DANZIG : « Danzig » (c) 1988

DANZIG : « Danzig » (c) 1988

Danzig
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Publié: 30/09/1988
Ce nom résonnait pour certains à l’époque car Glenn Danzig s’était fait connaitre dans Misfits et Samhain dans les 80s …puis Metallica les mit sous le feu des projecteurs au moment de la sortie de ce 1er album, James portant des tee shirts du groupe, et interprétant des titres du groupe en live.
Alors à quoi devait on s’attendre avec ce 1er opus ? Du punk rock à sauce Misfits ? Et bien pas franchement … Danzig proposait un mix original de heavy metal lourd avec par moment des riffs à la Black Sabbath partageant ce côté sombre et ce penchant pour l’oculte, mais aussi un goût prononcé pour le blues … mais un blues sacrément plombé …et le tout dominé par la voix hors norme de Glenn Danzig oscillant entre Jim Morisson et le Elvis !
Et la formule marche à plein régime et débouche sur des sacrément bons morceaux comme le heavy blues jouissif comme pas possible « She’s Ride » porté par ce rythme et ce groove insufflé par la batterie de Chuck Biscuits et cette guitare au son épuré mais efficace de John Christ .. et bien sûr ce chant hallucinant et habité de Glenn… suivi de cette pépite « Soul on Fire » difficilement qualifiable .. rock, hard, heavy .. mais on s’en fout tellement c’est excellent … avec ces légers cuivres durant le refrain. La musique du quatuor pouvait se faire plus hard comme sur les 2 premiers titres d’ album « Twist Of Cain » ou « Not Of This World » avec toujours ce côté inquiétant dans la musique, ou alors bien plus heavy comme sur « Am I Demon » en rythme enlevé ou « The Hunter » très réussi ou encore très hard rock’n’roll comme sur le remuant « Evil Thing » … et bien sûr il y a l’hymne absolu de Danzig, « Mother », absolument fantastique à tout point de vue avec un Glenn Danzig au somment de son art avec ses lignes de chant de folie.
Un mot également sur le prod et le son de l’album juste parfait et qui tranchait des autres productions de hard de l’époque toujours surproduites et exhubérantes. Ici c’est l’inverse et Rick Rubin proposait une prod minimaliste où chaque instrument possède un son sec, naturel donnant à l’ensemble un côté brut et très direct (il en sera de même sur son successeur).
Un 1er disque très réussi, original et qui donnait une bouffée de fraicheur dans un paysage musical US noyé dans le hard à paillettes. Et ce n’était que le début car 2 ans plus tard, les américains allaient accoucher de leur chef d’oeuvre.

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