DIRE STRAITS : « Making Movies » (c) 1980

DIRE STRAITS : « Making Movies » (c) 1980

Making Movies
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Publié: 17/10/1980
Mon initiation à la musique a commencé à peu de choses près en même temps que mon entrée en collège en 1983, en écoutant majoritairement les 33t de mes soeurs, enfin certains et ceux ayant une fibre rock : cela allait de Bruce Springsteen, U2, Alan Parson Project, Marillion, pas mal de groupes anglais de new wave comme Spear Of Destiny, Echo & The Bunnymen, The Alarm, Pales Fountain ….et en 1985, une de mes soeurs m’offrit un billet pour aller voir un groupe anglais dans le magnifique Théatre Antique d’Orange (nous habitions à 15 km de là), Dire Straits. Ils étaient inconnus pour moi au bataillon mais ma soeur avait 3 albums : le dernier « Brother In Arms », un double live « Alchemy » et « Making Movies ». Je décidais donc de découvrir la musique du groupe que j’allais voir en concert, et jetais mon dévolu sur la disque à la pochette rouge, « Making Movies » … et qui reste mon disque préféré du groupe.
Après un 1er album prometteur contenant leur 1er hit et pépite « Sultan Of Swing » et d’autres bons titres comme « Down To The Waterline » ou  » In The Gallery », un 2nd bien chouette assez proche du 1er avec peut être une meilleure constance (mais cela dépend des goûts) avec des pépites comme « Once Upon A Time In The West », « Where Do You Think You’re Going », « Lady Writer » et son petit air à la « Sultan Of Swing » ou l’entrainant « Single Handed Sailor », le groupe passe la vitesse supérieure avec « Making Movies », malgré le départ de David Knopfler. Le groupe va recruter un nouveau guitariste rythmique Sid Mcginnis et un clavier en la personne de Roy Bittan, issu du E-Street Band rien moins que ça ! Dans l’ensemble, la musique se durcit légérement avec le côté Dylan et épuré des 2ers efforts mis de côté pour une musique plus rock et plus accrocheuse, en n’hésitant pas à allonger les titres pour laisser libre court au talent de composition de Mark Knopfler entouré de musiciens très talentueux, comme l’entrée en matière fabuleuse, « Tunnel Of Love » tellement jouissif musicalement avec les parties de guitares uniques de Mr Knopfler, se lançant dans des duos magniques avec le piano de Roy Bittan. Les 8 minutes du titres sont passionnantes, entrainantes dans la 1ère partie de la chanson avant un break tellement beau suivi d’une reprise allant crescendo avec soli de guitare et piano. Dans mon top 3 de mes titres préférés du groupe … Le titre qui m’avait grandement marqué en 1985 lors de sa 1ère écoute fut « Romeo & Juliet », une ballade belle à pleurer avec son intro à la guitare acoustique (celle argentée qu’on voit sur la pochette de « Brother in arms »), ce chant, cette prononciation unique et si attachante de Knopfler …Un pur joyau que ce titre. Et le reste de l’album est à l’avenant de ce début en fanfare … avec le sous-estimé et enjoueur « Skateaway » et ou le génial « Expresso Love » avec son intro au piano et riff de guitare si réussis avant que ne démarre le titre de façon bien rythmé, toutes guitares dehors avec toujours ce clavier / piano jouant avec la guitare pour notre plus grand plaisir. Pas un seul titre faible sur cet album, qui continue avec un titre plus calme « Hand in Hand » et prenant, pour reprendre en nervosité avec « Solid Rock » portant bien son nom .. quelle énergie ! Le disque se termine de façon assez originale avec « Les Boys » dans une ambiance cabaret, terminant la palette de petits « films » des plus réussis proposés par Dire Straits.
Un disque qui m’a grandement marqué à l’époque, par l’énorme talent de compositeur et de guitariste de Mark Knopfler qui sortait pour la 1ère fois de sa zone de confort (du reste il avait quitté le groupe souhaitant faire un album solo pour mettre en musique toutes ses idées et ne pas en rester à la musique des 2 premiers disques) en laissant plus de place aux claviers et cela ouvrant à des titres plus riches, plus longs et passionnants. La suite allait confirmer cela avec le génial « Love Over Gold ». Etrangement ce « Making Movies » est souvent délaissé au profit des 2 premiers ou alors de « Brothers In Arms » (pour moi le plus faible des disques de Dire Straits) alors qu’il mérite bien mieux.
Pour moi donc un chef d’oeuvre, un album charnière dans la carrière du groupe et dont les versions en concert seront sublimées comme sur « Alchemy ».

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