WARRIOR PATH : « Warrior Path » (c) 2019

WARRIOR PATH : « Warrior Path » (c) 2019

Warrior Path
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Publié: 01/03/2019
C’est assez rare que je fasse une bafouille d’un album sorti peu de temps auparavant … sauf quand je le trouve vraiment très très bon. Et c’est le cas pour le 1er album de Warrior Path, car il faut bien avouer qu’il m’a mis des énormes baffes et ce n’est pas fini car il ne quitte plus mes lecteurs cd (maison et voiture) depuis 2 semaines. Ce groupe et cet album sont le projet d’un musicien (guitariste) grec, Andreas Sinanogloli unique compositeur de l’album et qui a trouvé en Bob Katsionis (guitariste de Firewind) le partenaire idéal pour produire l’album et assurer la 2nde guitare et ainsi faire que son rève devienne réalité. Le line-up est complété par le chanteur Yannis Padadopoulos (Beast In Black) qui démontre enfin quel bon chanteur il est car il faut dire, que sa voix est sous exploitée dans son groupe et tellement noyée dans des arrangements d’une lourdeur affligeante, et par le batteur Dave Rundle connaissance d’ Andreas . A propos des musiciens, je trouve cela rageant que ne soient mentionnés sur l’étiquette promotionnelle du cd que les noms de Katsionis et de Padadopoulos et pas celui d’ Andreas. Alors oui, je sais .. la pub, la promo .. blablah .. mais bon mince, c’est avant tout le projet d’un seul homme, Andreas Sinanogloli !!
Mais revenons à ce magnifique album avec cette pochette épique un peu à l’image de la musique du groupe. Andreas indique que ses principales influences sont Maiden, Riot, Crimson Glory, Manilla Road, Running Wild … et ma foie cela n’est guère étonnant à l’écoute de ses compositions.
Ce qui frappe d’entrée de jeu, c’est la qualité du son, de l’attention portées aux arrangements. Musicalement, on nage en plein heavy metal old school .. mais avec un son et une prod très actuelle et excellente (attention, quand je dis moderne, SURTOUT ne pensez pas aux prods affreuses formatées de chez Nuclear Blast hein !!! ).
Le 1er titre « Riders Of The Dragons » met de suite dans l’ambiance … une cavalcade mid-tempo drivée par un riff de guitare et des harmonies de guitares et ce chant et cette voix collant à merveille, alliant puissance et étant haut perchée. Un bien chouette break calme arrive à environ 3min avant que la chevauchée ne reprenne pour laisser s’exprimer la guitare de Katsionis et de Sinanogloli. Superbe entrée en matière … on ne voit pas passer les 7 minutes !
« The Hunter » commence avec une intro calme avec arpèges de guitares et guitare électrique magnifique, rappelant certaines intros de Maiden (« Still Life » ?) avant qu’un riff bien heavy déboule dans les enceintes puis que la section rythmique ne balance la purée pour un titre rapide et très accrocheur. Les guitares s’en donnent encore à coeur joie.
Je vous parlais de Maiden, et bien le riff de l’excellent « A Sinnersworld » vous rappelera certainement celui de « The Wickerman » .. mais la mélodie est bien différente. Un titre court, efficace et qui capte immédiatement l’attention. Une chose est sure, Andreas Sinanogloli est doué, très doué en terme de composition ! Le tempo ralentit sur  » Stormbringers » mais le titre reste heavy, sauf sur le refrain plus calme et magnifique amenant à un duel de guitares très réussi.
Le côté épique va commencer à sérieusement s’exprimer à partir de « Black Night » qui durant ses plus de 8 minutes va nous faire voyager : déjà ce début tout en douceur et folk, uniquement en guitares acoustiques sur lesquelles se pose la voix vraiment magnifique de Yannis alternant voix très grave et voix aigue du plus bel effet. Mais quel chanteur !!! Qu’il quitte l’indigeste Beast In Black et rejoigne à temps plein Warrior Path nom de Zeus (je sais il est romain celui-là !) !!! Ce début très power-ballade monte en puissance petit à petit, puis accélere à environ 7min et finalement se termine comme il avait commencé, très folk. Magnifique titre, qui laisse éclater la personnalité du groupe.
Et ce n’est pas fini car le gros morceau suit, le génial « The Path Of The Warrior » et ses 10 minutes épiques à souhait et passionnantes. Là encore, l’intro est superbe, harmonies de guitares électriques … puis étonnemment, le titre devient acoustique avec une voix grave narrant le début de l’histoire sur fond de légers claviers assez celtiques dans l’esprit avant que la voix si belle de Yannis prenne le relais. Après 4 minutes de toute beauté, l’artillerie lourde arrive avec ce riff heavy qui va conduire le titre mid-tempo jusqu’à la fin où l’on entend les bruits d’une bataille. Après ces 2 pavets nous ayant emmené loin, le groupe enchaine avec  » Fight For Your Life », un brûlot bien speed faisant claquer la double grosse caisse et toujour une harmonie de guitare véritable marque de fabrique du groupe.
Déjà 7 titres sont passés et strictement rien à jeter .. au contraire nous tenons déjà 7 pépites de haut vol …On se dit que le groupe ne peut pas continuer avec un tel niveau sur les 3 titres restants .. et bien quelle erreur !!  » Mighty Pirates » est l’un de mes titres préférés du disque, commençe encore une fois calmement avec des guitares acoustiques sur fond de bruit de vagues s’échouant sur la plage, avant qu’un riff arrive et pour une fois avec une basse bien présente. Le titre part ensuite sur un tempo assez rapide durant 3 minutes avant qu’un magnifique break arrive avec cette basse très Harris du plus bel effet .. mais c’est pour mieux relancer le morceau et les soli des 2 guitaristes. Que c’est bien trouvé !!
« Dying Bird Of Prey » est la balade de l’album, et est vraiment réussie n’oubliant d’être néanmoins heavy dans les guitares rythmiques et le solo.
Un tel album ne pouvait se terminer que sur une pièce à part.. et c’est effectivement le cas avec « Valhalla I’m Coming », véritable joyau de l’album, seulement avec des guitares acoustiques et un violon du plus bel effet et toujours cette voix magnifique de Yannis Padadopoulos. Que c’est beau et triste à la fois car évoquant la fin et la mort du héro au combat, se préparant à entrer au Valhalla.
Andreas Sinanogloli a complétement réussi son pari. Ce n’était pas gagné d’avance .. mais le talent et le géni des musiciens hors norme est de savoir attendre, de savoir s’entourer des bonnes personnes … et là, je dois dire qu’il ne pouvait pas trouver meilleur chanteur …Yannis Padadopoulos est le 2nd gagnant de cet album car il démontre son immense talent qu’on ne percevait pas dans Beast In Black. Et bien sûr le guitariste producteur Bob Katsionis qui a su mener le projet d’Andreas sur les bons rails et lui donner cette prod si solide, ses arrangements au poil.
Bref, ni plus ni moins qu’un chef d’oeuvre, qui demande bien plus qu’une seule écoute pour être totalement appréciée. Quand le heavy se marie avec autant de réussite avec l’épique, cela donne Warrior Path.

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