IRON SLAUGHT : « Metallic Torments » (c) 2026

Pas évident de se frayer son chemin dans la musique, de trouver sa voie et de sortir du lot. Il existe des centaines de groupes de heavy, de thrash & co sortant des bons albums, qu’on adore à leur sortie et qu’on écoute quelques temps, puis qu’on oublie petit à petit pour au final ne plus les écouter car étant 1 parmi tant d’autres et sans véritable personnalité ni identité. En France nous avons de la chance, beaucoup de chance et je pense qu’on ne s’en rend pas toujours suffisamment compte car notre scène heavy regorge de groupes très talentueux avec une patte bien à eux, qu’on reconnait dès les 1eres notes d’un morceau. IRON SLAUGHT fait partie de ces élus et leur nouvel album « Metallic Torments » en est la preuve éclatante et étincelante. Putain mais quelle claque monumentale et que cela fait du bien d’être sécoué de la sorte !!!
Jérémy et Niko auront mis 11 ans à sortir leur 2nd opus mais cela valait le coup d’attendre. Le voyage peut sembler déroutant pour ceux ne connaissant pas le groupe vu les écarts de style proposés par le duo infernal. Ca commence fort avec « Harbinger of Afflictions » un instrumental ébouriffant dont les riffs me rappelent ceux d’un certain « Phantom Of The Opera » remis au goût du jour et bodybuildés. On est frappé d’entrée de jeux par la qualité et la puissance du son des guitares et de la basse de Niko qui se taille la part du lion dans le mix.
Par le temps de souffler : la tornade speed metal « Ghastly Obsession » déboule dans les enceines avec cette avalanche de riffs surpuissants et speed, ce chant vindicatif et saturé de Jérémy sans pitié contrebalancé par ses soli mélodiques de 6 cordes avant qu’un passage bien black thrash nous vrillent les oreilles. A peine remis de cette déflagration sonore, le riff puissant agrémenté d’une mélodie de guitare de « The Executioner » nous replongent dans un headbanging effréné. Après une intro avec des riffs en acier lourd, le tempo s’accélère en une nouvelle speederie intense que ne renierait pas leurs frères d’armes d’ Hexecutor. On retrouve une nouvelle fois des blasts très black metal avant qu’un étonnant ralentissement lourd ne survienne. On ne s’ennuie pas une seule seconde mais par contre nous sommes secoués dans tous les sens. Et que dire de ce solo mélodique sur un tempo lent puis rapide ? Quelle inspiration et quelle maitrise !
A partir de « Soldier of Fortune », l’odyssée prend une tournure plus mélodique. Moins furieusement black / thrash , ce brûlot s’en demeure pas moins une speederie metal hyper énergique mais mélodique avec la voix claire parfaite de Jérémy collant tellement bien à ce bijoux tout comme ces harmonies de guitares et soli dignes des grandes heures de Maiden ou du Helloween de 1986 ou 1987. Séance de guitares en carton obligatoire dans votre salon à l’écoute de cette dum bum bullet ! (p…. de refrain !!).
Ambiance glauque annoncée par le son de cloches du début de « Condamné pour l’éternité » et cette ligne mélodique de guitare avant que le morceau parte sur un tempo rapide. La chant en français de Jérémy étonne et apporte un grand plus. Le refrain mélodique contraste avec les couplets énervés, et rappelle un peu le grand ADX des 80s (je pense aussi au refrain de « Montségur » de Maiden). Ce titre défonce avec ces descentes de manche et ces « CRUAUTE, CRUAUTE !! » hurlés par Jérémy.
Avec « Charme funeste », le groupe nous étonne et nous emmène dans un registre bien plus posé avec au début des arpèges de guitare et un chant charmeur de Jérémy . Le tempo s’accélère, des grosses guitares arrivent mais le propos restent le même et très mélodique entrecoupé d’accords d’une guitare acoustique et ce très beau chant de Jérémy. Le solo de la guitare wah wah est chouette de même que les harmonies à 2 guitares qui suivent. Un véritable petit bijou super bien composé (et bien sur interprété). Et oui les gars, vous tenez là un putain de hit !
Des bruits de combats et hurlements de warriors annoncent « Primal Conquest » suivi une fois n’est pas coutume par un riff efficace et des harmonies de guitares. Ici le groupe mixe le côté brutal des premiers titres de l’album durant les couplets et leur facette plus mélodique durant le refrain assez pirate dans l’esprit. Et puis mon Dieu, quels riffs ultra puissants et heavy !! Impossible de rester calme à l’écoute d’une telle détonation sonore ! Jérémy s’éclate une nouvelle fois avec ses excellents soli toujours mélodiques . Le final est ultra speed et bien violent dans les riffs et le tempo pendant que l’as de la 6 cordes nous régale. Le cou commence à faire vachement mal, M’sieur !
La fin s’annonce avec les arpèges sensuels de guitare lançant « Fatal Fella.. » oops « Fatal Retaliations » avant que l’artillerie lourde débarque avec encore une fois le riff qui tue, sur un tempo un peu moins rapide. Jérémy prend sa voix énervée, et ponctue le brûlot de chouettes harmonies de guitares avant de se lancer dans une cavalcade de riffs puis un break au chant mélodique. Quand je vous dis que le voyage est passionnant mais pas tranquille ! Quel magnifique final !
C’est déjà fini après 8 titres et 44 minutes. Pas un gramme de gras, une Côte de Boeuf royale dont on se délecte les babines !
IRON SLAUGHT a frappé un grand coup, en reprenant là où ils nous avaient laissé en 2015 avec le très bon « Crusading Metal Mercenaries » (et plus récemment sur le split « 665 – Les hordes métalliques » avec Tentation en 2018) mais en améliorant cette formule imparable marriant un black/thrash/speed metal à un heavy metal épique de grande qualité. Assurément l’un des prétendants au titre de meilleur album de l’année !
| 1. | Harbinger of Afflictions (Prelude to Torments) | 03:06 |
| 2. | Ghastly Obsession | 03:47 |
| 3. | The Executioner | 06:07 |
| 4. | Soldier of Fortune | 05:46 |
| 5. | Condamné pour l’éternité | 03:40 |
| 6. | Charme funeste | 07:06 |
| 7. | Primal Conquest | 05:54 |
| 8. | Fatal Retaliations | 08:30 |
| 43:56:00 | ||





