IRON MAIDEN : « Powerslave » (c) 1984

IRON MAIDEN : « Powerslave » (c) 1984

Powerslave
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Publié: 03/09/1984
Le 3 septembre 1984 sortait l’album ultime, le meilleur disque de tous les temps du meilleur groupe de heavy metal metal que le monde de la musique ait enfanté, « Powerslave » d’IRON MAIDEN.
Je sais, je peux paraître excessif .. mais que voulez vous, il m’est totalement impossible d’être objectif tant j’aime cet album qui fête cette année ses 36 ans !
Un album (avec Live After Death) qui a bouleversé ma vie alors que j’étais seulement agé de 13 ans, qui est à l’origine de ma passion pour cette musique le hard, qui n’a jamais arrêté de me suivre durant toutes ces longues années de collège, de lycée, d’école d’ingé puis durant ma vie professionnelle et privée, me menant même à l’organisation de concerts et d’un festival de hard !
Pour se remettre dans le contexte, les anglais avaient le vent en poupe, tournaient de façon intensive depuis la sortie de leur 1er album et venaient de terminer une tournée mondiale couronnée de succès les ayant fait passer au statut de star au pays de l’Oncle Sam avec leur 1er disque de platine aux US (pour « Piece Of Mind ») et leur 1ère tournée en tête d’affiche dans les plus grandes arenas US (dont le fameux Madison Square Garden de New York, archi sold out avec plus de 18.000 fans déchainés !). De plus, le groupe avait enfin trouvé un line-up stable avec l’arrivée de Nicko McBrain à la batterie et pour la 1ère fois depuis leurs débuts allaient enregistré un 2nd album d’affilé avec le même line-up.
Déjà le 1er contact avec cet album se fait avec sa pochette, celle du 33t bien entendu 😛 … absolument magnifique. La précédente de Riggs avait été un peu décevante mais cette nouvelle incarnation d’Eddie en statue de pharaon dépassait tout ce qu’on aurait pu espérer. Déjà quelle idée fantastique et puis le rendu est à couper le souffle. L’oeuvre de Riggs regorge de petites allusions et de détails dans son dessin pour le plus grand plaisir des fans. La mascote du groupe anglais continue son évolution et après sa naissance, sa jeunesse d’assassin, ses jeux avec le Diable puis sa lobotomie, Eddie se voyait embaumé et transformé en momie ! Pauvre Bête !
Musicalement, le groupe trouvait une certaine stabilité et confirmait l’engagement de tous les musiciens dans le travail de composition. Ainsi on retrouve un juste équilibre entre les compos composées seules par Harris et celles composées par la paire Smith / Dickinson et cette fois ci 2 compos écrites seules par Dickinson .. une 1ère dans le groupe !
Ce qui frappe d’entrée de jeu avec ce disque, c’est le son et la prod fantastique de Martin Birch. Jamais le producteur anglais n’aura réussi aussi bien à capturer l’énergie du groupe et leur donner un son sacrément heavy et accrocheur, avec ce son crunchy des guitares rythmiques, avec un mix vraiment parfait que le groupe ne retrouvera plus (malheureusement) par la suite. Ce 5ème album démarre sur les chapeaux de roues avec la bombe hyper rapide « Aces High » avec son intro mythique avec les guitares de H et de Murray en harmonies avant une course ou plutot un vol de Spitfire joué à 200 à l’heure. L’un des titres les plus heavy et speed jamais enregistrés par le groupe, avec un Dickinson enragé dans les couplets et puis de refrain ou the Air Siren atteint des sommets avec sa voix. Et puis les 2 guitaristes tirent des rafales de soli d’une efficacité redoutable, sur cette histoire narrant les exploits des pilotes anglais durant la Batailles d’Anglerre où Spitfires anglais et Messerschmitt Bf 109 allemands se livraient une bataille acharnée en 1940/1941.
Pas le temps de respirer que le riff connu de toutes et tous de « 2 Minutes To Midnight » crache dans les enceintes. Ce titre n’est pas loin de représenter la perfection absolue, montrant ce que doit être un putain de hit de heavy metal : à la fois heavy et entrainant et donnant envie de prendre sa guitare en carton. Ce morceau est irresistible, tant par le riff que par la mélodie chantée par Bruce de façon vindicative (sur un sujet grave, la menace nucléaire ..on était en pleine guerre froide) .. sur les couplets, le pré-refrain durant lequel le tempo ralentit un peu et puis ce refrain qu’on hurlera par milliers aux concerts du groupe. Mais le titre ne s’arrête pas là et débouche sur un pont totalement bandant avec ces parties de guitares de H et de Murray avant que les soli ne s’enchainent sur un rythme qui s’accélère.
Etrangement, le groupe nous envoie un instrumental dès le 3ème titre, il se fond parfaitement avec le reste des morceaux et
l’enchainement ne choque pas. Titre heavy et véloce durant lequel les guitaristes vont s’en donner à coeur joie, il s’agira également du dernier instrumental inclus dans un album de la Vierge de Fer. Un très bon instrus composé par le Boss, à ranger aux côté des superbes Transylvania et Genghis Khan.
