MAGNUM : « Sacred Blood « Divine » Lies » (c) 2016

MAGNUM : « Sacred Blood « Divine » Lies » (c) 2016

Sacred Blood "Divine" Lies
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Publié: 26/02/2016
MAGNUM est un groupe formidable. Je sais .. je me répète .. mais quelle idée d’avoir une discographie si parfaite. Le groupe s’est reformé en 2002, mais c’est depuis 2007 avec le magnifique « Princess Alice And The Broken Arrow » que sa véritable 2nde carrière a repris.
Pour être honnête, les années du groupe que je préfère dans leur 1ère « vie », ce sont les premières , c’est à dire de « Kingdom of Madness » jusqu’à « The Eleventh Hour! », celle où le groupe avait encore une énergie et des riffs tranchant contrebalancés avec des mélodies belles à pleurer, des claviers tellement bien trouvés. Certains vont sauter au plafond parceque je n’inclue pas « On The storyteller’s night », pourtant considéré par beaucoup comme leur meilleur album. Il est très bon effectivement, des titres superbes .. mais déjà on sentait clairement les véhélités du groupes à vouloir séduire le public américain, comme tant d’autres groupes anglais de l’époque (Saxon, Def Leppard …). Cela donnait quelques titres clairement FM et le côté hard du groupe en partie gommé. Cela s’était accentué largement sur les albums suivants, « Vigilante », « Wings Of Heaven » (très bons au demeurant) et « Goodnight L.A ». Ces disques avaient toujours une grande classe mais me concernant, ce n’était pas ce côté lissé du groupe qui me plaisait.
C’était donc avec une grande surprise que je redécouvrais le groupe en 2007 avec un album d’une beauté incroyable, me ramenant au début des 80s, quand le groupe avait trouvé l’équilibre parfait entre mélodies, riffs tranchant et un côté épique /progressif signature des anglais. Et depuis, le groupe n’a plus quitté cette formule, mais est arrivé néanmoins à donner une identité forte à chacun de ses albums, favorisant pour certains le côté rock, pour d’autres plus en ambiances mais dans tous les cas avec toujours ce côté travaillé et épique qu’on aime tant chez le groupe. Et depuis 2014 et « Escape from the shadow garden », MAGNUM s’est ancré dans une musique où les arrangements, les ambiances changeantes prédominent … pour mon plus grand bonheur.
Autant un disque comme « The Visitation » était un modèle d’efficacité nous carressant les oreilles, alors que « Lost on the road to Eternity » était relativement calme favorisant les ambiances … autant ce  » Sacred Blood « Divine » Lies » montrait un groupe sortant les griffes avec les guitares en 1ère plan. Il s’agit certainement du disque le plus hard du groupe, avec un mix favorisant la guitare (mais attention les claviers sont toujours de la partie et aussi majestueux). Dès le 1er titre « Sacred Blood « Divine » Lies », le ton est donné avec ce riff de guitare, ce rythme lourd, ce chant écorché de Catley, cette ambiance sombre. Un peu joyau heavy assez rare chez le groupe … mais cette pièce nous embarque, avec cette redoutable section rythmique, ce refrain tellement efficace. Sur « Crazy Old Mothers », le groupe joue l’ascenseur émotionnel commençant calmement avec ce piano et ce chant magnifique .. mais c’est pour mieux mettre en valeur la suite du morceau encore une fois heavy.
Le groupe a toujours le don pour composer des mélodies très accrocheuses et ce « Gypsy Queen » ne déroge pas à la règle, nous replongeant à l’époque bénite de « Chase The Dragon », alternant passages calmes durant les couplets et riffs heavy durant le refrain et la partie instrumentale avec ce soli parfait de Tony Clarkin. A noter que la basse est toujours bien présente dans le mix, rajoutant à ce côté puissant de la prod de l’album.
« Princess In Rags » confirme que les anglais ont bouffé du lion et ont décidé d’écrire un disque où l’énergie ressort sur chaque titre. Et puis quel sens de la mélodie !
Sur les titres suivants, les musiciens ne lèvent pas le pied avec des titres toujours énergiques et classieux comme « A Forgotten Conversation » avec peu de temps morts ou de passages posés, mais par contre avec des arrangements toujours aux petits oignons entre claviers, orchestrations et bien sûr cette guitare qui n’a jamais été autant présente, tout cela me rappelant mon disque préféré du groupe, « Chase The Dragon ».
Et ce n’est pas le magnifique « Quiet Rhapsody » et son riff tranchant qui me contradira ni l’épique et rythmé « Twelve Men Wise And Just » absolument magnifique.
Cette nouvelle pépite de MAGNUM se termine sur un grand morceau sur lequel tout le génie musical du groupe s’exprime : « Don’t Cry Baby » . Contrairement à son titre, il ne s’agit pas d’une balade guimauve, mais d’un morceau tellement beau et bien rock avec un clavier inspiré (ce piano au milieu du titre ❤ ), des guitares légèrement en retrait pour une fois, des chouettes orchestrations et toujours ce chant excellent de Catley.
Le rapprochement avec « Chase The Dragon » se fait ressentir plusieurs fois et c’est certainement pourquoi j’adore tellement ce disque, l’un de mes préférés depuis le retour gagnant du groupe. Certainement le disque le plus puissant du groupe mais toujours en gardant cette classe, ces arrangements qui enrichissent à la perfection la musique des anglais.
Donc oui .. encore une fois un chef d’oeuvre pour MAGNUM !

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