SACRED : « Fire To Ice » (c) 2025

SACRED : « Fire To Ice » (c) 2025

Fire To Ice
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Publié: 10/01/2025

La musique est un éternel recommencement. Certains vieux grincheux restent campés dans leurs 80s persuadés que plus rien ne valable n’est sorti depuis cette époque, bénite il est bien vrai, alors qu’un paquet de jeunes groupes aux dents longues, bourrés de talents se démènent pour proposer une musique cinq étoiles inspirée des groupes qui leur ont fait découvrir et adorer la musique. Ceux que vivent ces jeunes combos, et bien nos gloires du passé, les Maiden & co avaient vécu exactement la même chose à leurs débuts.
Cette fois ci, je vais m’attarder sur les suédois de Sacred ayant sorti leur 1er album « Fire To Ice » l’année dernière. Et je dois bien dire que ces jeunes hommes ainsi que leur 1ère offrande sont bluffants. La musique des suédois évoquent tour à tour QUEENSRYCHE, RIOT, IRON MAIDEN, HELLOWEEN avec une pincée de power metal européen, tous les titres sont hymniques et bougrement accrocheurs comme « Into The Night » servi en apéro démarrant par ces belles harmonies de guitares des duellétistes Christoffer Cederstrand et Jonatan Hallberg avant de partir sur un tempo rythmé. On est surpris d’entrée de jeu par la qualité du son et de la prod : chaque instrument ressort très clairement dans le mix, la basse de Robin Utbult (ex AIR RAID, VICIOUS RUMORS) a du volume et se faire entendre, ce qui a toujours pour effet de donner du relief à la musique, les guitares rythmiques sont heavy et un son bien crunchy, la pédale de double caisse se fait déjà entendre et puis bien entendu il y a ce chant, cette voix de fou et de toute beauté de Gustav Blide évoquant Todd Michael Hall .
Le tempo s’accélère sur « Gateway to the Gods », la double pédale claque vite, les riffs sont tranchants, le refrain hyper accrocheur avec la voix doublée, les guitaristes se et nous régalent avec des soli plein de virtuosité mais toujours mélodiques. On n’est pas loin ce que fait le RIOT V des derniers albums. A noter qu’on a souvent dans les titres du groupes une mélodie de guitare venant s’ancrer dans notre cerveau, et que c’est bon !
Sur « Wasting Away » Blide crève le plafond des aigus avec sa voix impressionnante tandis que le riffing des 2 six cordistes rappellent un peu Maiden . Le refrain est cette fois ci plus mélodique. Si vous aimez les passes d’armes entre 2 solistes façon Smith et Murray, vous allez être gatés dans ce titre !
Changement d’ambiance avec l’épique « On the Verge of Becoming a Shadow ». Les arpèges d’une guitare acoustique introduisent le morceau sur lesquels Gustav Blide pose sa voix magnifique, la basse de Robin Utbult entre en jeu et rajoute à la texture de ce moment de bravour avec quelques descentes de manches bien sympa. Ce mid-sympo s’installe, les riffs débarquent, le chant de Blide nous amène jusqu’à un refrain très bien trouvé. Difficile de ne pas penser à QUEENSRYCHE quand les gars de Seattle se la jouaient épique. Les suédois ont du talent et cela s’entend sur cette magnifique pièce qui durant 7 minutes nous régale les cages à miel.
Le tempo s’accélère avec « Caught in a Snowstorm » : quelle intro avec ces twin guitares et ce faux départ porté par la voix Gustav Blide avant que le morceau parte de façon plus rythmé. Les riffs et mélodies de guitares fusent avec un petit côté Helloween.
« Tyrannical Warfare » est lancé par un Pontus Andrén déchainé derrière ses futs puis par un chouette riffing heavy des 2 guitaristes.
Le refrain de ce titre est juste diabolique, entrainant et il est difficile de ne pas lever les points vers le ciel. Le break de basse nous rappelle forcément le Boss et Maiden, tout comme les riffs de guitares tout droit sortis de la période 1984-1986 mais avec un son actuel et bien claquant. Et puis il y a toujours une ligne de mélodie du guitare qui arrive et qui me fait tomber à genoux. Ils savent y faire !
Nouvelle accélération avec le très bon « Nights of Madness » sonnant plus heavy US notamment sur ce refrain bien catchy.
Le title track « Fire To Ice » est le parfait résumé de la musique de SACRED, et aussi le titre plus accrocheur et représente pour moi le hit de l’album : mélodies, émotion, riffing, rythme. Un morceau destiné à cartonner en live !!
Ce déluge de riffs et mélodies en or se terminent avec un gros morceau, « The Flying Dutchman » introduit par un orage puis par un riff en mode cavalcade maidenien (qui a dit « Rime of the Ancient Mariner » ?). La 1ère mélodie chantée par Gustav Blide est étonnante avec un petit air de celle du « Montségur » de Maiden.
Un très bon morceau dans lequel les 2 guitaristes balancent de chouettes soli jusqu’à un break très Maiden mené par la basse puis par ces harmonies de guitares à la « Blood Brothers ». Magnifique, il n’y a pas dire, les musiciens sont doués et savent y faire pour taper dans le mille !
En bonus, les suédois nous offrent une reprise fabuleuse du « Queen of the Reich » de QUEENSRYCHE vraiment bluffante et survitaminée avec Gustav Blide impressionnant atteignant sans problème les notes hautes perchées que chantait Geoff Tate sur le légendaire 1er EP des américains en 1983.
SACRED a frappé un grand coup avec ce 1er album carte de visite, d’une qualité rare pour les débuts d’un jeune groupe. Et du reste le Sweden Rock ne s’est pas trompé l’année dernière en les mettant à l’affiche ! Si vous êtes fans du heavy classe de Queensryche, du riffing à la Maiden et du chant à la Riot, n’hésitez pas une seule seconde et jetez vous sur ce bijou.

 

1. Into the Light 06:24
2. Gateway to the Gods 04:30
3. Wasting Away 04:28
4. On the Verge of Becoming a Shadow 06:58
5. Caught in a Snowstorm 05:38
6. Tyranical Warfare 05:26
7. Nights of Madness 04:36
8. Fire to Ice 04:12
9. The Flying Dutchman 07:48
10. Queen of the Reich (Queensrÿche cover) 04:31
54:31:00