W.A.S.P : « The Neon God : Part 1 – The Rise » – (c) 2004

W.A.S.P : « The Neon God : Part 1 – The Rise » – (c) 2004

The Neon God : Part 1 - The Rise
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Publié: 06/04/2004

« The Crimson Idol », l’oeuvre ultime de Blackie Lawless, certainement l’aboutissement musicale de l’artiste américain mais aussi bien plus que cela … Blackie y avait mis tout ce qu’il avait ne s’imposant aucune limite pour créer le plus parfait des concepts albums … et il y était arrivé. Forcément après un tel chef d’oeuvre, bien difficile d’assurer des successeurs à un disque si riche, si complet et adulé par la Terre entière … Que faire quand on a atteint son but principal ? Clairement il avait du se sentir vidé et effectivement, les albums suivants avaient montré un Blackie désarçonné par son propre succès artistique. Il revint 3 ans plus tard avec une « Still Not Black Enough » peu convainquant malgré quelques bons titres, « K.F.D » marquant le retour de Chris Holmes mais à côté de la plaque avec ce heavy indus trop provoc dans les paroles et une musique peu mémorable … idem avec un « Helldorado » tiède et surtout avec des titres peu inspirés, un « Unholy Terror » renouant avec le son d’un « The Headless Children », avec des bonnes intentions et un début en fanfare (les 3 premiers titres) puis grosse baisse d’inspiration par la suite, un « Dying For The World » dans sa continuité mais trop brouillon et touffu pour être vraiment intéressant ..mais on sentait la bonne volonté de Blackie … et son acharnement paya avec l’album suivant, « The Neon God : Part 1 : The Rise », 1er volet d’un nouveau concept album cette fois ci plus sombre que « The Crimson Idol » avec un côté mauvais, sombre voire effrayant du protagoniste principal … et musicalement les américains revenaient clairment à la période « The Headless Children » / « The Crimson Idol » et cette fois ci enfin avec succès, car OUI, la qualité, l’inspiration, le talent des musiciens étaient au rendez vous pour donner le meilleur album du groupe depuis Crimson et s’inscrivant carrément parmi les meilleurs albums du groupe. Dès l’instrumental ouvrant l’album, « Overture », le ton est donné : orgue hammond, guitares rageuses et heavy rappelant « The Heretic (the lost child) », qualité des riffs, changement de rythmes … ça démarre de la plus belle des façon, avec en prime un section rythmique rappelant forcément les Who avec ces roulement de toms de Banali, cette basse si présente et jouissive à la Entwistle.
Le groupe a eu la bonne idée d’insérer tout au long de l’album des intermèdes / transitions musicales du plus bel effet aérant la musique et donnant plus de profondeur à ce concept album. Et les enchainements sont parfaits comme ce court acoustique « Why Am I Here » avant le très bon « Wishing Well » typique du meilleur de Wasp enchainé directement avec l’une pépites de l’album, l »épique « Sister Sadie (And the Black Habits) » et ses quasi 8 minutes avec une 2nde partie vraiment excellente pouvant rappeler le génial « Thunderhead » et un final qui l’est tout autant avec ses « hé hé hé » et son solo placé comme il faut.
Le court « The Rise » reprend le thème musical récurrent de l’album avec un Blackie émouvant et touchant comme jamais sa voix si expressive également dans l’intermède « Why Am I Nothing » tout en retenu avant d’ouvrir en grand sur l’autre pépite du disque, « Asylum #9 » où la voix du chanteur est remplie de colère et est agressive exprimant toute la haine de son personnage accompagnée par un déluge de soli de Darrell Roberts bien réussis. « The Red Room of the Rising Sun » est un peu différente avec une sonorité des guitares inhabituelles mais excellentes. L’une des grandes qualités de Blackie a toujours été de savoir composer et interpréter des balades splendides .. Sleeping (In The Fire), « Forever Free », « Hold On To My Heart », « Miss You » et d’autres … et c’est encore le cas ici sur le poignant « What I’ll Never Find », chantée de façon si juste et avec des soli à foison encore une fois spendides de Darrell Roberts. Les autres pistes continuent avec cette dualité émotion / rage dans un parfait équilibre jusqu »à la dernière piste, le spendide « The Raging Storm » qui conclut l’album de la plus belle des façons, démarrant calmement avant une montée en puissance et en émotion avec un Blackie impérial … une alternance de passages calmes et plaintifs et de moments tout en puissance vocale du chanteur, l’ensemble faisant forcément penser au génial « Love Reign O’er Me » qui terminait le cultissime « Quadrophenia » des Who… magnifiquement beau.
Alors OUI, l’album rappelle ses ainés « The Crimson Idol » et « The Headless Children », certains diront qu’il s’agit d’un manque d’originalité … mais pas pour moi .. bien au contraire, quand un disque est si sublime, le boulot et la qualité de composition et l’interprétation des musiciens si justes, on ne peut que dire bravo et simplement écouter et prendre un immense plaisir à l’écoute de cette nouvelle pépite de Blackie. Dommage que le 2nd volet soit un beau plantage à tous les niveaux .. et bien incompréhensible tant ce 1er volet était réussi.
Un disque donc à réhabiliter pour bon nombre de hardos, qui je pense, avaient laché le groupe à cette époque et étaient passés à côté de cette perle.
Jetez vous dessus et donnez une 2nde chance car il vaut vraiment le coup

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