MOTLEY CRUE : « Shout At The Devil » (c) 1983

MOTLEY CRUE : « Shout At The Devil » (c) 1983

Shout At The Devil
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Publié: 26/09/1983
Attention taillage en vue 😛
Pour mettre les choses en place de suite, je n’ai jamais été fan du groupe, les trouvant insupportables et musicalement médiocres avec une blondasse au micro couinant plus que chantant … Encore ça pouvait passer en studio (merci l’ingénieur son), autant sur scène cela a toujours été catastrophique (il suffit de regarder le show du groupe à l’US Festivall en 1983 à l’aube de leur gloire et de la sortie de « Shout At The Devil » .. la prestation de Neil était juste horrible et il n’avait rien à voir avec un chanteur … (mon chat ferait mieux que lui !) ). Pour la discographie, me concernant vraiment pas grand à chose à garder … 1er album album sympa, frais mais avec 2/3 titres franchement pas supers …mais le reste faisait le job .. mais à partir du 3eme album, plus rien .. enfin si 1 ou 2 titres ici et là par disque écoutables … le reste poubelle directe .. et puis il y a ce « Shout At The Devil » …l’album qui sauve la disco des américains du néant. Car il faut bien l’avouer, cet opus de 1983 est une bombe … d’efficacité montrant 4 jeunes déjantés aux dents raclant le sol voulant à n’importe quel prix faire parler d’eux, sortir des bars dans lesquels ils jouaient depuis des années. Et les bougres y étaient arrivés haut la main tant cet album balaie tout sur ce passage. 1ère provocation, cette pochette noire avec un pentagrame diabolique évoquant plus un rejetton de Venom qu’un groupe de glammers maquillés … puis ce titre …avec cette subtilité de s’appeler « Shout At The Devil » et non « Shout To The Devil » … ensuite les paroles bien évidemment assez expliques parlant de sex, de drogue et pseudo satanisme bien gentil, et enfin le look des musiciens de l’époque maquillés mais vétus de cuir et de clous avec leur permanente exhubérente. Welcome to the 80s !
Ca ne loupa bien entendu pas aux US (en Europe la sauce ne prit pas), le groupe fit la une de tous les tabloïdes, des magasines à scandales … la légende était lancée.
Musicalement, ce 2nd disque des californiens était bien burné, moins glam que son prédécesseur et encore moins que son affreux successeur. On avait à faire à du heavy hard rock efficace en … Diable. Le groupe au moins dans leur musique, ne faisait pas semblant et leur grande force, ou plutôt celle de Nikki Sixx (le quasi unique compositeur) était leur talent de composition, avec toujours le riff qui tue (sic) , cette mélodie imparable qui rentre dans votre cerveau pour ne plus en sortir. Pourtant, les chansons du groupe étaient ce qu’il y a de plus simple, 2 / 3 accords … couplet / refrain .. soli minimalistes de Mick Mars (qui a été souvent la risée des hardos car bien loin de la virtuosité des guitaristes de hard de l’époque) et le tour était joué .. mais il n’en fallait pas plus pour obtenir des brûlots redoutables ayant traversé les décennies sans prendre une seule ride. Le tempo pouvait être rapide et l’ambiance énervée comme sur les très bons « Red Hot », « Bastard », plus lourd et heavy comme sur le hit « Shout At The Devil » et le très réussi « Looks That Kill ». Les riffs pouvaient se montrer bien heavy comme celui de « Knock ‘Em Dead, Kid » avec un Neil s’égossillant derrière son micro mais le groupe n’oubliait pas d’être séducteur comme sur le plus léger et mélodique « Too Young To Fall In Love » annonciateur de l’orientation musicale future du groupe et sur la fausse ballade « Danger » avec des couplets calmes mais avec un refrain où la guitare de Mars se voulait bien heavy. Le groupe se fendait même d’une cover de « Helter Skelter », l’un des titres les plus énervés de Beatles, et le résultat était bluffant et allait comme un gant aux américains et s’intégrait parfaitement au milieu des autres titres.
« Shout At The Devil » est un album marquant et très réussi, c’est indéniable, qui aura marqué son temps et toute une génération de fans, témoignage d’une bien belle époque, où tout était permi et où les groupes osaient, donnaient dans l’exhubérence. Le hard c’était également cela. Dommage que la carrière du groupe se soit arrêtée là ( 😛 ) .. mais ce 2nd album du Crue restera sans aucun doute une référence du genre.
Allez sans rancune les fans du groupe hein 😉

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