OUIJABEARD : « The Well To Hell » (c) 2023

OUIJABEARD : « The Well To Hell » (c) 2023

The Well To Hell
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Publié: 26/01/2023

On pourra dire ce que l’on veut, mais le visuel des pochettes d’albums a toujours joué un rôle non négligeable déclenchant souvent le déclic nous donnant envie de nous pencher sur tel ou tel album.
Bien entendu, une belle pochette n’a jamais été synomyme de musique 5 étoiles, et inversement … mais dans tous les cas, il s’agit de la 1ère chose qu’on découvre d’un album / d’un groupe qu’on ne connaissait pas jusque là. C’était encore plus vrai dans les 80s / 90s où le dématérialisé n’existait pas encore, mais ce pouvoir d’attraction existe toujours bel et bien, en tout cas pour moi, c’est une certitude.
Je suis tombé dans la marmite Maiden après avoir vu la fantastique pochette de « Live After Death » fin 85 / début 86. Souvent, c’est la beauté graphique du dessin / de l’oeuvre qui déclenche la mise en route de notre imagination …
Mais dans d’autres cas, ce n’est pas forcément la beauté du dessin, mais plus un concept décalé et assez allumé de son auteur qui peut nous intriguer au point de donner une chance à l’album. Cela m’est arrivé ces dernières années avec les albums d’ULTRA RAPTOR, de KOSMIC DRAGON, FREEROAD ou à un degré moindre GREYHAWK.
Derrière une pochette pouvant paraître rebutante car décallée et pas dans la norme, se cachaient des albums en tout point remarquables.
Et bien c’est exactement ce qu’il vient de se passer pour moi avec le nouvel album des suédois .. déjà au nom improbable de OUIJABEARD (cela sonne comme si Philippe de Villiers disait « oui, j’abeeeeard le sujet …. »). Le dessin de la pochette semble sortir tout droit des 80s et plus particulièrement des Maîtres de l’Univers avec Musclor et Skeletor ! C’est kitch à souhait, les dessins sont grossiers et le tour bleu rajoute à ce côté années 80s et décalé .
Et musicalement me demanderez vous ?
Dès les 1ères notes de synthé de « The Light », pas de doute, nous sommes montés dans la Delorean du Doc et débarquons en 1984/1985 avant que le morceau démarre pied au planché avec ces guitares en harmonies ayant un petit air du « Futureal » de Maiden, cette basse qui cavale, ce son de batterie typique de cette décennie. Ce qui étonne est la voix de Andreas Sandberg assez posée et assez loin des standards du genre mais ayant un sacré pouvoir attractif. Ce 1er titre est gavé d’harmonies de guitares, de soli très inspirés et mélodiques avec un son me faisant un peu penser au Maiden de « Somewhere In Time ». Si vous aimez la Vierge de Fer, vous allez adorer ce 1er titre !!
Andreas Sandberg est l’homme orchestre du groupe .. groupe ressemblant plutôt à un one-man show, car il s’occupe du chant, de la basse, de la guitare
« No More Lies » commence avec ce petit son de cloche, puis toujours ce léger clavier dans le fond servant à soutenir la rythmique dont ce riff bougrement efficace et entrainant avec des mélodies de guitares montrant tout le talent d’Andreas et son sens de la mélodie avec une ligne de chant faisant mouche.
Le suédois a trouvé une formule parfaite marriant un heavy influencé par Maiden et un côté super accrocheur d’un NESTOR qui a réussi avec son 1er album à ressusciter le meilleur du hard FM énergique. « The Kid » en est la parfaite illustration de ce mix improbable mais totalement réussi .. et encore une fois, je tiens à souligner l’énorme boulot fait au niveau des soli des guitares qu’on trouve à foison dans tous les morceaux de l’album dont ce « The Kid ». Après ces 3 premiers brûlots allant droit au but, Mr Sandberg s’aventure dans une bien belle pièce de quasi 7 minutes, « Back to the Island » débutant avec ces harmonies de guitares suivi du chant charmeur à souhait d’Andréas. Les guitares sont à la fête, la basse très présente dans le mix donnant du relief à la musique. Le multinstrumentiste nous régale encore une fois durant une partie musicale gavé de soli de guitares tous plus inspirés les uns que les autres. Cette magnifique pièce se termine avec seulement une guitare acoustique et des petites mélodies de guitares bien chouettes.
« Left Alone » se lance avec une mélodie de synthé me rappelant celle du film « L’exorciste » .. et donc forcément, j’adore !
Un riff heavy prend le relai pour un morceau d’une grande efficacité , sorti en single. On est happé par cette mélodie légèrement mélancolique, alternant avec ce riff heavy et cette ligne de synthé revenant ici et là.
« Shadow Of The Cat » démarre avec un sacré bon riff qui nous embarque instantanément. Andreas s’éclate avec toutes ces parties de guitares, mélodies bien sur mais aussi trouvailles rythmiques.
Le refrain « man behind the mask » sembre être un clin d’oeil à Alice Cooper mais putain, quel riff de fou !
Le musicien continue sur sa lancée avec les très bons « Never Fade Away » et « Ignis Imo Foraminis » avec la même inspiration et la même formule de ce heavy mélodiques gavé de guitares.
Ce 3ème opus de OUIJABEARD se termine avec une magnifique pièce de plus de 8 minutes et donnant le nom de l’album, « The Well To Hell » : cette petite ligne de clavier sur laquelle se posent de bien belles notes de guitares nous ramenant au meilleur des 80s. Cette intro débouche sur des harmonies de guitare avant que le chant d’Andreas toujour aussi posé mais diablement accrocheur nous régale les cages à miel. La seconde moitié du titre est plus lente, envoutante avec le clavier tissant une toile de fond pendant que la guitare d’Andreas balance des magnifiques mélodies. On a même l’impression d’entendre dans le fond un synthé au son de cuivres Un très bon morceau résumant à la perfection la musique des suédois ancrée dans les 80s. Difficile de ne pas avoir en tête des films comme « Top Gun », les films de Stallone, d’Eddie Murphy ou encore la série récente « Stranger Things ».
Si vous êtes alergiques aux prod et aux sons typiques des disques de hard / heavy des 80s, passez votre chemin car le groupe est arrivé à le reproduire à la perfection avec ce petit côté too much qui va en faire fondre plus d’un, dont moi même, étant fan à jamais de cette décennie. Un disque d’une fraicheur incroyable et faisant tellement de bien dans cette période difficile, étant une échappatoire à tous nos problèmes et permettant de retrouver des ondes positives et le sourire. Un très très bon album que je vous conseille fortement.

 

1. The Light 04:55
2. No More Lies (Album Version) 04:43
3. The Kid 04:08
4. Back to the Island 06:50
5. Left Alone 05:14
6. Shadow of the Cat 05:04
7. Never Fade Away (Original Edit) 06:14
8. Ignis Imo Foraminis 04:12
9. The Well to Hell 08:19
49:39:00

 

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