RAINBOW : « Ritchie Blackmore’s Rainbow » (c) 1975

RAINBOW : « Ritchie Blackmore’s Rainbow » (c) 1975

Ritchie Blackmore's Rainbow
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Publié: 04/08/1975
Le 1er joyau de RAINBOW sortait le 4 août 1975… Ca commence à dater …mais absolument pas la musique qui n’a pas pris une ride et est toujours aussi belle et majestueuse.
Pour se remettre dans le contexte, Deep Purple avait sorti un bon « Stormbringer » dans lequel Blackmore avait moins participé et avait laissé les nouveaux arrivants s’exprimer (Coverdale et Hughes) .. pensant déjà à une carrière solo .. en tout cas le guitariste l’avait certainement en tête lors de la tournée « Stormbringer » dont la 1ère partie était assurée par un certain groupe ELF dont le chanteur n’était autre que Ronnie James Dio … Il recruta carrément tous les musiciens de ce groupe pour enregistrer son album, en pleine tournée avec Deep Purple … et ce qui devait arriver .. arriva .. Blackmore quitta le groupe peu de temps avant la sortie officielle du 1er Rainbow, limogeant au passage tous les musiciens d’ELF ayant enregistré le disque à l’exception de Dio.
Dès ce 1er opus, Blackmore frappe fort avec des morceaux magnifiques sublimés par la voix fantastique, puissante et si expressive du Lutin à la voix d’or. Cela commence sur les chapeaux de roue avec le puissant « Man On The Silver Mountain » devenu par la suite un incontournable des concerts du groupe mais aussi du groupe solo de RJ Dio, DIO. Quel riff entrainant d’entrée de jeux ! La suite n’est pas mal du tout avec un « Self Portrait » simple mais accrocheur. Petit bémol et baisse de régime avec la cover « Black Sheep of the Family » pas des plus trançandantes … mais le niveau remonte et affole même les compteurs avec le 1er chef d’oeuvre de l’album, le sublime « Catch The Rainbow » où le talent de Dio explose à la face du monde tant son interprétation est belle et émouvante. Et que dire des parties de guitare del maestro Blackmore .. quel touché, quel feeling avec des notes si expressives. Impossible de ne pas avoir le frisson à l’écoute de cette pièce d’orfèvre !
La face B démarre avec un excellent « Snake Charmer » rythmé et à la mélodie envoutante et dans lequel Blackmore en met plein les oreilles. Quel immense guitariste .. qui semble totalement libéré et pouvant s’exprimer pleinement pour notre plus grand plaisir !
On pensait la qualité à son summum atteinte sur la face A avec « Catch The Rainbow » .. et bien non, le groupe remet cela .. et même pour moi, le surpasse avec le joyau « Temple Of The King » dans un style différent, moins bluesy, légérement folk et ambiance celtique par sa mélodie, par les parties de guitares tellement belles de Ritchie B. .. qui encore une fois n’en fait pas des tonnes mais place juste ce qu’il faut de notes pour les rendre essentielles, magiques et d’une telle efficacité émotionnelle. Et puis que dire de la performance vocale toute en nuance et retenue de RJ Dio. L’un des plus beaux morceaux (ballade si vous voulez) jamais composés et magistralement interprétés.
Après avoir atteint l’apothéose sur ce titre, forcément le titre suivant semble pour le moins léger et peu mémorable. Non pas que « If You Don’t Like Rock ‘n’ Roll » soit mauvais, mais il est tellement en dessous des autres pépites de l’album qu’on a tendance à vite l’oublier.
Par contre, le groupe relève le défis encore une fois pour nous en mettre plein les esgourdes, et il est largement atteint tant « Sixteenth Century Greensleeves » est réussie. Seulement 3 petites minutes, mais tellement riches et de qualité : tout d’abord ce riff qui claque et surtout cette performance hallucinante de RJ Dio qui lache les chevaux pour l’une de ses toutes meilleures performances vocales … quelle voix et quelle classe … et encore une fois et comme pour montrer qui est le maître à bord, Blackmore sublime le titre de ses soli magnifiques et ses autres interventions guitaristiques ici et là tellement inspirées et bien trouvées.
L’album se termine d’une bien belle façon avec une cover du « Still I’m Sad » des Yardbirds et je la trouve vraiment excellente, Ritchie s’en donnant à coeur joie, et en faisant une si bonne version qu’on aurait pu croire à un titre de Rainbow.
Vous l’aurez compris, malgré 1 ou 2 petits défaults, cette 1ère offrande de Rainbow n’en demeure pas moins un chef d’oeuvre, qui en plus est produite par Martin Birch et aidant au succès artistique de cet album. Un disque indispensable tout comme ses 2 successeurs, l’age d’or du groupe où le groupe avait laissé libre cours à leur génie, à leur talent de compositeur sans limite et sans arrières pensées mercantiles.
Un must à posséder absolument !!!

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