on puisse s’ennuyer une seconde. Le hard de ces colombiens donne la patate, le sourire car on se dit qu’ils ont tout compris .. : avec des bonnes compos, des riffs du tonnerre de Zeus et des mélodies addictives, cela suffit largement pour procurer un énorme plaisir aux auditeurs, à nous les fans de guitares en carton.
Snowblind respire l’authenticité et témoigne, pour moi en tout cas, de ce que doit être un bon disque de hard.
Un groupe à découvrir, à soutenir, vous ne serez pas déçus.

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