SOULCASTER : « Maelstrom of Death and Steel » (c) 2020

SOULCASTER : « Maelstrom of Death and Steel » (c) 2020

Maelstrom of Death and Steel
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Publié: 28/08/2020
La musique , c’est formidable. Allez savoir pourquoi on va adorer « Show No Mercy » de Slayer et 1 heure après s’écouter tranquillement un « Maggot Brain » de Funkadelic et enchainer avec un « Open The Gates » de Manilla Road pour conclure sur une morceau de salegy malgache. Tout ne s’explique pas … comme notre sensibilité et certaines choses qui nous font craquer sur un morceau, une musique. Il n’y a rien de mathématiques ou de scientifique la dedans .. et heureusement. La musique, l’art est quelque chose d’irrationnel qui peut toucher la sensibilté de certains jusqu’à les faire pleurer et en faire vomir d’autres.
J’ai eu cette refléxion est ré-écoutant tout à l’heure ce tout 1er EP des belges de Soulcaster …car je suis certain que bon nombre ne comprendront pas mon engouement pour leur musique mais heureusement d’autres me suivront.
En effet de prime à bord, la prod et le parti pris du mixage peut rebuter … les guitares bien mises en avant au détriment des autres instruments, la voix bien en retrait .. et en parlant de la voix d’ Andreas Stieglitz, elle peut dérouter car franchement pas marquée du sceau de la puissance lyrique qu’on rencontre souvent dans le heavy metal … mais justement c’est tout cela qui donne du charme à ces chansons qui sont en plus superbement bien composées et il en ressort une identité certaine, même si on pense bien sûr aux américains de SUMERLANDS dans le son des guitares et le type de chant, ou encore mais un degré un peu moindre ETERNAL CHAMPIONS ou SLOUGH FEG. Là je pense que j’ai éveillé la curiosité de certains 😉 . SOULCASTER propose donc un heavy metal épique et racé mais pas si facilement abordable si on n’est guère habitué aux musiques atypiques de groupes pré-cités ou encore à MANILLA ROAD. Dans le cas contraire, c’est difficile de ne pas succomber car finalement l’accroche des mélodies est bien présente dès la mélodie de guitare de « Truthless Of Shinovar » (qui a dit « Wasted Years » ?) …enchainé par un riff sacrément heavy et cette voix lointaine qui me touche et donne une ambiance toute particulière à la musique des (du) belges. Ce titre est rythmé et entrainant en diable et on distingue malgré tout une basse au son sec, la batterie est tout sauf monolithique, les roulements de toms se succèdent, la pédale de double grosse caisse intervient par moment.
Andreas S. a clairement le sens du riff comme le montre l’entame de « Shardbearer », titre mid tempo et bougrement accrocheur qui possède un belle accélaration à 2min avec des soli bien sentis et mélodiques avec en fond en déferlement de riffs. Difficile de résister aux 3’30 de « The Wretch » avec toujours au 1er plan ces riffs de guitares véritable ciment de la musique de Soulcaster et donnant leur identité, ce côté guerrier et conquérant.
Sur « The Heretic’s Apprentice », l’aventure se poursuit sur un terrain plus épique en mode cavalcade au niveau des riffs et du rythme donnant sur un magnifique break à la moitiée du titre plus posée ou les guitares sont à la fête .. mais c’est pour mieux relancer les guerriers.
Cet EP de 22 minutes se termine sur une pièce plus en nuances, lente et progressive .. commençant par des arpèges de guitares électriques inquiétantes durant 1 minute avant qu’une batterie martiale arrive enchainant roulements sur roulements de toms… le titre progresse en même temps que l’histoire narrée / chantée par Andreas S. qui c’est inspiré pour cet EP de l’oeuvre « Stormlight Archive » de Brandon Sanderson (10 nouvelles décrivant un monde fantastique avec des peuples différents à l’instar de ceux du monde de Tolkien .. , dont certains pratiquent certaines formes de magie comme les .. Soulcasters). Passé les 2 minutes le titre prend une autre tournure et se transforme en une course frénétique avec des riffs sacadés et bougrement heavy, une section rythmique donnant le tempo rapide .. et au dessus de tout cet orage des soli de guitares mélodiques magnifiques et tout en touché .. Ce titre nous embarque et ne nous lache plus jusqu’à la fin.
Après 5 titres vraiment superbes, le rideau tombe et il faudra attendre, on l’espère, un 1er album longue durée pour connaître la suite de ces histoires héroïques et fantastiques mis en musique de la plus belle des manières.
Andreas Stieglitz (qui au passage est l’un des 2 guitaristes des excellents Speed Queen) a réussi son pari avec cette oeuvre très personnelle et réussie en tout point. Elle ne plaira clairement pas à tout le monde mais pour peu que vous fassiez abstraction des idées préconcues sur le heavy, vous pourriez prendre un pied énorme en découvrant un nouvel univers musical propice au voyage, à la découverte et donnant le sourire

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