DREAMCATCHER : « The Road So Far » (c) 2021

DREAMCATCHER : « The Road So Far » (c) 2021

The Road So Far
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Publié: 05/11/2021

Quand la passion et la détermination sont là, rien semble pouvoir nous arrêter .. et c’est la réflexion qu’on peut avoir en regardant le parcours de Chris Garrel leader de DREAMCATCHER, combo de heavy/thrash parisien qui fête leur 20 ans de carrière cette année. Deux décennies, ce n’est pas rien et le chemin ne fut pas de tout repos pour Chris qui malgré bon nombre de galères a réussi à sortir un EP et 2 albums et s’apprête à dévoiler son nouvel opus intitulé « The Road So Far » attérissant dans les bacs le 05/11/2021.
Et pour ce 3ème album, Mr Garrel a décidé de remettre en question l’approche musicale de son attrapeur de rêves qui jusqu’à là proposait un heavy metal sombre, alambiqué avec des incursions dans le thrash ici et la, et je dois avouer que cette musique me perdait notamment par sa compléxité et son manque d’accroche. Et ce serait faux de ne pas avouer que j’appréhendais un peu la 1ère écoute de cette 3ème galette …. mais au bout de la grosse trentaine de minutes que dure « The Road So Far », le quatuor m’a mis une grosse baffe ! Et pour cause, les musiciens ont décidé de changer pas mal de choses dont la principale étant de simplifier leurs morceaux, et de les baser avant tout sur leur efficacité immédiate, leur accroche aussi bien dans les mélodies que dans les riffs. Encore fallait il y arriver … et c’est le cas grace certainement en partie aux 3 nouvelles recrues qui apportent un grand plus dans la musique du groupe et dans son interprétation parfaite. On reconnait toujours Dreamcatcher grace notamment à la voix caractéristique de Chris et aussi cette ambiance toujours un peu noire mais cette fois, chaque morceau va à l’essentiel comme ce « Faster Higher Stronger » servi en apéritif . 3min20 et et pas une seconde de plus … commençant par ce riff original, puis cette basse d’Alexx Quesne bien présente dans le mix puis les roulements de toms de batterie de Thierry Thuane lançant le titre avec ce riff bougrement heavy de Bastien Lemoine. La mélodie vocale de Chris est efficace dans les couplets et le refrain nous embarque .. que de changements … que c’est bon et le soliste se permet quelques mélodies de guitares originales ici et là sur cette critique du « toujours plus » que semble vouloir nous imposer la societé actuelle dans notre boulot, dans le sport etc .. Pas le temps de reprendre notre souffle que le riff surpuissant de « It’s Good Day To Die » est craché dans les enceintes. C’est entrainant, le tempo enlevé, Chris se concentre sur des mélodies allant droit au but et qui du coup font mouche. Le refrain avec ces « ohhh » est imparable et fera un malheur en concert. A 2min10 un petit break survient avec cette basse nous vrillant les oreilles avant un solo à la sonorité légèrement orientale et bien senti. 2 titres en 7 minutes, alors que cela était avant la durée d’un seul titre, voilà qui change … et c’est tant mieux. Pas une seconde d’ennuie et quelle sacrée bonne façon de commencer l’album !
Les 1ères secondes de « Thunderbird » contrastent avec ces arpèges de guitares, ces légères cymbales, cette voix grave et inquiétante de Chris .. mais c’est pour mieux être surpris par un riff super heavy de Bastien avant que le tempo s’accélère pour le refrain encore une fois très accrocheur et efficace. Les couplets restent très puissants et lourds où la puissance des guitares nous brise le coup durant cette histoire fantastique d’un oiseau géant.
Et l’une des nouveautés de ce « nouveau » Dreamcatcher est sa capacité à pondre des hits heavy … et « The Woman In White » en est assurement un. Du riff lançant le morceau en passant par la mélodie vocale parfaite de Chris jusqu’à ce refrain addictif … il n’y a pas à dire, le déclic a bien eu lieu chez les parisiens qui changent de division avec cet album. Et que dire de ces choeurs en fin de morceaux qui présagent de concerts très chantant et vivant ! Quel titre ! Et ce n’est pas fini car « The Man Would Be God » s’enchaine sans temps mort sur un tempo rapide avec une nouvelle fois Bastien nous régalant d’un excellent riff sur lequel il vient poser une belle mélodie de guitare. Un titre aux paroles inquiétantes sur un scientifique voulant se prendre pour Dieu et ressuciter le corps des morts … et cette folie est entretenue par ce break acoustique durant lequel la voix de Chris incarnant ce  faux Dieu humain nous glace le sang. Un très bon titre au refrain imparable.
« Whitechapel 1888 » se rapproche un peu de l’ancien répertoire du groupe et je dois avouer que je le trouve en dessous du reste de l’album mais ce léger passage à vide est vite oublié grace au 2nd hit de l’album, le génial « The Phoenix Will Rise » entrainant comme pas possible à la fois par ce riff et cette mélodie vocale de Chris durant les couplets avant que le morceau soit mis sur orbite par ce refrain tellement bien trouvé .. « Out Of The Fire .. Back To Life » .. The Phoenix Will Rise … Rise Again ! » .. impossible de rester calme à son écoute …on ne peut que gueuler ces phrases, lever le point et sécouer la tête !
Voici que la conclusion de l’album arrive déjà avec un morceau magnifique, « The World Is Falling Apart » commençant comme une belle ballade avec ces arpèges de guitares, cette section rythmique toute en retenue et cette voix grave et remplie de mélancolie de Chris .. que c’est beau …. mais c’est le calme avant la tempête car le morceau s’emballe sur un tempo rapide, toutes guitares dehors avec ces riffs rapides et cette mélodie vocale de Chris collant parfaitement. Ce titre me fait penser à ce que faisait Blaze Bayley sur son album « The Man Who Would Not Die » mélangeant heavy très puissant et speed avec des parties toutes en émotion. Un titre magnifique.
Pour être franc, je n’étais par forcément parti avant l’écoute de l’album, pour en faire une chronique, les précédents opus du groupe m’ayant laissé de marbre … mais là … comme quoi il faut toujours donner sa chance à la musique et bien l’écouter .. car  on n’est jamais à l’abrit d’une belle surprise, et ce « The Road So Far » en est une bien belle ! Un dernier mot sur la production et le son au top de l’album très naturel, organique mettant en valeur tous les intruments dont cette basse souvent aux avants postes.
On notera les 3 bonus présents en fin du disque, une version et interprétation très personnelle de « Silent Night » renommé « Silent Bloody Night » et deux versions acoustiques bien chouettes d’anciens titres du groupe, « Mother Earth » et « Dreamcatcher ».
Bravo les gars !

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