U.D.O : « Mean Machine » (c) 1989

U.D.O : « Mean Machine » (c) 1989

Mean Machine
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Publié: 10/01/1989

« Mean Machine » d’UDO est typiquement le genre d’album n’ayant pas la meilleure place dans la discographie de l’hurleur allemand car coincé entre 2 albums marquants, « Animal House » composé par Accept et sorti en 1987, et le magnifique « Faceless World » montrant une ouverture et une richesse musicale de la part d’Udo et ses musiciens.
Toujours est il que ce 2nd opus montrait vraiment pour la 1ere fois de quoi était capable le combo car entièrement composé par Udo et ses camarades d’armes , et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils avaient fait fort. L’ombre d’Accept plane un peu moins mais on restait toujours sur un heavy germanique ne faisant pas dans la dentelle et au contraire, l’album se veut plus speed et puissant qu’ « Animal House » qui envoyait déjà du bois, aidé par l’excellente et puissante production de Mark Dodson.
Pour arriver à ce résultat si brillant et inspiré (tous les titres sont hyper accrocheurs et hymniques), le chanteur blondinet a viré tous les musiciens présents sur le précédent disque excepté le prodige de la six cordes, Mathias Dieth. Derrière les fûts, cela bastonne sévère et on n’est pas étonné d’apprendre que c’est Stefan Schwarzmann (ex Running Wild, X-Wild, futur Accept …) qui envoie la sauce et de la double grosse caisse, à la 2nde guitare Andy Susemihl (ex Sinner), à la basse Thomas Smuszynski (ex Axl Rudi Pell et futur Running Wild) .. un line-up de tueurs et cela s’entend !
Le groupe a la rage et balance des speederies redoutables comme « Don’t Look Back » servi en 1er titre, le très bon « Painted Love » avec UDO crachant ses poumons et ayant toujours autant la rage, comme s’il n’avait pas pris une seule ride depuis « Breaker » ou « Restless & Wild », les nerveux au tempo enlevé comme « Dirty Boys » avec son refrain faisant mouche .. et aussi quels soli de Dieth montrant qu’il n’a rien à envier à Wolf Hoffmann, l’inquiétant et rythmé « Lost Passion » rappelant un peu le titre « Animal House » dans les couplets. L’ombre d’Accept ressurgit surtout sur des mid-tempi à l’accroche immédiate comme le génial « Break The Rules », l’un des tous meilleurs titres d’UDO … avec cette intro, ce riff de malade et que dire de ce refrain. Tout est parfait dans ce brûlot qui aurait eu largement sa place sur « Balls To The Wall ».
Rebelotte avec le très réussi « We’re History », ses gros choeurs et surtout ce solo de guitare et ses clins d’oeils classique.
Quand le tempo ralentit encore plus, Udo nous régale également comme sur l’entêtant « Streets On Fire » sur lequel le chanteur alterne une voix plus soft et sa voix passée au papier de verre, soutenu par des choeurs d’une équipe de rugby pour le refrain. Tout comme sur « Animal House », le chanteur allemand se fend d’une bien belle ballade, « Sweet Little Child » typique du chanteur ou de son ex groupe. Les interventions de guitares de Dieth sont une nouvelle fois splendides, pleines de virtuosité et toujours mélodiques. On note également un piano ici et là. Un bien beau titre (Udo a toujours excellé dans les power ballades).
Ce 2nd album d’U.D.O est un sans faute, sans aucun titre faible et avec une ribambelle de très bons titres témoignant de l’inspiration toujours au rendez vous et grandement aidé par des sacrés bons musiciens doublés de compositeurs de haut vol.
Même s’il n’égale pas son prédécesseur et son successeur, « Mean Machine » n’en reste pas moins une grande réussite et demeure dans le trio de tête des meilleurs disques solo du chanteur allemand.

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