W.A.S.P : « The Headless Children » (c) 1989

W.A.S.P : « The Headless Children » (c) 1989

The Headless Children
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Publié: 03/04/1989
« The Headless Children » de WASP sortait le 3 avril 1989 (j’avais acheté la K7 à sa sortie dans une vidéothéque à Arbois (Jura) .. comme quoi cela m’avait marqué !!!)
WASP a toujours était un groupe spécial et à part, un peu à l’image de son lunatique leader. Dans les 80s, le groupe était souvent assimilé à la vague glam des Motley Crue, Ratt, Poison & co mais leur musique était bien plus heavy et les musiciens envoyaient vraiment du lourd. Le 1er album du combo fit l’effet d’une bombe, et reste à ce jour l’une des pépites des 80s, gavée de classiques qui sont autant de hits :  » I Wanna Be Somebody », « L.o.v.e. Machine » (❤ ), « On Your Knees », « Sleeping (in The Fire) » etc ….. Le groupe donnait dans un hard / heavy d’excellente facture avec une énergie folle, une voix à part immédiatement reconnaissable entre mille. Après un départ canon, la suite fut un bon cran en dessous. Certains adorent « The Last Command » et « Inside .. », pour ma part, je les trouve juste .. moyens. Après un live très réussi (« Live In A Raw ») comprenant des inédits, on se demandait ce que Blackie et sa bande allaient pouvoir nous offrir en cette année 1989 (il y a 33 ans !!!). Le hard au sens large était encore au top et avait le vent en poupe mais bon nombre de groupes des 80s avaient calmé le jeux, excepté bien sûr les Guns. La réponse fut ce monstrueusement fantastique « The Headless Children » … oui rien que ça. Personne n’attendait le groupe à un tel niveau, avec une telle rage et .. aussi sérieux dans les paroles et le comportement. Finies les provocs de viandes fraiches et allusions sexuelles … le groupe abordait des sujets sérieux, les maux de la société de l’époque (drogue, guerre froide, les sans abris, etc …) et comme pour donner plus de poids à son nouveau discours, Blackie s’était attelé à écrire des compos moins simplistes et plus heavy que par le passé. Et dès le fantastique « The Heretic (The Lost Child) « , le ton est donné, c’est très heavy, les guitares ont bouffé du lion, Blackie est déchainé au chant et grosse surprise au niveau de la batterie, cela bastonne à tous les niveaux, la double grosse caisse est de sortie et donne une nouvelle dimension à la musique du groupe. Chris Holmes s’en donne à coeur joie, enchainant les soli en avalanches pour ce qui restera sa meilleure performance sur un album de WASP. Quelle sacrée entrée en matière ..et le reste est du même tonneau .. comme le génial « Thunderhead » tout autant énervé, rythmé par la batterie de Mr Banali (ex Quiet Riot). Quand le groupe ralentit le tempo, cela donne le sublime « The Headless Children » avec son riff d’anthologie avec en fond l’orgue magique de Ken Hensley (oui, Mr Uriah Heep !!!) ou sur la magnifique balade « Forever Free » avec son chouette solo et son final me rappelant un peu les sonorités d’un certain « Quadrophenia » (tiens donc !). Le groupe sait toujours donner dans les mid-tempo efficaces qui ont fait leur renommée comme sur les excellents « Mean Man » et « Rebel in the F.D.G » (arrf ce refrain !) mais le ton de l’album est au tempo rapide, comme sur les brûlots « The Neutron Bomber » et « Maneater » … le groupe avait vraiment la rage .. jamais il n’avait été aussi heavy et avec autant de hargne… qu’il aurait du consulter un … Doctor peut être comme l’évoquent les paroles de leur reprise dantesque du « The Real Me » des Who issu de …. « Quadrophenia ». Jamais une cover n’aura été autant réussie et appropriée .. quelle réussite !!
Un petit mot sur la pochette qui sortit en Amérique du Nord et du Sud avec parmi les personnages en tête du cortège l’Ayatollah Khomeini, et qui fut censurée dans le reste du monde, Khomeini étant remplacé par un membre du Klu Klux Klan !
Bref vous l’aurez compris, cet album est un chef d’oeuvre, ni plus ni moins, qui me met une énorme baffe à chaque fois que je l’écoute (comme en ce moment), avec les meilleures compos jamais composées par Blackie (avec celles de « The Crimson Idol » il est vrai), de loin le meilleur line-up qu’il ait eu et un son de folie, qui n’a pas vieilli d’un pouce. Sans hésiter mon disque préféré des américains (suivi de près par son successeur).

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