SURVIVOR : « Caught In The Game » (c) 1983

SURVIVOR : « Caught In The Game » (c) 1983

Caught In The Game
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Publié: 01/07/1983

Avant de me mettre à fond dans le hard vers 1985 avec Maiden, Accept, Scorpions, Metallica & co, l’un des groupes qui m’avait permis de faire les 1ers pas vers des guitares usant de la distorsion fut SURVIVOR et plus particulièrement cet album « Caught In The Game » sorti en 1983 et succédant à l’excellent « Eye Of The Tiger » ayant mis sur orbite le groupe. Je ne connaissais à l’époque que le 45t de la BO de Rocky III, single que j’avais eu à sa sortie, alors que je n’étais qu’au cm2. Rapidement ce sont les guitares avec ce son heavy et distordu qui m’avaient attiré dans la musique et logiquement, lorsque je tombai sur le 33t de « Caught In The Game » fin 84 / début 85, le souvenir de ce single de 1982 revint et je décidai de donner sa chance à cette galette bleue. Et quel album !! 35 ans après l’avoir acheté, je prends toujours un énorme plaisir à l’écouter. L’album du groupe ayant le plus un son « hard rock » principalement du à ce son de la guitare rythmique de Frankie Sullivan. Il s’agissait également du dernier album (malheureusement) avec le chanteur Dave Bickler avant l’arrivée de Jimi Jamison l’année suivante et l’orientation bien plus AOR sur « Vital Sign » (très bon néanmoins) ou les claviers prenaient clairement le pas sur les guitares. Les 2 premiers albums du groupe étaient excellents mais le groupe se cherchait encore un peu .. mais dans « Eye of The Tiger », le groupe s’était trouvé, jouant un hard fm mélodique mais toujours piquant grace à cette guitare, et un clavier présent mais en retrait et surtout cette voix fantastique et reconnaissable entre mille de Dave Bickler .. qui mena au succès colossal du single « Eye Of The Tiger » (6 semaines n°1 aux US !) ainsi que de l’album du même nom. Le groupe ne perdit pas de temps en enregistra un successeur suivant la même recette mais en améliorant l’ensemble et en durcissant légèrement le propos. Malheureusement, le succès ne fut absolument pas au rendez vous .. et c’est incompréhensible tant ce disque fait preuve de qualités et est gavé de hits.
Le 1er titre déjà donnant le nom à l’album … arff écoutez moi ce riff ! Il résume parfaitement ce que les américains vont nous servir durant les 10 titres de la galette : un hard fm très mélodique drivé par une guitare aux riffs acérés, un section rythmique en place avec une basse présente, un clavier en retrait et la voix magnifique et haute perchée de Dave Bickler.
Le groupe enchaine avec ce qui est l’un de mes titres favoris du groupe, le génial « Jackie Don’t Go » et sa mélodie tellement accrocheuse.Le clavier est présent au début du titre mais s’efface rapidement pour laisser la place au riff de Sullivan. Et puis ces lignes vocales … comment ne pas adorer ??
Le groupe avait démontré dans le passé son talent pour écrire des balades magnifiques et pleines d’émotion (« Ever Since The World Began ») et s’y essaie ici encore une fois avec succès avec le très beau « I Never Stopped Loving You » illuminé par un solo de guitare beau à pleurer.
Le tempo s’accélère avec « It Doesn’t Have To Be This Way » toutes guitares dehors et bien hard, avec un refrain renforcé par des choeurs typiques de l’époque et Sullivan assénant un solo bien senti et toujours mélodique.
Comme sur la plupart des titres, « Ready For The Real Thing » commence avec un clavier annonçant la mélodie puis la guitare bien lourde et heavy prend le relais pour un mid-tempo de 1er choix et une mélodie vocale entêtante et bien trouvée.
« Half-life » change un peu la donne, étant plus accès sur les claviers mais les interventions et mélodies de guitare sont magnifiques (de même que ce solo) pour un titre ayant une ambiance plus sombre et triste. Encore une réussite.
La fin de l’album s’approche et le groupe a gardé le meilleur pour la fin avec 2 pièces absolument géniales de hard rock mélodique où 2 musiciens vont briller de mille feux, Franckie Sullivan qui nous balance un riff monumental dès le début de « Slander », et Dave Bickler démontrant quel chanteur extraordinaire il était avec une voix si expressive. Les couplets sont jouissifs avec cette batterie donnant le tempo, ce riff de killer et ce chant donnant envie de lever le poing. Ici on n’est plus dans le hard fm mais un titre typiquement hard et vachement bien trouvé.
Ce 4ème album se termine par un magnifique « Santa Ana Winds », spendide pièce commençant calmement avec le piano de Jim Peterik , des mélodies de guitare ici et là et le chant tellement beau de Bickler avant une montée en puissance pour le refrain ou Sullivan dégaine un sacré riff heavy. Quel refrain !! Sur le solo, le guitare rythmique s’en donne à coeur joie montrant à quel point le groupe savait durcir le ton pour notre plus grand bonheur. Le final de cette pépite de hard mélodique est assez jouissif avec des soli sur fond de riffs tranchants.
Oui, vous l’aurez compris, je suis archi fan de cet album. A mi chemin entre un Toto et les groupes de hard de 80s, le groupe avait le cul entre 2 chaises à l’époque, peut être expliquant le manque de succès de l’album .. mais pour ma part, c’est ce qui rend ce disque si attachant et bon, ce aspect très mélodique contre balancé avec des riffs heavy de guitare et sublimé par cette voix unique de Bickler.
Je ne saurais que trop vous conseiller de jeter une oreille attentive à cet album (et cette fin avec ces 2 derniers titres ❤ ❤).

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