BON JOVI : « Slippery When Wet » (c) 1986

BON JOVI : « Slippery When Wet » (c) 1986

Slippery When Wet
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Publié: 18/08/1986
Arrff le beau Jon ….il a été souvent été sujet à contreverses dans les rangs des hardos de l’époque, ceux se clamant fans de hard, le vrai, le pur et dur, celui de Maiden, de Metallica, Slayer ou Accept … pas cette « soupe » de Bon Jovi …. mais en cachette lorsqu’ils rentraient chez eux le soir, je suis certain qu’ils s’enfermaient dans leur chambre et écoutaient en cachette ce « Slippery When Wet » et gueulaient les refrains, essayaient de refaire avec leur voix l’intro à la talk-box de « Livin’ On A Prayer » et s’égosiller sur le « Shot Through the heart and you’re to blame ! ». Et j’étais un peu comme eux .. J’avais acheté le 33t (non censuré) à sa sortie .. et je ne savais pas du tout à coup à quoi m’attendre .. mais je me disais que malgré son étiquette hard FM pour gonzesses, le fait de le voir dans hard rock Mag devait bien signifier que la musique des américains devait avoir quelque chose à voir avec du hard !

Et effectivement, ce recueil de hits possédait un atout de taille en la personne de Ritchie Sambora dont les riffs de guitare sonnaient résolument hard et contre balançait avec le chant très soft de Jon. Et c’est flagrant dès le 1er titre lorsque déboule le riff de Sambora sur le génial « Let It rock », succédant à une intro magnifique et grandilocante au clavier. On est frappé dès le départ par le son / prod énorme de Bruce Fairbain (et mixé par un certain … Bob Rock !) … ça pète à tous les niveaux avec un équilibre parfait, le chant de Jon se veut moins sucré que par le passé et quelle ampleur donnée aux choeurs ! Quel contraste avec la prod des 2 premiers albums, dont le son reste bien ancré dans le début 80s alors que celui de « Slippery … » n’a guère vieilli je trouve. La qualité de la galette est d’une constance assez bluffante, même si « Without Love » a tendance à m’agacer et l’équilibre entre titres rocks et ballades est bien trouvé .. mais dans l’ensemble, il en ressort un disque résolument rock avec une pêche incroyable et une bonne humeur contagieuse. Ainsi l’album débute avec d’entrée de jeu 4 titres énergiques dont les plus « hard » sont « Let It Rock » et « Social Disease » (arrf cette intro …bandante !! et puis ce riff de Ritchie !!) alors que « You Give A Love .. » et « Livin’ On A Prayer » sont 2 pépites de hard FM calivrées radio .. mais c’est tellement bien faites, accrocheuses en diable …La 1ère balade est splendide (« Wanted Dead Or Alive ») et n’a rien à avoir avec une miévrerie parlant d’amour … mais d’un titre évoquant plutôt le ressenti de Jon et la solitude qu’il peut rencontrer lors des interminables tournées (et bien il sera servi en concerts car doublant le nombre de shows par an dès la tournée de 86/87 !!!!), sur une ambiance western avec une superbe mélodie et parties de guitares acoustiques avant qu’une montée en puissance débarque au moment du solo métallique éblouissant de Sambora . Un sans faute jusque là. Il n’en sera pas de même avec la face B, rendue bien moins mémorable la faute à 2 balades dispensables et trop mièvres pour moi (« Without Love », « Never Say Goodbye »). Mais heureusement cette 2nde face de la galette est sauvée par 3 excellents titres au tempo relevé comme le très rock « Raise Your Hands » avec encore une fois un Sambora riffant comme il faut, le véritable garant du côté hard des titres, le plus mélodique « I’d Die For You » et le final enlevé « Wild In The Streets » prouvant que le groupe sait faire parler la poudre quand il le faut.

Il en résulte donc un album vraiment très bon ayant marqué son époque et les 80s (4 semaines en tête du Billboard US et 12 milions d’exemplaires vendus au final aux US !!) et qui fit connaître également le groupe en Europe (passage au Zénith de Paris en décembre 86 .. puis tête d’affiche à Donington en 87 !). Certes on reste loin du heavy et d’autres styles plus extrêmes, mais cet album avait plu à énormement de hardos parce qu’il restait avant tout rock et pas une usines à balades ou à titres guimauves.
Et c’était un exploit pas mince que d’arriver à toucher le coeurs de ces grosses brutes de hardos que nous étions ! Marrant car j’ai découvert depuis (ces dernières années) que bon nombre de chevelus, pourtant fans de death metal ou de thrash, adorent le 1er album du groupe dont la pépite « Runaway » et son clavier addictif .. comme quoi !
Un disque qu’il m’arrive d’écouter encore de temps en temps, preuve qu’il a passé l’épreuve du temps sans problème et sa qualité n’est pas à remettre en cause.

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