SLAYER : « Seasons Of The Abyss » (c) 1990

SLAYER : « Seasons Of The Abyss » (c) 1990

Seasons Of The Abyss
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Publié: 09/10/1990
Le 9 octobre 1990 sortait « Seasons Of The Abyss » de SLAYER.
Et quel album. Je ne suis pas le plus grand fan du groupe mais il y a 3 albums des américains que j’ai toujours adoré : « Show No Mercy », « South Of Heaven » et donc cette offrande qui était arrivée dans les bacs dans une année chargée en sorties (« PainKiller » de Judas Priest, « Rust In Peace » de Megadeth, « Light Camera .. » de Suicidal Tendencies etc …).
Ce qu’il y a d’intéressant avec la 1ère décennie de carrière de SLAYER, c’est que chacun de leurs albums était différent de son prédésseur mais avait toujours en commun une grande qualité de composition et une inspiration de tous les instants.
Après un 1er album encore grandement influencé par la NWOBHM mais d’une violence bien présence qui laissait présager de la suite, un « Hell Awaits » malsain au possible, un « Reign In Blood » condensé de violence pur et ultra rapide, un « South Of Heaven » au contraire heavy, lent mais d’une classe incroyable, les maîtres du thrash débarquaient en cette annee 1990 avec un disque résumant parfaitement leurs 2 précédents albums, à savoir un mix de titres thrash et rapides à souhait et de titres heavy, lents, malsains.
Dès le 1er morceau « War Ensemble » on se revoit plonger 4 ans en arrière. Mais quelle claque, la double grosse caisse de Lombardo va à une vitesse incroyable, les riffs de Hanneman et de King dévastent tout sur leur passage tandis qu’ Araya s’égosille …. « Sport the WAAAAAAAAAR » ! Un titre d’une puissance et d’une violence incroyable prenant tout son sens en live, à ranger à côté d’un « Angel Of Death » (et puis ce relentissement au milieu du titre pour mieux repartir par la suite ❤ ).
Dès la 2nde piste « Blood Red » annonce la couleur et sa volonté de varier les plaisirs. Le titre est lent avec un riff de guitare tellement bien trouvé .. et les 2 guitaristes balancent des vrais ( 😛) soli bien sentis. Un titre simple mais d’une efficacité redoutable avec toujours un Lombardo impérial derrière ses fûts.
Suit l’une de pépites de l’album, legénial « Spirit In Black » réunissant les 2 « univers » musicaux du groupe : dans sa 1ère partie, le rythme n’est pas très rapide mais les riffs sont lourds, agrementés encore une fois d’excellents soli puis à la moitié du titre, break puis grosse accélération et le titre se transforme en brûlot thrash et speed ébouriffant. Mais quel morceau !
Sur les 2 titres suivants, SLAYER vont nous replonger dans le meilleur de « South Of Heaven » avec d’abord le très bon « Expendable Youth » avec un riff sacrément bien senti par King mais c’est surtout la pépite « Dead Skin Mask » qu’on retiendra, avec son intro parlée, son ambiance glauque comme pas possible, son rythme lent mais cadencé par la double grosse caisse de Lombardo et ce chant tellement jouissif d’ Araya et ce refrain qu’on se prend à fredonner .. un véritable hymne thrash rappelant « Mandatory Suicide » du disque précédent.
« Hallowed Point » réveille les headbangers avec son tempo rapide typique du groupe, et avec un ralentissement un fin de titre au poil. Le groupe aime alterner les tempi et balance un lent et rampant « Skeletons Of Society » excellent avec un bon refrain. La fin du disque est un peu moins mémorable excepté le title track « Seasons In The Abyss », pièce essentielle du disque et de la discographie du groupe. Après une longue intro heavy en tempo lent avec arpèges et harmonies de guitares, le titre démarre sur un riff heavy à souhait et une ligne de chant d’Arraya plus travaillée que d’habitude, moins hurlée également mais toujours avec ce côté malsain. Un moment tout en retenu mais tellement bien composé et interprété.
Définitivement pour moi un grand album du groupe, qui avait appris à se poser pour proposer un disque pouvant plaire à tous leurs fans. Certains avaient reproché cette approche quelque peu consensuelle, mais me concernant, je suis toujours passé outre tellement cet opus est d’une grande qualité proposant parmi les meilleures compos du groupe. En cette année 1990, SLAYER rassurait son monde et montrait qu’ils restaient les maîtres incontestés du thrash.

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