CHEMIKILLED : « Aftermath » (c) 2021

CHEMIKILLED : « Aftermath » (c) 2021

Aftermath
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Publié: 30/07/2021
Il y a des fois des mystères dans la sphère du hard .. tenez, prenez par exemple l’album des américains des CHEMIKILLED « Aftermath » sorti en format numérique il y a déjà 4 mois et en cd début novembre … et bien je ne trouve aucune chronique sur le web .. ce qui à l’heure du tout dématérialisé est tout bonnement hallucinant d’autant plus que cet album est très bon. Je ne me l’explique pas, est il tombé dans une faille spatio-temporelle ? A t il été blacklisté ?
Et pourtant cette galette a tout pour plaire aux heavy metalleux que nous sommes. En un peu plus de 40 minutes et 11 titres, les américains ont produit un disque d’une grande qualité évoquant plus d’une fois un QUEENSRYCHE bodybuildé de l’ère Todd LeTorre surement à cause du chant et de la voix Tommy Thompson puissante et toujours mélodique, par les harmonies vocales doublées sur les refrains et les mélodies rappelant le combo de Seattle. Cependant les riffs sont bien plus heavy limite thrash comme sur ce « Judgement Day » servi en 1ere titre sur en tempo enlevé et dont la puissance est accentuée par l’excellente prestation de Jonas Schütz à la batterie martellant des coups de pédale de double grosse caisse du plus bel effet. Un sacré bon morceau faisant penser à mix de QUEENSRYCHE et d’ ICED EARTH. Ce qui frappe tout au long de l’album, c’est la facilité qu’a le groupe à pondre des riffs très puissants couplés à des mélodies imparables et très bien trouvées comme sur le très bon mid-tempo « Altermath ». Le groupe cherche l’efficacité maximale dans chacun de ses titres et ne s’embarasse pas de bavardage inutile et c’est flagrant sur « The Offering » (non mais mais écoutez moi ces riffs puissants comme pas possibles) sur « Sleeping in the Grave » ou sur le vélode « Angels Fallen ». Le côté Queensryche ressort des les titres plus envoutants (mais gardant toujours un côté sacrément heavy) comme le très réussi « Walk the Line » ou le magnifique « I Am Tomorrow » sur lequel le groupe s’essaie à un peu plus de contrastes avec des couplets plus posés et le refrain sur lequel l’artillerie lourde débarque tout en gardant ce côté mélodique auquel les américains tiennent beaucoup. Et quand le groupe touche au sublime, cela donne ce « War Within » concluant l’album de la meilleure façon possible, rappelant encore une fois le quintet de Seattle mais pour le coup, ce titre enterre tout ce qu’a fait Queensryche depuis très longtemps (attention j’adore « The Verdict » ne vous méprenez pas) avec Tommy Thompson absolument royal dans ce morceau heavy et aussi inquiétant, avec une pointe de mélancolie. Quelle réussite.
Un mot également sur la prod et le son dantesque, d’une puissance phénoménale (écoutez moi ces guitares rythmiques heavy en Diable et tranchantes commes un sabre) et qui met en valeur les 11 pistes de ce « Aftermath ». L’autre point fort de cet opus est qu’il ne recèle aucun titre faible ou baisse de régime. Tous les titres sont très bons et d’une (grande) qualité équivalente .. avec le dernier morceau (« War Within ») un peu au dessus du lot.
Une sacrée bonne surprise que cet album, et j’espère que la presse spécialisée internationale (et française !!) y accordera de l’intérêt car ce serait vraiment malheureux qu’il n’ait pas plus d’échos !!
Si vous aimez Queensryche, Iced Earth mélangeant un heavy metal n’oubliant jamais la mélodie et des riffs thrashisant, ce disque est pour vous !

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