Dickinson avait étonné son monde en montrant qu’il pouvait être également un grand compositeur comme l’avait démontré le génial « Revelations » sur l’album précédent.
Et le brûlot « Flash Of The Blade » confirme ce talent. Mais quel titre, très speed et heavy, avec des couplets durant lesquels la voix de Bruce se fait grave et agressive avant d’exploser dans les aigus durant le refrain tellement accrocheur .. et puis le point d’orgue est certainement ce break avec toutes ces couches de guitares en harmonies absolument superbes et assez uniques. L’un de mes titres préférés du groupe.
Le rythme ne faiblit pas et la face A se termine par un heavy et rapide « The Duellists » (encore une histoire d’épées !) des plus réussis avec un refrain épique à souhait, une énergie de chaque seconde et une partie instrumentale où les duellistes H et Murray nous régalent encore une fois de leurs harmonies et soli absolument magnifques. « Powerslave » est certainement, avec « Somewhere In Time », l’album regorgeant le plus de parties de guitares (soli / harmonies etc ..) des 2 guitaristes anglais. Un régal !
On retourne la galette et l’entame de la face B se fait avec un nouveau brulot, « Back In The Village » composé par Dickinson et Smith, évoquant la suite de « The Prisoner ». Un titre décrié par certains mais pour ma part, je le trouve génial. Comment ne pas résister à ce riff de guitare tellement entrainant, à ces lignes vocales à la fois mélodiques et puissantes de Bruce ?? Le groupe était au zénith de son inspiration !
Avec l’épique « Powerslave », Dickinson prouve définitivement qu’il est l’un des plus grands chanteurs /compositeurs de son époque. Tout est fantastique dans ce titre, avec cette ambiance égyptienne dans la sonorité des guitares, ces choeurs mystiques, ce rythme atypique .. cette ambiance sombre tout le long du morceau…jusqu’à ce break calme tellement beau avec ces guitares puis cette reprise heavy jouissive durant les soli.
Comme pour les 2 albums précédents, « Powerslave » se termine par un gros morceau, un titre épique composé par Steve Harris .. et ici il ne s’agit pas de n’importe lequel …mais plutôt d’un des chefs d’oeuvres du groupe, « Rime Of The Ancient Mariner » et ses quasi 14 minutes. Basé sur la nouvelle de Samuel Taylor Coleridge (dont certains extraits narratifs sont inclus dans la chanson), ce titre est passionnant du début à la fin et bougrement heavy sur un rythme enlevé. Cette calvacade nous embarque sur ce bateau à la dérive parmi ces marins mourrant et maudits par une malédiction. Bruce brille de mille feux sur cette pièce chantant avec tellement de conviction et d’entrain avec sa voix à fois puissante et lyrique, la basse du boss et ses tagadataga maltraite nos oreilles tandis que les guitaristes balancent ici et là des mélodies bien senties. Le break de quasi 2 minutes est inquiétant avec en fond ces bruits de craquements du bateau .. cette montée en puissance où tous les instruments arrivent les uns après les autres .. jusqu’à l’explosion finale tellement heavy débouchant sur une succession de nombreux soli, d’harmonies tous plus beaux les uns que les autres. Jamais le groupe n’était arrivé à une telle perfection dans l’épique ! Un titre que je rapproche du génial « Halloween » dans l’esprit … toujours heavy du début à la fin et jamais ennuyeux, bien au contraire et qui prend encore plus d’ampleur joué en live.
Vous l’aurez compris, j’adore et je suis archi fan de cet album, de sa 1ère note à sa dernière note. Contrairement à pas mal de fans, je ne trouve aucun titre faible .. bien au contraire tous sont absolument géniaux faisant de « Powerslave » mon album préféré du groupe mais aussi tous groupes confondus. A noter qu’il s’agit certainement de l’album le plus heavy et le plus speed des anglais. La fin d’une époque pour le groupe, celle du heavy metal pur et dur car dès « Somewhere In Time », le groupe allait calmer le jeu et explorer d’autres contrées musicales avec réussite.
En tout cas, « Powerslave » aura marqué les esprits enchainé avec une tournée monstreuse de 190 dates avec certainement la plus belle production / scène que le groupe ait jamais eu avec ces décors égyptiens, ces Sphinx, ces momies, cet Eddie gigantesque ….
Chacune des 8 pistes est un joyau, une pierre précieuse méritant d’être élevée au panthéon du heavy metal. Bien sûr Maiden avait sorti 4 premiers albums vraiment très bons, parmi les meilleurs du genre .. mais pour moi, ce « Powerslave » est l’aboutissement des premières années d’un groupe au sommet de son talent, de son inspiration, de sa fougue.
Incontournable, unique, fantastique, bandant ….les qualificatifs me manquent. 20/20 !

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