SAXON : « Unleash The Beast » (c) 1997

SAXON : « Unleash The Beast » (c) 1997

Unleash The Beast
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Publié: 10/05/1997

Pas évident de chroniquer un disque de SAXON … le groupe ayant un vingtaine d’albums studios à son actif .. tout a été dit sur leur musique … en grande majorité du bien .. et ce n’est que justice car le groupe inspire le respect, avec cet archarnement à sortir tous les 2/3 ans un album, à rester droit dans leurs bottes avec un heavy burné depuis 30 ans après leur période FM. Retour en arrière donc .. dans les 90s … après un « Destiny » qui avait fini de perdre leurs fans (dont votre serviteur), le groupe se remit en question et revint à leurs racines musicales, un heavy rock’n’roll couillu avec le très bon « Solid Balls Of Rock » en 1990 .. mais on sentait toujours des envies ici et là de garder le bout du pied dans le plus léger et radiophonique sur quelques titres … et cela fut le cas sur les « Forever Free » et « Dogs Of War », même si le groupe durcissait le ton … Il semblait que cette volonté de ne pas lacher complétement les chevaux était du fait de Graham Oliver qui de plus s’impliquait de moins en moins dans le groupe. La séparation fut inévitable et le guitariste fut remplacé par Doug Scarrat .. et honnêtement on ne perdit pas au change tant son implication aussi bien dans la composition que dans l’interprétation fit faire un groupe un sacré bon en avant sur ce « Unleash The Beast » .. C’est bien simple, cette galette sortie en 1997 est tout simplement l’un des meilleurs albums de SAXON.
Rarement le groupe n’aura été aussi consistant sur toute la durée d’un album … car là les titres de grande qualité s’enchainent les uns après les autres, apportent tous un petit quelque chose qui le rend accrocheur, sympathique donnant envie de le réécouter .. et franchement, cela n’a pas été le cas sur beaucoup d’album du groupe sur lesquels on avait toujours un lot de titres dispensables.
Ca démarre très fort avec le speed et heavy « Unleash The Beast » .. quelle claque d’entrée de jeux et .. puis on remarque de suite ce son excellent, puissant mais toujours typé heavy anglais malgré la nationalité allemande du producteur Kalle Trapp.
Le riff de « Terminal Velocity » annonce la pépite de l’album, un putain de hit heavy rock’n’roll qui nous replonge à l’époque de « Strong Arm Of The Law » ou de « Dallas 1PM ». Et puis quel groove insufflé par le jeu de batterie Nigel Glockler !!!
Cela faisait longtemps que les anglais ne nous avaient pas pondu un tel titre !
Et croyez vous que la qualité va redescendre ? Oh que non comme en témoigne le génial « Circle Of Light » et son riff heavy, le chant inquiétant de Biff Byford … et la double grosse caisse qui résonne.
L’une des très grandes qualités de « Unleash The Beast » est sa diversité … pas le temps de s’embêter car chaque titre est dans un style / ambiance différent .. après une speederie, un titre de hard facon 80s, un titre heavy et inquiétant, le groupe nous délivre un titre épique dont il a le secret avec « The Thin Red Line » .. et qu’il est bon ! La basse y est très présente et entêtante, les guitares en nuances, en retenu au début puis explosent au moment de ces soli magnifiques et bien sûr ce chant parfait de Biff qui délivre une performance absolument parfaite sur tout l’album (peut être l’une de ses meilleures). Quel superbe morceau, du grand SAXON épique comme on aime.
« Ministry Of Fools » commence avec des guitares étonnantes mais tellement bien trouvées prouvant une volonté de proposer des nouvelle choses, certainement aidé par la fraicheur de leur nouveau guitariste. Le titre est entrainant, la mélodie fait mouche, la batterie avec toujours ce swing faisait vraiment du bien aux morceaux. Un titre à la fois heavy et très mélodique très bien composé.
C’est vraiment la fête …et « The Preacher » s’y mêle avec ce riff simple et tellement efficace rappelant les débuts du groupe, et puis cette mélodie imparable .. ce break bien trouvé sur fond d’arpèges de guitare pour repartir avec un solo bien senti …un titre tout en dynamique et qui montre un groupe en pleine possession de ses moyens, de son inspiration au top. Quel superbe titre encore une fois.
SAXON sort les griffes sur le brûlot rapide « Bloodletter » .. ça riffe, Biff chante comme un damné et le groupe ouvre les gaz en grand !
Le côté plus moderne du groupe apparaît sur « Cut out the Disease » heavy, inquiétant …mais n’oublie jamais le feeling comme ce solo de guitare beau à pleurer, cet intermède acoustique bien trouvé …pour mieux marquer le contraste dès que le riff bougrement heavy revient. SAXON nous embarque avec ce titre.
La seule accalmie de l’album arrive avec la ballade « Absent Friends » .. qui dénote avec le reste de l’album, sonnant très Def Leppard. Mais les interventions des guitaristes et ce solo gorgé de feeling permet au titre de rester au niveau.
Ce 13eme album des anglais se termine comme il avait commencé, avec un brûlot bien speed, l’excellent « All Hell Breaking Loose » qui pour le coup nous ramène à l’époque de « Wheels Of Steel », c’est sacrément heavy mais toujours une touche rock’n’roll et un sens du riff enstampillé UK ou NWOBHM tellement jouissif. Impossible de mieux terminer l’album que ce titre !!
SAXON avec « Unleash The Beast » faisait très fort car les 10 titres sont tous absolument dantesques et montrait un groupe totalement libéré, sûr de ce qu’il voulait, lachant les watts sans plus aucune contrainte et le résultat fut un album à ranger à côté de « Wheels Of Steel » ou « Strong Arms Of the Law ». Car oui cet album est un chef d’oeuvre, le dernier très grand disque du groupe (et quelle magnifique pochette !!!) avec « The Inner Sanctum » qui sorti 10 ans plus tard.

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