W.A.S.P : « WASP » (c) 1984

W.A.S.P : « WASP » (c) 1984

Wasp
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Publié: 17/08/1984
1984 était une année faste en sorties de qualité de galettes de heavy metal (« Powerslave », « Defender of the Faith », « The Last In Line », « Métamorphose » etc …) mais aussi de hard rock. La vague hard US avait débarqué avec Motley Crue et Twisted Sister 2 ans auparavant suivis par Quiet Riot, Ratt. Twisted Sister venait de sortir l’excellent « Stay Hungry » et voilà que débarquait un nouveau trublion qui allait faire parler de lui rapidement et mettre le bordel dans la classe !
Déjà cela commençait bien avec ce nom … W.A.S.P … abréviations détournées de White Anglo-Saxon Protestant de quoi se mettre à dos d’entrée de jeu tous les organismes religieux aux US …. et quand en plus le groupe ne cachait guère la signification de ces nouvelles lettres .. « We Are Sexual Pervers » … vous imaginez le mouvement de panique chez les mères de familles conservatrices de l’époque !
Et ce n’était que le début … car le 1er single du groupe n’allait pas arranger les choses puisqu’il se nommait « Animal (i fuck like a beast) » !! Sans parler de sa pochette plus que suggestive !
Pas de doute possible, le leader du groupe Blackie Lawless savait y faire pour créer le buzz .. et il faut dire que l’époque s’y prêtait bien ! Du reste, je pense que WASP avait du être l’élément déclencheur de la création du P.M.R.C (Parents Music Resource Center), organisme ricain de censure crée par 4 femmes et surveillant chaque sortie d’album et collant le fameux autocollant « Parental advisory » si elles estimaient que les paroles pouvaient heurter les chastes oreilles …
Le décor était planté et le chemin dégagé et préparé pour la sortie du 1er album de groupe, du coup attendu comme le … messi de la provocation … et nous ne fûmes pas déçus tellement cette 1ere offrande était …jouissive (décidément !) à tous les niveaux. Par contre 1ère surprise,, la maison de disques avait cédé et avait réfusé d’inclure le titre polémique « Animal … » (cette erreur fut réparée que … 14 ans plus tard avec son inclusion dans la ré-édition de 1998) … La pochette montrait les musiciens avait un look d’hommes préhistoriques et barbars avec en fond un pauvre gars ayant subi les joies d’une machine à torture …et reflétant bien la musiques des américains. Car il faut bien dire que la bande à Blackie était énervée avec une énergie et une hargne à revendre. Nous étions dans un registre bien plus heavy que les autres groupes de la vague hair métal des Motley et Ratt à laquelle on voulait rattacher (à tord !) W.A.S.P.
L’entame avec « I Wanna Be Somebody » résume tellement bien le disque : tempo rapide, guitares heavy à souhait dégainant de riffs accrocheurs, section rythmique au taqué et puis cette voix écorchée mais si addictive de Blackie hurlant des mélodies venimeuses ….comme ce refrain entêtant en Diable. Et le chanteur / bassiste est bien entouré notamment par un Chris Holmes qui déjà descendait des soli de folie, courts mais tellement bien sentis. Dès le 2nd titre, le groupe nous assène un coup fatal avec tout simplement l’un de leurs chef d’oeuvre, le génialissime « L.O.V.E Machine » véritable hymne à la débauche et transpirant le sexe par toutes ses notes .. En 4 petites minutes, Blackie balance un condensé de tout ce qui fera le succès du groupe .. rythme soutenu, ligne vocale hyper accrocheuse tout en restant agressive, riffs heavy et refrain fédérateur. Et puis la vidéo associée à ce titre sortie à l’époque … arfffff … autant vous dire qu’elle avait fait de l’effet à l’ado que j’étais !! Et cette galette est une succession de hits heavy accrocheurs, tantôt plus mid tempo comme « B.A.D » ou le génial « Tormentor » (rappelant du reste le Twisted Sister de « Stay Hungry »), tantôt véloce comme la pépite « Hellion », « On Your Knees » ou bien rythmé sur « The Torture Never Stops » et « School Daze » (avec en intro les élèves récitant le serment d’allégence au drapeau américain .. terminant par un  » ..And Justice For All » 😉 ). Dans tous les cas, tous ces titres sont autant de perles réussies donnant envie à chaque écoute de prendre sa guitare en carton ! Enfin le groupe montrait également au monde qu’il avait néanmoins un coeur et était capable de pondre une ballade .. et quelle ballade !!
Au travers de « Sleeping (in the Fire) » Blackie démontrait déjà quel grand compositeur et quel magnifique interprêtre il était, capable de chanter avec tellement d’émotion et de conviction. Alors attention ballade mais néanmoins bien heavy car les guitares assènent quelques riffs bien sentis … on est loin du côté sucré d’un « Home Sweet Home » !
En 10 titres, W.A.S.P marquait l’histoire du hard à jamais avec ce qui reste l’un des tous meilleurs albums du genre .. oui rien que ça. Le groupe avait sur ce disque une hargne, une énergie, une envie d’en découdre et une inspiration folle mise en musique dans des titres tellement accrocheurs et addictifs. Oui je suis archi fan de cet album .. mais comment peut il en être autrement ? Le 1er chef d’oeuvre de Blackie Lawless.

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