DEF LEPPARD : « Pyromania » (c) 1983

DEF LEPPARD : « Pyromania » (c) 1983

Pyromania
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Publié: 20/03/1983
Les anglais avaient le vent en poupe avec le succès de « High’n’Dry » disque de platine aux US, un producteur Robert « Mutt » Lange qui les aidait à trouver leur son et à affirmer leur orientation musicale .. et celle-ci lorgnait toujours plus vers le marcher US et s’éloignait de leurs racines anglaises. Alors que leur précédent opus se voulait globalement bien hard en adoucissant les angles que très peu, « Pyromania » montrait un groupe affichant sans détour ses intensions … charmer le pays de l’Oncle Sam en adoptant un son moins tranchant et plus formaté radio .. mais attention, cet album restait encore hard sur bon nombre de titres contrairement à son successeur qui lui était un album de pop, très bon au demeurant. Ainsi les « Rock Rock (Till You Trop) », « Stagefright » ou « Action Not Words » sont des brûlots festifs de hard simple et efficace avec des gros refrains (arrf ces choeurs gonflés à bloc) et mené par un riff costaud et des soli bien sentis. Des titres accrocheurs qui feront un malheur en live durant des décennies ayant un petit côté AC/DC ici et là. De l’autre côté, Def Leppard balançait des pépites avec beaucoup plus d’émotions, d’ambiances .. et c’est vraiment là que le groupe se distinguait et apportait quelque chose de nouveau comme sur ce jouissif « Die Hard The Hunter » heavy avec un sacré bon riff, ce léger clavier d’ambiance en fond, « Comin’ Under Fire » avec un sacrée dynamique entre ses parties calmes et ce refrain avec ces choeurs magnifique, et une performance de Joe Elliott tellement remplie d’émotion alternant voix calme tout en feeling et voix cassée durant le refrain … et bien entendu le chef d’oeuvre de l’album, l’épique et poignant « Billy’s Got A Gun » avec cette basse entêtante, ce chant d’Elliott et ces choeurs tellement bien trouvés servant parfaitement le titre, ces guitares tous en retenu durant les couplets et cette bien belle partie musicale avec les soli de Clark et Collen au top, toujours mélodiques et en feeling … ici jamais de démonstration … cela ,n’a jamais été le propos du groupe du reste.
Un titre sublime, l’un des meilleurs des anglais.
Et puis il y a les titres plus mélodiques et vraiment calibrés radio comme le hit « Photograph » et son riff légendaire ainsi que sa ligne de chant … mais un refrain un peu trop mou du genou .. mais qui mit à genoux les USA (6 millions d’albums vendus aux US rien qu’en 1983 et plus de 10 millions à l’heure actuelle), la power ballade magnifique « Too Late For Love » aux guitares cependant bien présentes ou le très chantant et très pop « Rock Of Ages » (avec de belles interventions de 2 guitaristes) qui augurait de ce que le groupe allait proposer 4 ans plus tard sur « Hysteria ».
« Pyromania » est en fait une usine à hits, tous les morceaux sont très bons, accrocheurs et auraient pu sortir un single car ils arrivent tous d’une façon ou d’une autre à caresser les oreilles de l’auditeur … car tel était son but .. largement atteint. Le groupe s’était clairement et volontairement éloigné de son approche bien plus hard et remuante de leurs 2 premiers albums, mais ce parti pris leur avait réussi tant ce « Pyromania » était un succès (qui n’allait pas plaire à tout le monde), un peu dans l’esprit / démarche du « Highway To Hell » d’AC/DC (même si celui-ci restait bien hard).
Le dernier album de l’époque hard des anglais, un incontournable des 80s regroupant une succession de hits que chacun d’entre nous connait et sifflote à leur écoute (et puis quelle pochette qui nous a tous marqué à l’époque !).

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